Club Santé Seniors MGEN 73

2018 / 04 / 19 - Soleil estival au Mont Clergeon

La boucle du Clergeon

vendredi 20 avril 2018, par Maurice DUPONT

En ce jeudi aux conditions météo très favorables, sur les hauteurs de Ruffieux, 11 Bémols -effectif non négligeable en période de vacances- débarquent à 9h30 au parking de la Grange Neuve (850 m). Soit 8 dames -Cécile, Chantal, Françoise, Marie (de retour dans le groupe Bémol), Martine, Mireille, Monique, Prudy – et 3 messieurs : Edmond, Maurice, Yves (également de retour dans le groupe). Le temps est magnifique, ce sera une très belle journée avec soleil et chaleur.

Sans polaire, sans guêtres, quelques-unes déjà en tenue d’été, nous partons pour la boucle du Clergeon. Tout d’abord passage au hameau de Rojux, commence alors la montée dans la forêt. De belles violettes blanches décorent le talus, plus loin au bord du chemin un creux dans la terre avec des crottes et des feuilles mortes.

"Un WC garni de blairrrreau !" commente aussitôt Prudy, notre spécialiste des empreintes animales . Après ¾ d’heure de montée, nous atteignons la Grande Cuve (995 m). La connotation viticole est trompeuse, il s’agit en fait d’un effondrement calcaire propre au relief karstique.

La terre s’est d’ailleurs éboulée en bordure de ce phénomène géologique et comme autour des chantiers des T P qui refleurissent au printemps, des rubans bicolores sont tendus pour prévenir les marcheurs. Nous faisons aux abords de la Cuve la traditionnelle pause-banane.

Puis nous revenons un peu sur nos pas jusqu’à l’embranchement signalant la Croix du Clergeon. Après le Bois des Combes et des passages alternant montées et descentes nous voici sur un site dédié jadis à la fabrication du charbon de bois. Tous les éléments féminins du groupe prennent la pose devant l’ancien four à charbon.

Après la photo des dames charbonnières, nous reprenons le chemin au bord duquel fleurissent des pulmonaires aux pétales d’un bleu violacé.

Puis nous voici aux premières maisons du Mont Clergeon et à "la Fontaine aux bœufs". Là débute, à notre gauche, la montée vers la Croix du Clergeon (1025 m). Après un raidillon de quelques centaines de mètres nous découvrons la nouvelle croix stylisée qui se détache sur le ciel bleu, remplaçant avantageusement l’ancienne croix en bois complètement vermoulu.

Tout près, une table d’orientation permet d’identifier les sommets des Bauges, des Bornes et des Aravis qui s’offrent au regard dans un ciel sans aucun nuage.

Aux abords de ce point culminant de la balade du jour, les premières gentianes printanières semblent sourire au soleil.

Après une photo d’une partie du groupe avec dans le lointain le Mont Blanc et les sommets enneigés, nous descendons à travers des prés pentus vers l’ancien village du Clergeon.

Sur notre gauche, la Tournette et le Mont Blanc se profilent dans le ciel d’un bleu très clair.

Martine, Monique et Prudy font un détour pour voir si d’éventuelles morilles se cachent du côté des arbres bordant le chemin que nous avons délaissé , mais en vain.

Avant midi, nous arrivons « Chez Gaby », tel est le nom d’une ancienne ferme devant laquelle une grande table rustique en bois s’offre à nous pour la pause-déjeuner. Le pique-nique au soleil sera particulièrement agréable et animé.

En guise d’apéritif, Edmond, bon prince, propose de fêter avec un breuvage de la région de Reims accompagné d’un gâteau aux pralines le retour de ses clés dont "la perte" avait marqué la randonnée de jeudi dernier. C’est donc l’effervescence qui va jaillir de la bouteille et donner le ton au repas. Puis Martine fête également son anniversaire qui, hasard du calendrier, tombe pile ce jeudi et c’est avec un autre breuvage d’une région plus à l’est, un cépage d’Alsace ample et généreux, accompagné de délices au caramel. Inutile de citer les nombreux desserts qui ont suivi dans la tradition de convivialité des Bémols.

Avant 13 heures nous prenons le chemin du retour et sous un beau soleil, nous franchissons la D 55 au col du Clergeon et empruntons ensuite un chemin où çà et là sont visibles des traces d’embourbement d’engins de débardage. Si le soleil estival a séché la surface du sol, la terre garde en profondeur l’humidité des fortes pluies du printemps. Le chemin oblique sur la droite et une ronce aérienne ôte délicatement de la tête de Marie son chapeau qui reste suspendu en l’air.

Cela mérite bien un cliché. Nous apercevons des touffes de populages des marais d’un beau jaune d’or.

Puis nous longeons un ravin qui est le lit du ruisseau Le Vinan, aujourd’hui à sec. A la queue leu leu, dans une sorte de canyon, nous franchissons sans difficulté des endroits aménagés avec d’anciennes traverses de chemin de fer.

Aujourdhui le terrain sec évite glissades et chutes et tout le monde parvient sans encombre à la sortie du bois où des lathrées écailleuses se dressent au bord du chemin.

A 13h45 nous atteignons le lieu-dit Les Granges (823 m) où une ancienne maison en plein chantier de restauration, la toiture a été totalement refaite, est habituellement le lieu d’une pause. Nous nous asseyons donc sur le petit muret derrière la maison.

La halte se prolonge et lorsque nous repartons, nos jambes sont tout engourdies... A travers prés nous descendons vers la départementale quand tout à coup, à l’arrière, une voix s’élève et demande d’arrêter. Mireille qui a oublié le bâton prêté par Monique est retournée le chercher à la maison. Serait-ce une répétition de la semaine passée ? Non, cela n’est qu’un clin d’œil à la dernière rando car aujourd’hui l’attente est très courte et tout le monde repart et aperçoit bientôt à travers les branches le lac du Bourget et plus loin le Lit-au-Roy et Culoz.

Quand nous rejoignons la D 55 (à la cote 816), Chantal et Edmond vont momentanément nous quitter et remonter tranquillement jusqu’aux voitures pendant que les 9 autres poursuivront la boucle en descendant dans un bois pour remonter ensuite vers le lieu-dit Les Moloyes (865 m). Le long du chemin sera aperçu par la photographe un seul pied de morillon sans chapeau, cela ne vaut pas un cliché... Et nous traversons Rojux avec la "mairie" sans sa cloche, une autre maison avec des sièges d’avion installés en façade, d’autres bâtiments annoncés comme étant piégés... Curieux hameau ! La boucle est bouclée ; il ne reste plus qu’à redescendre jusqu’aux voitures où nous attendent Chantal et Edmond.

Après cette randonnée fort agréable, les Bémols se donnent rendez-vous dans 2 semaines (because la Toscane) et regagnent leurs pénates.

Photos : Martine

Texte : Maurice

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