Club Santé Seniors MGEN 73

2018 / 07 / 19 - Les accros des Acrays

Du côté de la Roche Parstire

vendredi 20 juillet 2018, par Maurice DUPONT

Après le passage du Tour de France la veille en Beaufortain, le groupe Bémol fait aussi ce jeudi un petit tour du côté de Roselend et du col du Pré. Rien de commun entre les champions cyclistes pédalant furieusement à l’assaut des cols et les Bémols débarquant tranquillement des voitures à 9h15 au col du Pré (1703 m) où dans un ciel immensément bleu brille un soleil estival. L’effectif du jour est modeste, 11 participants : Bernadette, Cécile, Geneviève, Jeannine, Joëlle, Mireille, Monique, Nicole, Bernard, Daniel, Maurice. En l’absence de la photographe spécialiste des fleurs, aujourd’hui point de clichés floraux qui sont la marque distinctive des récits du groupe, à une exception près...

Une fois équipés, nous partons du col en direction de la Roche Parstire et d’abord nous montons dans un bois d’épicéas dont les branches tamisent la lumière du soleil.

Le sentier traversé en tous sens par les racines des arbres n’est pas de tout repos. Au lieu dit Les Chavonnes (1796 m) nous sortons du bois, abordons un premier mamelon herbeux et le groupe s’étire sur le sentier menant vers les alpages.

Nous montons par paliers et par endroits les bâtons sont bien utiles.

Au bout d’un moment la Roche Parstire s’offre aux regards sous son plus beau jour, se détachant dans le ciel bleu avec ses falaises rocheuses versant ouest (au-dessus d’Arêches) et ses alpages pentus versant-est (côté barrage).

Avant d’attaquer la longue pente conduisant au sommet, nous faisons la pause-banane assis dans l’herbe. La halte nous permet de mieux admirer, face à nous, le Mont Blanc étincelant de blancheur dans un ciel sans nuage.

A nos pieds le barrage de Roselend avec sa voûte en béton concave et ses eaux aux différents tons de bleu allant jusqu’au blanc.

Ragaillardis, nous reprenons la marche sur l’étroit sentier escarpé montant en zigzags serrés avec passage au bord de la falaise.

Sur notre gauche, nous pouvons apercevoir au delà des buissons d’arcosses le profil imposant de la Pierra Menta se détachant à l’horizon.

Mais ce n’est pas ce sommet qui est à l’ordre du jour...Restons Bémols et contentons-nous de la Roche Parstire (2109 m) où tous les 11, heureux d’être là sur fond d’azur, se regroupent pour une photo souvenir vers 10h45.

Après avoir jeté un regard sur le panorama à 360 ° et plus particulièrement sur le lac de Roselend où le Rocher du Vent (destination de la randonnée de jeudi dernier) se reflète alors que quelques nuages blancs apparaissent à l’horizon, nous poursuivons sur le sentier de crête en direction du Passage de la Charmette. C’est une belle succession de montées et de descentes dans la pelouse alpine aux multiples fleurs déjà vues la semaine précédente.

Mais soudain Cécile, Monique et Nicole signalent au narrateur la présence au bord du sentier de gentianes pourpres, non encore vues cette saison. "La gentiane pourpre nouvelle est arrivée" plaisante Cécile. Ces fleurs, plus rares que les gentianes jaunes, méritent bien un cliché, ce sera l’exception du jour.

Après le Passage de la Charmette (2058 m), nous voici environnés de fils de clôture d’herbage qu’il faut soulever ou enjamber. En effet un troupeau de tarines est là, dont la plupart regardent tranquillement passer le train des randonneurs, tandis que l’une est plus préoccupée de se remplir la panse et qu’une autre tourne ostensiblement le dos aux intrus qui viennent piétiner son herbe.

Laissant les productrices de fromage de Beaufort à leur rumination placide, nous montons la pente herbeuse suivante en direction du Mont des Acrays du moins jusqu’à ce que nous apercevions le barrage de St Guérin. Mais les Acrays, mot dérivé de "crêt", n’en finissent pas et ce n’est qu’une fois atteinte la troisième crête que nous pouvons nous arrêter : le lac de St Guérin apparaît enfin tout au bas de la pente, sorte de quadrilatère d’un bleu céruléen entouré du vert sombre de ses coteaux boisés.

Endroit idéal pour la pause-déjeuner, assis dans l’herbe fleurie avec sous nos yeux le paysage s’étalant du lac de St Guérin au col de la Louze jusqu’au Grand Mont.

Déjeuner détendu et convivial comme toujours chez les Bémols avec une pensée pour les absentes du jour qui se prélassent sur une plage bretonne. Au moment de la sieste, une photo de fleurs souriantes, "les fleurs de l’âge" selon l’expression de Mireille.

Et il est temps de songer au retour.

Aujourd’hui nul débat sur le trajet à adopter pour revenir au col du Pré ; il y a unanimité pour suivre à partir du Passage de la Charmette l’itinéraire sur le versant-est dominant Roselend. Donc descente des Acrays sans accrocs dans les arcosses du versant-ouest. Nous pouvons ainsi voir le barrage dans son entier, ses eaux sont plus claires sous le soleil de la mi-journée et au loin le Mont Blanc est maintenant empanaché de petits nuages blancs.

Nous descendons sans peine en suivant un chemin large et carrossable jusqu’à un virage où l’on devine le départ d’un sentier menant à flanc de montagne vers Les Chavonnes. Avant de quitter le chemin, nous faisons une halte pour contempler une dernière fois le paysage alpestre de la Brèche de Parozan avec son pierrier impressionnant jusqu’à la Pierra Menta.

Puis sur l’étroit sentier serpentant dans l’herbe, nous regagnons Les Chavonnes et descendons ensuite à l’ombre des arbres vers le col du Pré atteint peu après 15h30.

Au terme de ce petit tour fort beau dans le Beaufortain, il nous faut redescendre dans la vallée engourdie par la chaleur, certains le feront en passant par le petite route de Boudin, les autres par celle sur la voûte du barrage de Roselend.

Maurice

Portfolio

La Brèche de Parozan vue du Passage de la Charmette Le lac de Roselend vu des Acrays
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