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2018 / 05 / 31 - Pas de sabots mais des coquelicots...

Lac de St-André - La Palud - Bellecombe et retour

vendredi 1er juin 2018, par Maurice DUPONT

A l’heure du rendez-vous à Bassens, peu de Bémols, il est vrai qu’il a plu abondamment la nuit précédente et que des averses orageuses sont annoncées en Chartreuse dès la fin de matinée. S’il ne pleut pas ce matin, le mont Granier reste caché derrière de gros nuages. Tout cela va saboter notre projet de randonnée dédiée aux sabots de Vénus. Parmi les 7 présents - Geneviève, Marie, Martine, Nadine, Nicole, et Bernard, Maurice – la proposition d’une balade de substitution du côté de Bellecombe se fait jour. Ainsi à 8h45 après avoir garé les voitures au bord du lac de ST-André (292 m), nous sommes vite prêts à randonner. Selon quel itinéraire ? Les souvenirs d’anciennes randonnées et le hasard guideront nos pas ; comme les Bémols n’ont pas les deux pieds dans le même sabot, nous nous en sortirons malgré un balisage insuffisant.

La beauté des reflets matinaux dans les eaux du lac et les premières fleurs aperçues, les iris des marais, sont de bon augure.

Nous prenons rapidement de la hauteur, ce qui permet une vue globale du lac.

Nous nous dirigeons vers le premier belvédère du jour, la Croix de St André.

En quittant ce lieu, nous passons, avec l’autorisation du propriétaire sollicitée par Nicole, sur un chemin privé au travers duquel deux chaînes sont tendues et après le lieu-dit La Redoute nous arrivons à St-André. D’habitude c’est sur le trajet du retour que nous passons dans ce hameau. Nous reprenons de la hauteur et pour rejoindre La Palud commençons une navigation à vue au cœur du vignoble aux multiples chemins semblables. Sur cet itinéraire innovant pour les Bémols, des fleurs très fréquentes au bord des chemins, les coquelicots.

"Gentil coq’licot nouveau", comme le dit la chanson enfantine, cette fleur rouge écarlate aux vertus apaisantes compenserait-elle l’absence des sabots de Vénus ?

D’autres belles fleurs sont photographiées et identifiées par Martine.

En l’absence de balises et pancartes, notre progression prend pour repères les câbles à haute tension sous lesquels il nous faut passer (selon les indications de la carte IGN) avant d’arriver à La Palud. Nous gagnons la crête du vignoble et quand il n’y a plus de chemin, c’est entre les treilles de vigne que nous descendons pour rejoindre d’autres voies de passage.

C’est au bord de l’une d’elles qu’une céphalanthère rose, moins fréquente que la blanche, retient l’attention de la photographe-botaniste.

Une telle fleur, c’est si beau, ça vaut presque l’orchidée de Vénus.

Vers 10h30, assis sur de grosses pierres alignées au-devant des ceps, nous faisons la traditionnelle pause-banane.

Un peu plus tard nous traversons le hameau de La Palud. Pour les ancien(ne)s du groupe, l’itinéraire jusqu’à Bellecombe ne pose pas de problème, pour peu que la mémoire ne fasse pas défaut. Nous nous dirigeons d’abord vers Bellecombette où les pancartes des chemins ne signalent pas la direction de Bellecombe alors que la carte IGN du narrateur indique clairement la présence d’un chemin jusqu’à Bellecombe au prix d’une descente suivie d’une longue remontée dans la forêt ; le narrateur, se souvenant d’une ancienne randonnée enneigée en ces lieux, convainc les 6 autres d’emprunter ledit chemin malgré les propos d’une autochtone préconisant de suivre la D 285 B et ensuite un raccourci vers la D 285. Avec un sol détrempé et une pente raide continue, la montée ne sera pas une partie de plaisir, le groupe se disloque et à part Bernard qui monte allègrement nous avons l’impression de marcher avec de gros sabots. Enfin tous parviennent aux premières maisons de Bellecombe (700 m) peu après 12 heures.

En contrebas de l’église, après avoir jeté un coup d’œil sur la vallée du Haut Grésivaudan, nous prenons place autour d’une table rustique pour une pause-déjeuner joyeuse et conviviale, comme de coutume.

A peine avons-nous terminé de nous restaurer que des visiteurs inattendus surviennent : André et Muriel, suivis des 5 autres membres du groupe 1 qui ont renoncé également à leur randonnée dans les Bauges et ont crapahuté sur les flancs du Granier (plus haut que les Bémols). Pour une surprise, c’est une belle surprise de se retrouver les deux groupes réunis.

Le temps d’échanger quelques propos et d’immortaliser ces retrouvailles imprévues, nous libérons la table au profit des nouveaux arrivés. Avant de quitter Bellecombe, un petit détour au belvédère des ruines du château médiéval s’impose ; de grandes campanules-carillons, à la corolle accueillante aux insectes et des fraises sauvages faisant saliver nos papilles méritent bien un cliché.

Pour le trajet retour, en un premier temps nous descendons sur la D 285, le talus de la petite route est décoré de fleurs de lin bleu clair et de lys des teinturiers d’un beau jaune vif.

Au pont des Eparres, nous empruntons le chemin montant vers le lac de la Puce sur une petite distance avant d’obliquer vers Les Martinons où de belles roses parviennent à se glisser dans l’objectif de notre photographe.

A partir du lieu-dit Les Essarts de La Palud, c’est en prenant pour repères au loin La Savoyarde et le Mont St Michel que nous marchons maintenant sous le soleil en direction du lac de St-André avec descente le long des vignes, arrêt au bord d’un ruisseau à l’eau très transparente.

Puis renseignements pris auprès d’un vigneron dont l’évaluation des distances semble plus qu’approximative, nous atteignons le chemin des Eaux puis celui des Fromagets. Dans un pré des chevaux paissent tranquillement ou regardent les bipèdes qui passent tout près de leur herbage.

Nous voici descendant la colline proche du lac dont les eaux scintillent sous le ciel bleu.

Et pour finir la randonnée, nous faisons le tour de ce plan d’eau en suivant la petite allée en bois aux nombreux pontons individuels qui en épouse le périmètre.

A 16 heures nous remontons dans les voitures alors que le Granier est de nouveau couvert de gros nuages annonciateurs d’orage. Mais cela sera pour plus tard, les Bémols du jour ont échappé à la pluie...

Photos : Martine

Texte : Maurice

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