Club Santé Seniors MGEN 73

2018 / 06 / 28 - Les Bémols dans la Yâute...

Col de la Colombière - Lac de Peyre - et plus

vendredi 29 juin 2018, par Maurice DUPONT

Ce jeudi le groupe Bémol a décidé de marquer le coup en effectuant une randonnée estivale inédite, proposée par Marie. Aller plus loin : presque 2 heures de trajet-voiture pour les Bémols partis de Bassens ; plus haut avec un point de départ de la marche à 1613 m, presque autant que le sommet de la Galoppaz. Pour faire court : une randonnée au lac de Peyre dans les Aravis. C’est ainsi que les 16 participants séduits par cette nouveauté – Cécile, Françoise, Geneviève, Joëlle, Marie, 2 Martine, Maxime, Mireille, Monique, Nadine, Nicole et Bernard, Daniel, Maurice, Yves- ayant débarqué des voitures au col de la Colombière (74) commencent à 9h30 à randonner, accueillis par un vent frais dans un paysage alpestre superbe.

Destination : le lac de Peyre ; Bernard en tête et Daniel en serre-file, nous marchons d’abord sur un chemin large montant régulièrement vers les chalets de la Colombière à la toiture constituée d’anciens tavaillons. Ensuite le sentier devient plus raide, caillouteux et rocailleux. Alors que la plupart sont attentifs au profil escarpé du sentier, la photographe et botaniste repère aux abords du muguet encore en fleur,

plus loin des pensées des Alpes, des biscutelles et un pseudorchis blanc, orchidée des pelouses alpines.

Sur le sentier aux multiples tracés qui s’entrecroisent, avec des passages rupestres où des chaînes servent de main-courante, le groupe se fractionne et s’étire dans la montée qui n’en finit pas.

Outre quelques haltes permettant le regroupement, nous faisons la pause-banane à un endroit moins pentu et reprenons ensuite la grimpette. Dans le ciel bleu vole, majestueux, un gypaète barbu, dominant le décor minéral de la Pointe du Midi.

Enfin nous atteignons un replat herbeux où subsistent des névés, une vue magnifique sur la massif des Aravis et le Mont Blanc fait oublier les efforts fournis.

Sur le bord du sentier, des benoîtes méritent elles aussi un cliché.

Le lac de Peyre (2108 m) n’est plus très loin, niché dans un creux enserré par la Pointe Blanche et la Pointe du Midi. D’autres randonneurs l’ont atteint avant nous.

Les Bémols le contournent pour se trouver un endroit encore inoccupé.

Debout au bord du rivage, ils se reflètent dans l’eau ainsi que les névés du pied de la Pointe Blanche et les autres montagnes où s’accrochent des nuages blancs.

Dans le lac au niveau assez bas grouille toute une vie aquatique.

Arrivés au bord du lac, les Bémols vont se partager en 2 sous-groupes. 7 volontaires pour voir des bouquetins (Bernard, Cécile, Françoise, Geneviève, Marie, Maurice, Nadine) vont gravir la pente jusqu’au col de Balafrasse (2296 m) , une fois leur sac à dos laissé à la garde des autres restant sur place.

Mais Geneviève ayant pris pour repère un randonneur au tee-shirt rouge, confondu avec Bernard, n’est pas descendue vers le lac et, déjà engagée sur le sentier du col, portera courageusement son sac jusqu’au sommet. L’ascension n’a pas été vaine.

Outre le lac Léman au nord-ouest, on peut voir une petite troupe de bouquetins -quatre jeunes et leur mère- qui s’ébat dans les rochers de la Pointe Blanche, quelques dizaines de mètres au-dessus du col.

Difficile d’en voir davantage après l’abattage massif des bouquetins accusés de transmettre la brucellose aux troupeaux des alpages.

Une fois les 7 redescendus au bord du lac, ils rejoignent les autres pour une pause -déjeuner agréable et conviviale. Au moment des desserts partagés, Geneviève nous invite à fêter son anniversaire... Déjeuner dans un décor naturel superbe, avec des fleurs dans les rochers et d’autres plus rares et protégées, telles les gagées aux six pétales jaunes en forme d’étoile.

A la fin du repas, nous nous prélassons au soleil dont l’ardeur est tempérée par un souffle d’air frais : sieste, discussions face au Mont blanc.

Après avoir admiré le paysage et évoqué la randonnée de la semaine prochaine, à 13 h 45 nous prenons le chemin du retour par le même itinéraire qu’à la montée.

Au début de la descente une renoncule d’altitude poussant dès la fonte des neiges vient enrichir la collection du jour.

Et tous peuvent apercevoir deux bouquetins qui se reposent dans un pierrier, au pied de la Pointe du Midi.

Sur le sentier tortueux la descente, éprouvante pour les genoux, sera entrecoupée de moments de repos et à 15h 30 tout le groupe a rejoint les voitures au col de la Colombière.

Il nous reste à reprendre la route vers nos pénates, ravis de cette très belle randonnée en Haute Savoie ; ah ! comment ne pas l’être dans les Aravis ?

Photos : Martine (+ 1 de Françoise)

Texte : Maurice

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