Club des retraités de la MGEN en Savoie

2018 / 05 / 03 - Pas de pluie mais de l’eau...

D’Artemare (01) à Vieu-en-Valromey

vendredi 4 mai 2018, par Maurice DUPONT

Ce premier jeudi de mai, la météo incertaine suscite questions, hésitations voire divisions au sein du groupe Bémol mais quelques optimistes font pencher la balance ; notre destination sera Artemare (01).

A 9h45, sur le parking du cimetière de cette commune 10 Bémols enfin réunis – Françoise, Geneviève (nouvelle dans le groupe), Jeanine, Joëlle, Martine, Maxime, Nadine, Prudy, Daniel, Maurice- sont prêts à randonner sous un ciel nuageux où des trous de ciel bleu apparaissent. D’abord un peu de marche en bordure de route vers Cerveyrieu puis montée entre les buis et autres arbustes sur le chemin du golet au loup bordé d’orchidées et autres fleurs printanières, tout comme le talus de la D 31 que nous suivons, emmenés par Nadine, avant de descendre vers le Séran. Ainsi limodore, muscari à toupet, orchis singe et sceau de salomon sont repérés et photographiés par Martine.

Le Séran, rivière creusant son lit dans le calcaire, se transforme en une belle cascade chutant d’une soixantaine de mètres sur le hameau de Cerveyrieu.

Dans ce site remarquable nous faisons la pause-banane et repartons ensuite vers la Chaponnière et les gorges de Thurignin en longeant le Séran. Le bas niveau de la rivière permet aux un(e)s et aux autres de s’aventurer auprès des marmites de géants, d’inspecter les gouilles où évoluent les crapauds sonneurs à ventre jaune. Pas facile à voir avec leur dos gris terne ni à saisir pour observer leur ventre jaune tacheté de noir.

Le Séran offre le spectacle varié de cascades au fil de l’eau,

de canyon profond où le courant a précipité un long tronc d’arbre mort,

de pont naturel constitué de blocs de pierre.

Après avoir admiré cet environnement minéral et aquatique nous reprenons le sentier montant dans la forêt vers le plateau de Vieu. La montée avec ses passages raides et encombrés de racines est l’occasion d’une chute spectaculaire, non point une chute d’eau, mais de deux randonneuses (l’une ayant entraîné la seconde). Chute heureusement sans gravité, les deux reprennent vaillamment la marche. Après être passés non loin de l’ancienne gare de Vieu, nous attaquons les dernières pentes pour atteindre l’église de Vieu entourée du cimetière.

Celle-ci qui a été l’objet d’une rénovation totale (toiture, façade) semble avoir perdu son cachet particulier d’édifice roman succédant à un temple romain dédié à Mithra. Toutefois son porche ouvert est accueillant aux randonneurs voulant s’abriter du vent balayant le plateau.

C’est ainsi que nous y faisons notre pause-déjeuner pendant laquelle Daniel fête son passage d’une décennie à la suivante. "Happy birthday Daniel" chantent les 9 autres. Pause déjeuner fort conviviale, cela va sans dire.

Vers 13h30, nous quittons ce lieu à la fois pieux et festif, et poursuivons notre boucle de l’eau en passant auprès du château tout proche.

Non point un château d’eau mais un manoir abritant une citerne souterraine romaine, selon les explications données l’an dernier par le sieur Jacques... Quelques hectomètres dans la campagne et nous arrivons à la Fontaine de l’Adoue qui a inspiré Claudel et où se dresse une statue de la Vierge à l’enfant.

Après une halte, nous repartons le long d’une petite route au talus décoré de grémil bleu vers la Source du Groin.

Arrivés au lieu de la résurgence de ruisseaux souterrains formés par les infiltrations d’eaux pluviales, nous sommes étonnés du très bas niveau de l’eau.

Plus loin au hameau de Vaux-Moret nous voici embarqués sur l’asphalte jusqu’au retour aux voitures. Nous longeons la rivière nommée l’Arvière (presque une antonomase) qui serpente à notre droite avant de s’enfoncer dans le Gouffre du diable dont nous avons peine à apercevoir le fond des deux côtés du pont qui l’enjambe.

Nous en avons presque fini avec l’eau dans tous ses états : la statue de Notre Dame de Populo avec son candélabre rouillé, sur la hauteur à l’écart de la route, évoque, quant à elle, l’au-delà...

Pour terminer notre randonnée, passage auprès d’un bâtiment avec une grande peinture murale représentant l’époque des machines à vapeur. Est-ce l’emplacement de l’ancienne gare de Don ?

Nous descendons vers le cimetière d’Artemare, échangeons quelques mots avec un jardinier en plein ouvrage, admirons dans un champ un magnifique cheval qui nous regarde.

Et à 16h15 la boucle est bouclée.

Après cette belle randonnée, la pluie que nous avions crainte au départ attendra notre retour en voiture pour nous saluer.

Photos : Martine

Texte : Maurice

Portfolio

Le Séran avant la cascade de Cerveyrieu
SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0