Club Santé Seniors MGEN 73

2018 / 06 / 14 - Vaches et brouillard

Le Coudray (Jarsy) - La Croix d’Allant

samedi 16 juin 2018, par Maurice DUPONT

En ce jeudi annoncé comme un jour sans pluie et avec du soleil, 17 Bémols venant de Grésy-sur-Aix et de Bassens se retrouvent sur le coup de 9 heures à Jarsy, au hameau du Coudray (920 m), point de départ de la randonnée. 17 soit 14 dames : Bernadette, Brigitte (heureuse de remarcher avec le groupe après une très longue absence), Cécile, 3 Françoise, Geneviève, Joëlle, 2 Martine, Maxime, Mireille, Monique et seulement 3 messieurs : Daniel, Maurice, Yves.

Il ne pleut pas mais les nuages sont bien présents masquant le soleil et la brume recouvre la forêt. Après avoir échangé bises, saluts amicaux et mots de retrouvailles avec Brigitte, les Bémols se mettent en marche sur le chemin dont la pente s’accentue sitôt dépassées les dernières maisons. Au bord du chemin, sur une grosse pierre, une croix (apparemment récemment installée) semble, comme les indices dans les jeux de piste, nous signifier que nous sommes sur la bonne voie, celle de la croix d’Allant.

Très vite nous entrons dans la forêt et les premières fleurs de la journée retiennent l’attention de Martine : dompte-venin, céphalanthère rose, rose sauvage avec ses perles de rosée.

Un peu plus loin un papillon, un gazé qui, n’ouvrant pas ses ailes, semble fatigué mais sera immortalisé avant de trépasser.

La montée paraît bien longue malgré quelques brèves haltes permettant le regroupement de tous ; la fatigue ne peut être compensée aujourd’hui par le plaisir de regarder dans les trouées de verdure l’horizon complètement bouché. Après 400 mètres de dénivelé, nous atteignons le chalet du Chargieu où nous faisons la pause-banane, assis le long du muret entourant le chalet ou installés autour d’une grande table rustique.

La brume ne se dissipant pas, aucune vue sur les montagnes environnantes.

Après nous être requinqués, nous repartons : encore 260 m de dénivelé avant d’atteindre la Croix d’Allant. Sur le chemin, qui déroule de longs lacets parmi les prés fleuris, le groupe s’étire et les écarts se creusent entre l’avant-garde composée de Marie, Cécile, Mireille et les doyennes du jour, Françoise et Françoise, qui ferment la marche. Sur le talus, de belles fleurs printanières : lys de St Bruno, orobanches, digitale et d’autres plus communes, comme les marguerites.

Un autre végétal mérite lui aussi un cliché, un beau bolet dans l’herbe du talus.

Avant 11h30 les premières marcheuses arrivent au Chalet d’Allant (1550 m) où se trouve une fromagerie d’alpage.

Une fois les 17 arrivés au chalet, nous franchissons le talus orné de crépides dorées.

Et à travers les alpages où paît un beau troupeau de vaches nous nous dirigeons vers la Croix d’Allant (1580 m). Ce lieu où nous pouvons jouir d’un beau panorama est aujourd’hui enveloppé de brouillard, donc une visibilité nulle vers les sommets et la vallée. Seules les fleurs, anémones pulsatilles blanches et centaurée, ainsi que les vaches seront l’objet de clichés et d’une certaine appréhension pour les secondes.

En effet nous pique-niquons dans l’herbe auprès de blocs rocheux, au son des carons tintinnabulant de plus en plus fort.

L’une des vaches à l’œil maquillé de noir ne porte-telle pas un collier avec des initiales précisant qu’elle est chargée de l’animation musicale des alpages ?

Peu à peu nous voyons les ruminants venir de plus en plus près, lécher nos bâtons et nos sacs. Nous qui occupons leur salle à manger sommes quasiment cernés. Un taureau s’approche également mais s’éloignera à temps, nous laissant manger, entre autres, le caillé de "tome" des Bauges que les alpagistes du chalet ont offert à Cécile et Mireille qui voulaient acheter de petits fromages faisselles.

Après cette pause-déjeuner vachement conviviale, pas de sieste évidemment, nous partons laissant l’alpage avec sa croix à ses occupantes.

Alors que nous attendons les 2 randonneuses qui sont allées rendre le récipient à caillé, nous voyons les bancs de brouillard monter et sentons le froid nous saisir.

A 13 heures, les 17 sont sur le chemin du retour qui descend vers Précherel. Dans les rochers bordant le chemin, des plants de barbe de bouc aux longues inflorescences blanches.

Plus loin de splendides saxifrages ponctuées de rouge.

Au fur et à mesure que nous descendons, nous apercevons un peu de ciel bleu et un timide soleil perçant les nuages. C’est ainsi que nous retournant, nous pouvons apercevoir la Dent de Pleuven et le Trélod dont la cime est encore ennuagée.

Durant la descente Joëlle cueille des fleurs pour faire un bouquet et Maxime des aspérules odorantes pour parfumer gâteaux, cookies et boissons.

Au niveau du Bois du Replat, nous virons à gauche et empruntons un chemin boueux qui passe auprès d’une falaise aménagée pour l’escalade.

Quelques minutes plus tard nous rejoignons le chemin du matin au lieu-dit Le Gotte (1049 m). Il ne reste plus qu’à descendre droit vers le Coudray, ce sera l’affaire d’un petit quart d’heure. Avant d’arriver au parking, le soleil annoncé se manifeste enfin, nous permettant d’apercevoir le Colombier d’Aillon et la Dent de Pleuven et le Trélod totalement dégagés, même si des nuages les dominent encore.

Vers 15h30, tous les Bémols sont de retour auprès des voitures, fatigués peut-être mais contents, et après avoir évoqué la sortie prochaine, ils regagnent leurs pénates.

Photos : Martine

Texte : Maurice

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