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2018 / 07 / 05 - Sept braves à l’assaut de la Dent

La Dent des Portes depuis le Cul du Bois (Doucy)

vendredi 6 juillet 2018, par Maurice DUPONT

Après les fortes pluies de la nuit, peu de partants ce matin aux deux lieux de rendez-vous (Bassens et Grésy), seulement 7 Bémols ont bravé les prévisions météo annonciatrices d’orages : Cécile, Françoise, Marie-Madeleine, Martine, Nadine, Bernard, Maurice. Ces 7 braves se retrouvent sur le coup de 9 heures au parking des Cornes (1204 m) au hameau de Doucy nommé le Cul du Bois. Rien à craindre de la chaleur aujourd’hui ; la Dent des Portes, visible quelques minutes auparavant, disparaît dans la brume au moment où le petit groupe entame la randonnée. "Nous abrégerons le parcours si le temps se gâte, montons d’abord jusqu’à la sortie de la forêt, ensuite nous aviserons..."

Du Cul du Bois à la Dent, l’itinéraire se résume en une longue grimpette initiale dans la forêt qui serait -histoire de filer la métaphore- le côlon et l’intestin grêle, avec pour suc intestinal, permettant de digérer au mieux la pente, des fleurs de toute beauté bordant le sentier.

Après 1h30 de cette montée sur le sentier sylvestre dont les lacets n’en finissent pas, nous faisons la pause-banane au lieu-dit Sous la Dent des Portes. Après cette halte ayant permis à chacun(e) de se mettre quelque chose sous la dent pour reprendre des forces, le brouillard s’est dissipé et au-dessus d’un champ de lasers blancs apparaît la masse rocheuse de la Dent des Portes.

Nous montons vers elle et l’apercevons bientôt sous un autre angle, tel un chicot érodé par le temps.

Au pied des rochers, petite halte et nous décidons de monter directement dans la pente vers la gencive, autrement dit la crête, abandonnant le chemin allant du côté du Trélod.

La pente herbeuse est plus raide mais décorée d’une multitude de fleurs de toutes les couleurs, la photographe en sélectionne quelques-unes parmi les plus belles.

Une pulsatille dont les fruits sont recouverts de perles de rosée n’échappe pas non plus à l’objectif de Martine.

Une fois les 7 parvenus sur la crête, nous décidons de partir à l’assaut du sommet de la Dent, après avoir déposé les sacs à dos dans l’herbe. Sur le petit sentier dans les rochers, nous recherchons les edelweiss, ces fleurs protégées en forme d’étoile, poussant en haute montagne. Bien vite nous apercevons un premier edelweiss,

puis un autre.

Un gros plan permet de remarquer combien cette fleur est couverte d’un "noble" duvet blanc et laineux.

Plus loin un bouquet entier, presque au bord du vide, s’offre à nos regards.

Au sommet de la Dent des Portes (1932 m), où le brouillard nous prive de panorama, une double photo de groupe n’est pas de trop pour marquer le fait que c’est la première fois chez les Bémols que tous ont fait l’ascension jusqu’au bout et sont allés chercher les edelweiss avec les dents...

Lors de la descente dans les rochers, le festival edelweiss continue.

A remarquer, le nom (latin) scientifique de l’edelweiss signifie "pied de lion", rien à voir avec "dent-de-lion", autre plante intéressante pour le système digestif.

De retour sur la crête, ou la gencive, le brouillard et le vent froid nous ferait presque claquer des dents.

C’est pourquoi nous décidons d’aller faire la pause-déjeuner plus bas, et descendons sous la Dent.

C’est dans une sorte d’anfractuosité de la mâchoire que nous nous arrêtons, protégés du vent et d’éventuelles gouttes de pluie (qui ne tomberont pas).

Avec une magnifique gentiane pour décoration, repas sous abri fort sympathique et convivial comme cela est la règle chez les Bémols.

Après quoi moment de repos et de discussion au sujet de la prochaine randonnée.

Vers 13h30, nous reprenons le chemin pierreux bordé de lasers qui descend jusqu’à l’orée de la forêt.

Alors nous obliquons à droite vers le chalet du Golet. Au bord du sentier, parmi le blanc des lasers le rose des pétales retroussés d’un lys martagon mérite bien un cliché.

Plus loin une campanule au nom évoquant un attribut du dieu Bacchus, ce qui n’est pas pour déplaire aux Bémols.

Au chalet du Golet, une dernière halte permet d’apprécier de visu le dénivelé effectué depuis le sommet de la Dent et de se féliciter d’être partis ce matin, les orages annoncés n’ayant pas éclaté. Nous nous prélassons un moment, observant le paysage environnant, dont le Crêt du Char, destination de randonnée à la période des cèpes.

Puis nous rejoignons le GR du tour des Bauges qui nous ramène au parking des Cornes à 15 heures.

Heureux d’avoir fait cette randonnée, d’être montés tous au sommet et d’avoir pu admirer les edelweiss en fleur, nous jetons un dernier regard vers la Dent des Portes où un peu de ciel bleu semble nous saluer alors que nous remontons dans les voitures.

Photos : Martine

Texte : Maurice

Portfolio

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