Club Santé Seniors MGEN 73

2018 / 09 / 13 - Une boucle rondement menée

Sur les hauteurs de Montsapey le groupe Bémol renforcé

vendredi 14 septembre 2018, par Maurice DUPONT

Randonnée peu ordinaire ce jeudi ; dès le lieu de rendez-vous quelle affluence ! Sont présents pour la sortie collective chez les Légat-Béjean beaucoup de membres des groupe 1, Bémol, Bécarre (le groupe Adagio partira plus tard). Vers 8 heures sur le parking de Tioulevé (1265 m) à Montsapey nous sommes accueillis par Daniel et André, les invitants. Une fois les explications données sur le trajet à effectuer dans la matinée, ce sont 25 personnes qui forment un groupe à majorité Bémol avec des renforts Bécarre, voire avec des randonneuses ayant marché avec Adagio.

Trop nombreuses pour être toutes nommées, retenons 20 dames pour 5 messieurs, 3 Françoise dont 2 doyennes du groupe avec Jeannine et surtout une nouvelle arrivée chez les Bémols, attendue depuis des mois, Marie-Jo qui retrouve dans le groupe ses collègues de travail, Martine et Monique. Alors qu’une vingtaine de randonneurs du groupe 1 monte vers le lac Noir, les 25 partent pour le névé de la Combe et le Chalet de la Perrière. Sous un ciel bleu nous franchissons le pont des Rouelles, atteignons les Rouelles (1310 m) puis quelques passages humides et nous montons tranquillement en une longue file à l’ombre vers la cote 1420 où se séparent les chemins du névé de la Combe à gauche et à droite celui du chalet de la Perrière.

Dès lors commence un trajet en forme de boucle avec d’abord une belle montée dans les taillis d’où nous apercevons à notre gauche le Grand Arc et la limite entre ombre et ensoleillement.

Au prix de quelques arrêts destinés au regroupement ou à une pause-boisson et après une heure de montée nous arrivons à proximité du névé de La Combe (1662 m). Certes la canicule l’a mis à mal et la neige tassée est toute grise mais on peut voir un tunnel sous la couche de neige en partie effondrée.

Gilbert met à profit la pause-banane pour s’aventurer tout près de ce phénomène naturel.

Après la pause nous prenons à droite un sentier qui monte encore vers un col, sentier bordé d’alchémilles aux feuilles recueillant la rosée.

Au col un filet servant de barrière d’herbage incite à un peu de vigilance pour éviter de se prendre les pieds dans ses mailles.

Puis laissant sur la droite un petit sentier en cul de sac qui permet cependant de bien voir le paysage, nous obliquons à gauche et arrivons au lieu-dit Marmottes noires (1794 m), point culminant du jour.

A partir de là le balisage est absent, mais quelques cairns çà et là indiquent la voie à suivre et le groupe tâtonne un peu et s’étire entre les blocs rocheux à la recherche de ces indicateurs.

Dans un pré plus bas, un mouton, isolé, étendu sur le sol. Quand quelques-uns parmi nous s’en approchent, l’animal se lève et nous voyons que c’est une brebis en proie au travail de l’agnelage qui, visiblement, ne se déroule pas facilement.

Une sorte de compassion se manifeste envers cet être vivant livré à la solitude et à la douleur. N’en pouvant mais, nous passons notre chemin. Un peu plus loin, nous faisons une pause, l’occasion de faire une photo des participants regroupés.

De jolies campanules n’échappent pas à l’œil de la photographe.

Après une descente sur des sentiers tracés par le bétail nous voici au chalet de la Perrière (1685 m) sur le coup de 11 heures.

Nous ne sommes pas en retard et pouvons nous octroyer une nouvelle pause.

Ensuite il ne reste plus qu’une longue descente jusqu’à Tioulevé. Nous entrons dans la forêt où le chemin large déroule ses lacets. D’autres campanules – les fleurs sont rares en cette saison- et fougère méritent un cliché.

À la cote 1420, la boucle est bien bouclée, il nous faut parcourir à nouveau le tronçon commun à l’aller et au retour vers les Rouelles ; des fleurs de centaurée s’offrent à nos regards.

Dans les prés environnants, quelques vaches paissent tranquillement. Entre les Rouelles et le parking de départ, des parnassies aux fleurs blanches à cinq pétales enrichissent la maigre collection florale du jour.

A 12 h 30, le groupe arrive à Tioulevé. Alors qu’il avait été annoncé 400 m de dénivelé, sans doute pour ne pas nous effrayer, ce fut 500 m voire plus mais qui s’en plaindra, quand on sait ce qui nous attend en seconde partie de journée ?

Une fois bâtons, chaussures de marche et sacs déposés dans les voitures, nous nous dirigeons vers le chalet où Daniel et Joy, Maryse et André, plus quelques autres déjà là (dont Nicole, Bob et Juliette, Edmond, Michèle) nous attendent.

S’ensuit, préparée par nos hôtes et enrichie par les apports des un(e)s et des autres, la séquence conviviale et festive qu’aucun(e) des quelque 70 participant(e)s n’oubliera.

Une logistique sans faille de la sangria initiale au café. Des entrées dont l’abondance n’a d’égal que leur finesse (ce sera pareil pour les desserts),

des diots-polenta excellents, des fromages variés et goûteux.

Lors d’un moment de pause Daniel et les « chefs  » des 4 groupes depuis le balcon prennent la parole, le premier pour dire le plaisir des invitants à réunir dans la joie et l’amitié les marcheurs de tous les groupes et les autres pour exprimer la gratitude des participant(e)s.

D’ailleurs un message de Muriel au nom du "cinquième groupe de marche perdu dans les Cyclades" qui ne peut nous rejoindre souhaite une excellente journée à tous les présents. Mais l’absence de réseau fera que le message ne sera lu qu’après la fête. Avant de quitter nos hôtes, certains se reposent à l’ombre derrière le chalet.

D’autres dont la doyenne des Bémols et la nouvelle venue côte à côte apprécient l’ombrage des sorbiers des oiseleurs.

Bref mille fois merci à Daniel et Joy, Maryse et André pour cette magnifique journée.

Photos : Martine

Texte : Maurice.

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0