Club des retraités de la MGEN en Savoie

Petite balade au mont Julioz.

dimanche 10 juin 2018, par Christian DORDOLO

Date : 07-06-2018.

Effectif : 4 (5 au rendez-vous).

Météo : brumes et éclaircies. Ambiance chaude et humide.

Altitude départ : 1050m.

Altitude maxi : 1662 m.

Dénivelé brut : 612 m.

Dénivelé cumulé : 680 m.

Distance parcourue : 9 km environ.

Délais TAC : 5 h.

Cinq randonneurs sont au départ.

Préoccupé, Yves nous abandonne.

A une autre activité il se donne.

Rien à voir avec la saint Médard,

mais il aura bien du travail jusqu’à 40 jours plus tard !

C’est donc un petit groupe de quatre marcheurs qui part vers les Garins où se situe le début de notre balade.

Après avoir passé la cascade du Var, nous laissons la voiture à la sortie du village.

Cascade du Var.

Prêts à partir.Il n’y a plus qu’à ramasser nos bâtons.

A côté du parking, un totem attire notre attention :

Il symbolise une main qui retient la montagne.

Il a été sculpté pour témoigner de l’éboulement de 1931 qui dévasta plusieurs hameaux des Garins.

Totem de la main protectrice.

Nous montons ensuite tranquillement dans l’herbe humide, passons devant un gite, 2 yourtes et un troupeau de vaches qui nous regarde marcher (c’est leur train-train quotidien).

Du côté du Colombier.

Le groupe.Il y a une personne sans bâtons

Tu as vu,il y a des touristes...

Au bout d’un moment, j’ai l’impression qu’il me manque quelque chose : je ne sens plus mes bâtons dans mes mains. Je les ai oubliés !

Sûrement lorsque j’ai pris en photo le totem près du gite, je les ai posés et je n’y ai plus pensé.

Je n’ai pas envie de redescendre, les montagnards ne sont pas des voleurs !

je les retrouverai tout à l’heure !

Je taille 2 bâtons en bois authentique à l’aide de mon non moins authentique opinel, et c’est parti !

çà fait rire Danièle !(photo Daniel)

Le chemin devient raide, parfois boueux, mais pas trop.

L’air est chaud et moite mais ce n’est pas désagréable.

Je prends dans mes mains un escargot et le fais voyager.

escargot pro.

Il parait, me dit Daniel, qu’ils font du" rando-stop" C’est pour cela qu’on en voit beaucoup sur les chemins.

Un escargot çà se déplace lentement, et il est content quand un randonneur le promène.

Un peu plus loin un autre totem apparait.

Totem du "Grand Maître".

"le grand maitre des temps anciens" nous regarde et nous dit :

"savez vous bonnes gens, qu’ici, en mars 1931, une coulée de 6 millions de m3 se détacha de la montagne. Plusieurs hameaux furent détruits dont celui des Michaud (une pensée pour Jean-louis) ou des Carons.

Dès octobre 1930, des crevasses transversales apparurent ici et là. En décembre, ces fissures s’élargirent sensiblement et se généralisèrent. La surface impactée s’étendit sur une zone de 800 m de longueur et 500 m de largeur. Le 7 janvier 1931, les crevasses plus béantes et les nants réduits à pas grand chose firent naître de sérieuses inquiétudes. Puis la neige de janvier recouvrit le tout et fit oublier le danger.

Mais, au 29 janvier, des pluies tièdes (en balayant la neige qui les camouflait) révéla des crevasses élargies profondément où s’engouffraient totalement les ruisseaux sans plus réapparaître à l’aval. L’ordre fut donné d’évacuer les Michaud.

Tout se calma sous le froid et les neiges de février. Les grandes pluies du début de mars déclenchèrent la débâcle. Mais le jeudi 12 mars 1931, la mise en marche s’opéra vers 9 h du matin par bandes successives plus ou moins larges qui s’effondraient dans la gorge des Manauds. De très nombreuses maisons, vergers, plantations et terres cultivables partirent avec la coulée. Le 13 mars, les coulées devinrent plus liquides et le samedi 14, la route fut atteinte et interdite à la circulation.

Le 15 mars 1931, toutes les coulées furent stabilisées. Au total, l’éboulement aura déraciné au moins 100 personnes, perdues pour les Bauges."

Le déroulement de l’éboulement a été consigné à l’époque par l’abbé François Gex.

"Merci Grand Maître, nous on continue sans crainte car on a vu que la montagne est truffée de canaux et de canalisations souterraines..........."

D’ailleurs, le chemin est agréable et le sous bois est plein de muguets en fleurs. Par contre le brouillard est toujours bien présent.

Sous-bois.

Jolis bâtons(photo Daniel).

Nous arrivons à la crête, et c’est un peu les montagnes russes :

On monte et on descend dans les rochers en suivant le fil de l’arête.

C’est ici que le soleil vient nous dire bonjour, mais tout autour, les montagnes ont encore du mal à se dégager. On devine des morceaux de Trélod.

Nous arrivons au sommet sous la jolie croix en dentelle à l’heure de la pause banane (10h30). Autant dire que notre pause se transforme vite en repas.

Porte bonheur.

Et nous flânons en regardant le ciel jouer avec les nuages.

Le photographe.

Et la photo(Photo Daniel)

Daniel crucifié.

Après une petite heure de pause dans la douce moiteur des lieux, nous nous demandons si nous descendons ou pas par l’arête nord pour faire une petite boucle.

Le problème est que personne ne connait les lieux et le brouillard ne semble pas presser de quitter la pente.

Il y a peut-être aussi de la boue. J’essaie de voir le début des câbles mais je ne vois rien. Tant pis, cela donnera l’occasion de revenir dans l’autre sens un jour où les panoramas ne seront pas limités.

Petits bonjours aux lys et autres fleurettes au retour, mais rien de spécial. Cependant on voit parfaitement dans la vallée.

(Photos de Daniel)

lac de Lescheraines.

On y va !

encore nous.

Nous retrouvons rapidement le pré fleuri et le totem ...........mais je ne retrouve pas mes bâtons.

Des ânes nous regardent d’un air narquois. Je suis sûr qu’ils ont tout vu, mais comment les faire parler ? Avec Daniel on essaie en vain de les interroger.

Ne fais pas l’âne !(photo Daniel/Christian)

Daniel me dit que c’est une chance, je pourrai en acheter des ultra légers pliants pour marcher plus vite....c’est çà, j’en parlerai à mon assurance, déjà que j’ai cassé un appareil photo.

Deux heures de montée, deux heures de descente,1h de pause,....notre petite balade tiède s’achève très tôt.

Maintenant que le ciel est tout bleu ,on pourrait remonter ?

On sera de retour avant 15h dans nos foyers.

Daniel devait rentrer tôt, il sera rentré plus que tôt !

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0