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2018 / 07 / 26 - Calme plat aux lacs de la Tempête

Barrage de St Guérin- Col de La Louze - lacs de la Tempête

vendredi 27 juillet 2018, par Maurice DUPONT

La destination de ce dernier jeudi de juillet n’a pas suscité un fort engouement, seulement 8 présents : Cécile, Françoise, Jeannine, Magdeleine, Martine, Maxime, Maurice, Yves. Randonner sur les terres de St Guérin, ce moine des 11ème et 12ème siècles, protecteur des troupeaux, cela a-t-il fait barrage à une forte participation ? Franchir le col de la Louze a-t-il découragé ceux qui ne veulent pas être perdants ? Bref il reste les 8 Bémols du jour. Sous un beau ciel bleu, débarquant des voitures au-dessus du barrage de St Guérin ( 1559 m) sur le coup de 9 heures, ils ont tout loisir d’admirer derrière une belle rangée d’épilobes le plan d’eau où se reflètent les coteaux vert sombre.

Et nous commençons la randonnée par une mise en jambes sur la rive-est.

Après avoir franchi la passerelle himalayenne, métallique et sécurisée au maximum, nous apercevons un renfoncement du lac, étroit et sauvage où lumière et ombre se marient.

Puis nous longeons la rive sud, faisant face à la voûte en béton ;

la rive -ouest boisée bien éclairée se mire totalement dans l’eau, l’autre rive encore dans l’ombre formant comme une marque sombre dans ce paysage montagnard où le bleu lumineux du lac et l’azur céleste se répondent.

Le sentier de la rive-sud bordé de fleurs, dont une grande Berce butinée par une guêpe et un petit Nacré, nous amène au Planey (1557 m).

Finie la marche à plat, commence la pente, la longue pente, l’interminable pente de la montée au col de la Louze. Montée sans un replat, avec des passages raides. Sur le bord du sentier, quelques fleurs peu ordinaires attirent le regard, tel ce massif de Lys des teinturiers.

Nous franchissons à maintes reprises le ruisseau La Louze ou ses affluents parfois sur de solides bastaings arrimés par des câbles ou tout simplement en sautant de pierre en pierre.

Vers 10h45, à l’ombre de buissons d’arcosses, nous faisons la pause-banane et Françoise distribue de petits croquants délicieux (même d’autres randonneurs y auront droit). Pendant la pause, la photographe parvient à capter dans son objectif un papillon venu nous rendre visite.

Puis nous mêlant à la cohorte des randonneurs fréquentant ces lieux, nous repartons sous les chauds rayons du soleil. A l’avant, Cécile sert de point de repère pour les autres membres du groupe ; à l’arrière Jeannine, Françoise et Maxime ferment la marche.

A l’approche du col, le barrage n’est visible que dans sa partie sud, sous la forme d’un triangle bleu alors que le Mont Blanc est empanaché d’un gros nuage blanc.

Vers 11h45 l’ensemble du groupe a atteint le col de la Louze (2119 m) dominé par le Grand Mont, un petit vent froid incite à enfiler un vêtement, alors que le soleil est caché momentanément derrière un gros nuage. Jeannine éprouvée par la chaleur durant la montée, ne veut pas aller plus loin. "Atteindre les lacs de la Tempête, c’est perdu d’avance..." semble-t-elle dire, inspirée par l’appellation du col (en fait un dérivé du mot Lauze). Maxime et Françoise vont rester également au col avec la doyenne du jour. C’est bien dommage pour elles d’avoir effectué cette longue montée pénible sans avoir la récompense de déjeuner au bord d’un lac d’altitude. Martine leur découpe trois parts de la galette bretonne au beurre rapportée de ses vacances pour le groupe, en vue d’assurer un minimum de convivialité.

A midi, les 5 autres Bémols continuent la randonnée en direction des lacs de la Tempête. Itinéraire parfois sportif avec traversée d’un pierrier, montées, descentes et remontées, quelques rochers à escalader, contournement de petites gouilles, passages bourbeux ou gorgés d’eau résultant d’averses orageuses récentes. C’est dans un de ces passages que, déséquilibrée, Martine fait une chute, heureusement sans gravité, si ce n’est le pantalon trempé et les mains noires de boue. Quelques belles fleurs lui feront bientôt oublier ce mauvais pas.

A 12 h30 nous apercevons le premier lac (2131 m) vers lequel nous descendons, cherchant pour la pause déjeuner un endroit non occupé au bord de l’eau transparente où un vent léger forme de petites rides à la surface.

Repas fort agréable et convivial, la galette bretonne au beurre est très appréciée au dessert.

Après le déjeuner, Yves se propose de garder les sacs et les 4 autres vont s’avancer vers les 2ème et 3ème lacs que l’on peut embrasser d’un seul coup d’œil.

Mais un peu de marche à travers les blocs de granite ornés de fougères et de rhododendrons nous permettra d’approcher du troisième

et de mieux percevoir le deuxième dans sa totalité.

En revenant vers le lieu où nous attend Yves, nous voyons dans l’herbe au pied d’un bloc rocheux un amas de petits grêlons, restes d’un orage récent.

Nous rejoignons Yves et repartons vers le col, après un dernier regard sur le premier lac où se reflète maintenant un ciel chargé de nuages, mais rien de tempétueux pour l’instant.

Lors du retour, dans un passage rocailleux, Magdeleine ayant fait un faux pas chute à son tour, mais également sans conséquence grave. Du pierrier que nous retraversons, nous voyons la Pointe de Riondet, de l’autre côté du col de la Louze.

Au col nous faisons une halte ; Jeannine, Françoise et Maxime sont redescendues vers les voitures.

A 15 heures, les 5 entament la descente vers le barrage. Sur le sentier bordant celui-ci, une helléborine attire les regards.

Tout comme les panneaux d’interdiction de passer sur la rive-ouest, pas toujours respectés par les randonneurs...

Au terme de cette randonnée qui clôt la trilogie beaufortaine des Bémols, encore quelques vues sur le barrage de St Guérin.

Après les retrouvailles avec les 3 randonneuses arrivées depuis presque 2 heures, un rafraîchissement qui fait du bien et c’est la descente en voiture dans la vallée avec un retour à Bassens sur le coup de 18 heures.

Photos : Martine

Texte : Maurice

Portfolio

Passerelle himalayenne au bout de la rive-est
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