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2018 / 10 / 04 - Quatre super Bémols ont vaincu le Colombier

Praz Gelaz (Aillon-le-Jeune) - col du Colombier

vendredi 5 octobre 2018, par Maurice DUPONT

7 h 45 à Bassens, 13 Bémols sont présents pour aller randonner sur les flancs du Colombier d’Aillon, soit 11 dames – Cécile, Geneviève, Jeannine, Marie, Marie-Madeleine, 2 Martine, Maxime, Monique, Nadine, Sylviane- pour seulement 2 messieurs : Gilbert, Maurice ; il est vrai que 4 autres randonneurs ont été empêchés de participer pour raison de santé. Une heure plus tard les 13 débarquent sur le parking de Praz Gelaz (1200 m) où la température est fraîche. Sans tarder nous entamons la randonnée en direction d’abord des Chalets de la Fullie. Nous marchons dans une zone boisée que les rayons du soleil n’atteignent pas encore, au bord du chemin un tronc aux belles rondeurs attire nos regards.

Après avoir traversé la forêt, nous débouchons dans un grand pré pentu et ensoleillé s’étendant au-dessous des chalets.

Avant d’y parvenir, Cécile doit effectuer une opération de rafistolage sur ses lunettes dont la monture a lâché,

opération réussie donnant à la marcheuse un look inédit.

Pendant l’arrêt, la photographe repère un petit chef-d’œuvre produit par la nature : une toile d’araignée décorée de perles de rosée.

Aux chalets de la Fullie (1390 m), une halte permet d’admirer la mer de brouillard d’un blanc magnifique recouvrant la vallée des Bauges au pied des sommets se détachant dans un ciel sans nuage
- Dent de Pleuven, Trélod, Arcalod, Mont de la Coche, Crête de l’Encerclement.

Ensuite hésitation : emprunter le chemin à gauche qui semble un raccourci ou celui balisé qui monte tout droit, le GR 96 ? Sagement nous suivons ce dernier qui, plus haut, nous procure une vue sur la mer de brouillard devant le massif de Belledonne.

S’ensuit bientôt une longue montée dans la forêt, avec quelques passages raides mais aussi des surprises : dans l’herbe de jolis champignons à l’aspect bosselé

et d’énormes bolets en état de décomposition. Martine s’échappe un moment sous les épicéas et revient avec un beau bolet qu’elle glisse dans son sac.

Plus loin, une galle chevelue de l’églantier, due aux attaques d’un cynips y abritant ses larves, n’échappe pas à son objectif.

Au sortir de la forêt sur un poteau balisant le tour des Bauges, des champignons sculptés dans la masse méritent aussi un cliché.

A 10h 30, sur un replat ensoleillé, nous faisons la pause-banane. Derrière nous les falaises du Colombier, masse blanche entre le vert végétal et le bleu du ciel.

Devant nous le paysage formé de la pente boisée avec feuillus et épicéas et les montagnes proches et lointaines émergeant du brouillard blanc et cotonneux.

Après une longue halte à la fois reposante et contemplative, nous repartons et gagnons le col de la Cochette (1694 m) entre le rocher de Bade et le Mont Colombier dont l’arête rocheuse nous laisse rêveurs ; cette voie d’accès n’est pas pour nous... Nous contournons le Mont et nous dirigeons vers le chalet de Rossane.

Sur le chemin, un caillou curieux, en fait un beau corail fossile du secondaire retient l’attention de Martine. Arrivés au Chalet de Rossane (1738 m), nous voyons que le brouillard qui s’est dissipé dans les Bauges persiste dans la cluse de Chambéry au pied du Granier.

Le spectacle des Aiguilles d’Arves se dressant à l’horizon éveille en nous le regret de n’avoir pu les voir de près cet été.

Dernière étape avant la pause-déjeuner, la montée vers le col du Colombier.

A quelques encablures de celui-ci nous nous posons dans un pli de terrain où des blocs rocheux vont servir de sièges pour le pique-nique aussi convivial que d’habitude.

Après les desserts et cafés, Cécile manifeste son désir de monter au sommet du Mont (2045 m) et demande qui veut l’accompagner. Monique répond positivement et voici ce binôme qui part pour un dénivelé supplémentaire de 250 m. Quelques minutes plus tard, Marie-Madeleine et Nadine se lèvent à leur tour et voici un second binôme en marche vers le sommet ou jusqu’à l’endroit où elles pourront monter, pensent les 9 autres relativement sceptiques. Parmi ces derniers, des adeptes de la sieste et d’autres qui vont se dégourdir les jambes sur l’arête qui domine Aillon-le-Vieux, gravissant les rochers (ce qui nous vaut une séance de Qi Gong de Marie),

visitant les anfractuosités de la paroi, admirant le paysage qui se dévoile du haut de l’arête rocheuse.

Suivre du regard la progression des 4 qui affrontent les pentes du Colombier mobilise l’attention. Les 2 premières, animées par un désir inassouvi de monter au Colombier et par une stimulation réciproque, progressent rapidement et atteignent la croix sommitale 40 minutes après leur départ, soit 10 minutes de moins que le temps indiqué. Bravo ! Sur la photo 2 petites silhouettes mais pour le groupe Bémol un exploit.

Marie-Madeleine et Nadine, moins rapides mais à la surprise générale tout aussi efficaces, vont donner aux 9 une leçon de persévérance et de solidarité dans l’effort. Elles qui, habituellement ne se signalent pas par leur vélocité, vont susciter l’étonnement et l’admiration en arrivant aussi au sommet, réalisant ainsi un dénivelé cumulé de 850 m. Félicitations ! A leur arrivée, décalée dans le temps, les 2 binômes ont droit à une ovation bien méritée. Seule leur modestie a fait qu’il n’y aura pas de photo des 4 héroïnes du jour.

A 14h 30, tous les 13 de nouveau réunis, nous prenons le chemin du retour vers le col de la Cochette.

Sur le talus une centaurée des montagnes pourrait remplacer le laurier dont on couronnait jadis les vainqueurs. Un peu plus loin, Sous le Col, nous abandonnons l’itinéraire du matin, après un dernier regard vers le Mont Blanc qui se profile derrière le Mont de la Coche et la Crête de l’Encerclement.

Nous empruntons le chemin caillouteux et peu agréable descendant vers Crévibert et le laissons ensuite pour traverser la forêt où, à plusieurs embranchements, l’absence d’indications pertinentes nous plongent dans l’embarras mais finalement en hésitant mais sans nous tromper, nous parvenons à Le Muret et il ne reste plus qu’à remonter par la petite route vers le parking de Praz Gelaz où nous arrivons à 16h 30. Cette belle randonnée nous fait formuler le souhait de la refaire l’an prochain en montant tous au sommet du Colombier et en revenant par le même itinéraire qu’à l’aller.

Photos : Martine

Texte : Maurice

Portfolio

Mer de brouillard depuis les flancs du mont Colombier
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