Club Santé Seniors MGEN 73

2018 / 08 / 30 - On a musardé au soleil

Le Lac Vert depuis La Chenalette (Valmeinier)

vendredi 31 août 2018, par Maurice DUPONT

Ce dernier jeudi d’août le groupe Bémol avec les renforts de Bécarre ne compte que 9 partants, soit 7 dames : Colette, 2 Françoise, Jeannine, Martine, Maxime, Mireille et 2 messieurs : Maurice, Yves. Le ciel chargé de gros nuages noirs au-dessus du bassin chambérien a dissuadé plus d’un(e) de partir pour le Lac Vert. Parmi les présents au lieu de rendez-vous, tout le monde n’est pas convaincu d’aller si loin, à 100 km, redoutant de randonner sous des averses. Finalement les 9 partent pour la Maurienne, mettant le cap sur Valmeinier et ils ne le regretteront pas.

Après 9h30 ils débarquent des voitures sur le parking de La Chenalette (1747 m) où les Bémols ne sont pas venus depuis plusieurs années. L’air est frais, une écharpe de nuages blancs entoure le sommet des montagnes mais le ciel est bleu annonciateur d’une belle journée. Aux anciens habitués du lieu, des changements apparaissent : des toilettes sèches installées au départ des randonnées et de nouvelles pancartes indiquant moult destinations dont le lac Vert à 1h05 de marche. Nous commençons donc à suivre un sentier montant très progressivement d’abord le long du torrent La Neuvache.

Au lieu-dit Mathoset (1833 m) nous délaissons le premier pont ouvrant sur l’autre versant le sentier thématique des papillons et continuons ainsi à marcher sur la rive droite ; nous ignorons à ce moment que ce pont sera un point de passage de l’itinéraire retour. Plus loin nous passons sur la rive gauche où les fruits des sorbiers jettent des touches de couleur rouge.

Et nous arrivons au lieu-dit La Portète (1923 m), au pied d’un tertre en haut duquel se cache le lac. Le sentier se subdivise alors en plusieurs tracés, les uns montant presque tout droit et les autres en lacets plus amples si bien que les premiers Bémols débouchent d’un côté sur ce magnifique petit lac de montagne (1987 m) alors que les autres arrivent du côté opposé (au sud) et doivent enjamber des blocs rocheux pour accéder à la rive. Ce lac Vert d’une limpidité étonnante où se reflète la montagne et où des poissons, des "truitelles" précise Mireille, évoluent avec vivacité mérite bien qu’on s’y attarde. Martine se déplace en plusieurs endroits pour prendre des clichés qui puissent rendre la beauté du site.

L’un de nous ergote sur la couleur éponyme et Colette propose le terme turquoise -bleu turquoise ou vert turquoise- comme un heureux compromis. Au bord du lac nous faisons la pause - banane qui sera plus longue que d’habitude pour mieux goûter les charmes de ce lieu.

Après cette halte lacustre nous repartons sous le soleil, montant vers la Combe Orsière.

Le groupe s’étire sur le sentier au milieu des myrtilliers et derrière nous le lac apparaît de plus en plus petit avant de disparaître à la vue une fois la crête franchie.

Dans la montée, alors que les deux hommes du groupe sont passés sans le voir, Martine remarque un beau bolet frais aux abords du sentier et plus loin une vesse de loup (qui ne sera pas cueillie).

A la Combe Orsière (2096 m), une pancarte indique le parking de La Chenalette à 1h10 ; c’est une nouveauté pour les rares qui ont déjà fait cette randonnée et pour tous une heureuse surprise annonçant une diminution de la longueur du retour et du dénivelé cumulé indiqué dans la « brève du site ». Nous marchons sans nous presser sur le sentier qui redescend et serpente à flanc de montagne. C’est auprès d’un vieux chalet en ruine à la toiture effondrée sous le poids de la neige qu’à midi nous nous installons, à l’ombre ou au soleil, pour faire la pause-déjeuner. Nous déjeunons dans la joie et dans un esprit de convivialité, Françoise, une des doyennes du jour, nous invite à fêter son anniversaire en offrant une exquise boisson du Minervois accompagnée de délicieuses gougères.

"Happy birthday Françoise !" chantons nous avec entrain. Yves pour marquer son retour dans le groupe distribue des biscuits originaux et goûteux qu’il a confectionnés lui-même et estampillés "Bémol"...

A la fin du repas, détente et discussions à bâtons rompus.

Nous apercevons Valmeinier 1800 au loin sous un banc de brume.

D’ailleurs nous voyons celle-ci s’élever au flanc de la montagne sans que cela nous prive de l’ensoleillement. A 13h15 nous repartons en direction de Cotérieux et ensuite nous descendons sur une piste de ski mais pour très peu de temps car une nouvelle pancarte nous invite à la quitter et à obliquer sur la droite pour rejoindre le parking de la Chenalette qui n’est plus qu’à 40 minutes. Personne ne se plaint de ne pas suivre la piste jusqu’au bout comme cela était prévu.

Le sentier emprunté dès lors déroule ses lacets au milieu des plants de myrtilles, de quoi satisfaire les gourmand(e)s.

Un champ d’épilobes au milieu des myrtilles ajoute une touche fleurie au décor.

Le groupe poursuivant sa marche cherche un endroit bien exposé pour faire une dernière pause au soleil puisque la boucle est bien moins longue. Cela sera fait à un embranchement où le parking est annoncé à seulement 20 minutes. A l’endroit où nous nous reposons, un panneau nous renseigne sur le rôle des papillons dans la biodiversité or ce ne sont pas des lépidoptères que la photographe-biologiste parvient à saisir avec son objectif mais des sauterelles en train de s’accoupler...

Après cette ultime halte nous reprenons la marche et atteignons le pont de Mathoset.

Une fois celui-ci franchi ,nous voici sur le chemin emprunté le matin pour les derniers hectomètres. Au bord du chemin, un colchique annoncerait-il la fin de l’été ?

Après un joli chalet au toit de lauzes, nous voici de retour à La Chenalette, heureux d’avoir découvert cette nouvelle boucle et nous promettant de la refaire à l’avenir mais en sens inverse de façon à pouvoir déjeuner au bord du Lac Vert.

Photos : Martine

Texte : Maurice

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