Club Santé Seniors MGEN 73

2018 / 03 / 29 - Un effectif hors du commun

St-François-de-Sales - La Plate (AR)

vendredi 30 mars 2018, par Maurice DUPONT

Ce jeudi la pluie matinale a découragé une fois encore plus d’un(e) Bémol, mais au moins trois raquettistes sont présents à Bassens vers 8h30 ; si l’on s’en tient aux prénoms, il y a Marie, Martine, Madeleine, Maurice (les 3 ou 4 M du jour). Après un moment de discussion et d’hésitation, ils aperçoivent un peu de ciel bleu au-dessus du Nivolet et un rayon de soleil furtif qui emporte la décision. "Et si l’on allait faire un tour du côté de Saint François, au moins pour la matinée ?" Sitôt dit, sitôt fait. Durant le trajet en voiture, les falaises du Margériaz se détachant sur un ciel relativement dégagé remplissent d’espoir nos raquettistes.

A 9h30 ils arrivent à la station de St-François, le parking est pratiquement désert, le ciel gris et le temps est à la giboulée, juste de quoi humidifier les vêtements de pluie des 3 Bémols qui se lancent, 10 minutes plus tard, sur la piste-raquettes pour un aller et retour du foyer de fond au refuge de la Plate. Sous de petits flocons qui dansent dans l’air, nous marchons dans la forêt, traversant et longeant les pistes de fond avec l’impression d’être seuls au monde. Un poteau avec des pancartes directionnelles émergeant à peine de la neige signale à juste titre le lieu-dit Sous la piste.

Après la forêt nous atteignons la tourbière des Creusates dans la brume.

Et nous longeons cet espace naturel bordé de chalets aux toitures où la neige a considérablement fondu, entraînant la formation de glaçons enneigés suspendus au bord des tôles.

Nous voici ensuite à la Doline que nous traversons, descendant dans cette cavité où la neige est presque de la soupe pour remonter sur le versant opposé où des espaces déneigés laissent apparaître l’herbe et la terre. Après quoi nous abordons la « route du gros plane », ainsi que l’indique un panneau de bois, en fait une piste mixte dédiée aux fondeurs et aux raquettistes priés de "serrer à gauche". Sur la piste de fond aux rails bien tracés, le manteau neigeux est absolument vierge : aucune trace de fondeur en cette matinée. Nous sommes donc les seuls, ce qui mérite bien 2 clichés.

Sur le talus quelques curiosités naturelles n’échappent pas au regard de Martine : ici un petit sapin pointant son nez sous les couches successives de neige, là deux rangées parallèles de petites boules de neige...

Au lieu-dit Pierre Blanche, nous laissons la piste mixte et obliquons à gauche vers le refuge de la Plate annoncé à 10 minutes. A un jet de boule de neige du refuge qui est fermé pour le moment, nous cherchons un lieu pour la pause-banane.

Nous nous mettons ainsi à l’abri d’une brève averse de pluie et neige mêlées sous le toit d’un chalet nommé Les Marmottes, signalé par un panneau de bois pyrogravé représentant un couple de ces animaux, le mâle avec un chapeau et tenant une guitare, la femelle une coupe et faisant un clin d’œil aux visiteurs.

Nous nous requinquons et reprenons sur le coup de 11 heures le chemin du retour.

De légers flocons de neige vont de nouveau nous tenir compagnie sur la piste mixte à la neige encore vierge, enfin jusqu’à ce qu’un premier fondeur apparaisse ; nous le saluons et échangeons quelques mots. C’est le gardien du refuge qui va ouvrir le local pour accueillir un groupe d’amis et qui est prêt à nous inviter également, si nous ne marchions pas dans le sens opposé au refuge. Nous continuons donc le long de la piste de fond marquée désormais par les seules traces de skating de ce fondeur pas comme les autres.

De retour à la Doline nous la contournons en montant sur le flanc gauche et arrivons auprès des chalets sur le haut de la tourbière. Un bref arrêt, le temps d’une photo.

Nous voyons au loin des scolaires dévalant la piste de fond, nous ne sommes plus seuls en ces lieux.

Dans la traversée de la forêt, les reliefs du repas d’un écureuil qui a décortiqué un cône d’épicéa sont dignes d’un cliché ainsi qu’un bonhomme de neige, un survivant, à l’air un peu grognon auquel la photographe redonne des couleurs avant de l’immortaliser.

A 12h15 nous arrivons au foyer de fond où un groupe de scolaires est sur le point d’évacuer la salle hors-sac. Nous nous installons pour une pause-déjeuner conviviale, alors que dehors la neige tombe maintenant en flocons serrés. Nous avons à peine fini de pique-niquer qu’un second groupe de jeunes scolaires envahit le local. Il nous faut laisser la place et quitter le foyer devant lequel des petits de maternelle s’amusent sous les flocons.

Heureux de nous être oxygénés pendant ces 2h30 de randonnée-raquettes, la dernière et la plus courte de la saison, regrettant aussi l’absence des autres, nous remontons en voiture et redescendons dans la vallée.

Photos : Martine

Texte : Maurice

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