Club Santé Seniors MGEN 73
Accueil du site > 05. Activités > Randonnées pédestres "Les Bémols" > Récits-groupe Bémol - 2018 > 2018 / 04 / 05 - Tour, contours, détours au pays des jonquilles

2018 / 04 / 05 - Tour, contours, détours au pays des jonquilles

Col du Banchet - col de la Crusille

samedi 7 avril 2018, par Maurice DUPONT

Finies les raquettes, ce matin les 7 Bémols présents à Bassens sont prêts pour leur première randonnée à pied du printemps. Les orages de la veille et les incertitudes de la météo font qu’ils se demandent laquelle des deux destinations proposées aujourd’hui choisir. Un sms d’une huitième randonneuse disposée à rejoindre le groupe directement au col du Banchet fait pencher la balance. Départ donc pour la randonnée des cols du Banchet et de la Crusille, que les Bémols n’ont pas effectuée depuis des années. Vers 9 heures, au col du Banchet, débarquent des voitures d’abord 7 puis 8, enfin (avec l’arrivée-surprise d’une marcheuse du groupe 1) 9 Bémols, à savoir huit dames : Catherine, Françoise, 2 Martine, Maxime, Nadine, Nicole, Prudy et Maurice, le seul élément masculin qui sort de son sac un topo-guide et la carte I G N de ce beau coin de Transpinalie. Se prendrait-il pour le berger conduisant son troupeau de "chèvres" ? Que nenni ! Pas de quadrupèdes ni de pâtre chez les Bémols.

Alors que quelques marcheuses s’engagent derrière le petit oratoire sur le GR que nous emprunterons au retour, Maurice les rappelle et tout le groupe commence la marche sur le goudron avant d’emprunter rapidement un chemin balisé de marques jaunes sur fond vert, qui monte dans le bois. Le ciel est encore gris avec du bleu au sud, quelques gouttes de pluie nous incitent à sortir les capes et les housses imperméables des sacs mais bien vite le bleu s’élargira dans le ciel et le soleil nous accompagnera. Bientôt les premières jonquilles apparaissent sur le talus, leur corolle inclinée vers le sol après les violentes averses de la veille.

D’autres fleurs printanières, les scilles, sont photographiées aussi pour la première fois.

Après les lieux-dits Le Châtelard et La Forêt, le topo-guide signalant les ruines du château de Montbel au sommet d’une éminence boisée, nous faisons un détour pour nous y rendre. Une pancarte invite à la plus grande prudence et interdit de pénétrer à l’intérieur. La montée vers les ruines n’est pas de tout repos.

L’itinéraire est glissant, pas toujours visible. Nous contournons le site et sous une avancée de rocher nous faisons la pause-banane ;

après quoi nous revenons sur nos pas et tâchons de nous approcher au maximum de la tour en ruine dominant la colline.

Mais un passage en cheminée nous fait rebrousser chemin et la descente est encore moins aisée que la montée...

Ensuite, le topo-guide, dont les explications vont être mal interprétées par l’homme du jour, invite à passer par le village de Monthieux avant le second col de la journée. C’est le début d’une suite d’allers et retours, d’arrêts et de questions en présence d’obstacles et de balises en forme de croix... Par où passer ??? Finalement nous empruntons un chemin puis un peu plus loin un autre chemin qui se subdivise avant de se perdre dans les champs. Nous montons, descendons et à un moment dominons quelques habitations ; la carte IGN permet d’identifier le hameau Deschamps, il nous faut donc continuer vers le nord et sous un beau soleil, que nous voyons à notre droite, nous marchons vers le sommet de la colline. Nous y apercevons les premiers coucous et par une sorte de synesthésie, nous entendons le chant du coucou lorsque nous descendons de l’autre côté en direction des premières maisons de Monthieux.

Une fois le hameau traversé, Nicole, qui a bien examiné la carte, propose d’abréger le trajet sur goudron en empruntant des chemins de champ qui nous amèneront à franchir un ruisseau avant d’atteindre la départementale montant vers le col de la Crusille.

Il est midi. Une murette bordant la route nous offre un endroit sec pour nous poser afin de faire la pause-déjeuner.

Certes l’alignement ne favorise pas les échanges mais notre pique-nique au soleil est agréable et convivial au possible.

A 12h45 nous repartons et parcourons les quelques hectomètres nous séparant du col de la Crusille, les reflets du ciel bleu dans le marécage gorgé d’eau bordant la route n’échappent pas à l’oeil de la photographe.

Le col franchi, nous poursuivons vers un point de vue signalé sur la carte. Au bord de la route, une grotte au pied de la falaise de calcaire ; jadis un ermite hantait ce lieu, le seul homme du groupe est invité à le remplacer pour la photo.

Au belvédère, nous pouvons admirer le paysage de Ste-Marie-d’Alvey jusqu’aux Monts du Lyonnais.

Nous remontons au col de la Crusille, dès lors pour le retour au col du Banchet nous suivrons le GR 9. Au bord du chemin qui longe la falaise dominant la plaine de l’Avant-Pays, de nombreuses fleurs printanières : ficaire au jaune éclatant, pâquerettes, cardamines au violet tendre, anémones des bois...

Nous marchons sous un beau ciel bleu où flottent quelques nuages blancs et sur un tronc d’arbre couché, nous nous offrons une pause-vitamine D, particulièrement appréciée des dames.

Puis nous repartons et entrons dans une zone où les jonquilles poussent à foison des deux côtés du chemin, chacun(e) n’a qu’à se baisser pour faire un bouquet.

Dans un passage où il faut franchir des blocs rocheux, Catherine dérape et s’érafle sévèrement la jambe, il lui faudra se soigner, désinfecter et bander la cuisse meurtrie avant de continuer à marcher. Le trajet retour est loin d’être terminé, il faut encore monter longuement , ce que Catherine fait courageusement sans se plaindre. De véritables champs de jonquilles s’ouvrent devant nous.

Et dans le ciel de plus en plus bleu, deux parapentistes évoluent gracieusement.

Enfin au terme d’une longue descente nous arrivons à 15h30 au col du Banchet ; la chapelle aux grilles décorées de jonquilles fanées fait presque peine à voir.

Ravis de cette belle randonnée dans la verte campagne transpinalienne, nous formulons le souhait que la météo soit aussi favorable jeudi prochain et regagnons le bassin chambérien.

Photos : Martine

Texte : Maurice

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0