Club Santé Seniors MGEN 73

2018 / 03 / 08 - Les femmes mènent le train

De Corbel au col de la Cluse- Les Bruyères

vendredi 9 mars 2018, par Maurice DUPONT

En cette journée des droits des femmes, elles étaient 15 à partir pour une randonnée-raquettes cartusienne : Bernadette, Catherine, Cécile, Chantal, Danielle, 2 Françoise, Jeanine, Jeannine, Joëlle, Marie-Madeleine, Martine, Maxime, Mireille, Prudy. 3 messieurs, Daniel, Jean-Philippe, Maurice, conscients qu’aujourd’hui il leur faudra filer droit les accompagnent ; l’un d’eux endossant le rôle de portefaix.

A 9h30 les 18 Bémols débarquent des voitures à la sortie du chef-lieu de Corbel (845 m). Dans le ciel immensément bleu se prépare une très belle journée de mars. Vu l’absence de neige à cette altitude, les raquettes sont laissées dans les coffres des voitures, sauf trois paires qui vont être accrochées aux sacs à dos pendant une partie du trajet vers le col de la Cluse.

Le début de la randonnée nous fera descendre d’abord sur la départementale 45, puis dans la forêt où après avoir traversé le ruisseau Le Gringalet, nous remontons en suivant le GR du tour de Chartreuse. Les premières primevères entre les feuilles mortes annoncent le printemps.

Nous atteignons la cote 840 (signalée par une pancarte) puis le chemin étant obstrué, nous poursuivons la montée dans les prés bordant l’itinéraire.

Peu à peu, avec l’altitude, une mince couche de neige durcie recouvre l’herbe. Nous passons auprès du hameau Les Fiolins, puis Les Mathès (915 m). Quelques haltes permettent d’admirer les montagnes de Chartreuse ; mais les identifier est plus difficile.

Alors que les éléments masculins ne disent mot à ce sujet (aujourd’hui ils n’ont pas droit à l’erreur ni à la domination), un débat s’installe entre Catherine, Jeannine et Chantal au sujet des noms proposés : Som : le Grand, le Petit, le Charmant ? Ou Sure, la Grande ? Ou encore Chamechaude ? Face à l’incertitude, Danielle, géographe émérite, conclut : « ce sont des volets anticlinaux ».

Et nous repartons ; dans la couche de neige plus épaisse, des traces d’animaux apparaissent, certaines bizarres, difficilement identifiables même avec le document sorti du sac de Prudy. « Un dahut unijambiste » plaisante quelqu’un et plus loin, des traces bien nettes de chevreuil sont repérées et photographiées par Martine.

Vers 10h45 le trio des femmes de tête s’arrête au bord du chemin en un endroit ensoleillé propice à la pause-banane. Tout le groupe suit et nous nous requinquons face au hameau Les Cruz (990 m) et plus bas que le chemin, dans la pente enneigée, une bâtisse en ruine illustre la longue agonie des constructions contre les attaques du temps et des éléments.

Après la pause, la montée continue sous les rayons du soleil, la couche de neige recouvrant le chemin devient plus importante et bientôt les raquettes transportées sur les sacs vont se révéler utiles pour ouvrir la voie.

Mais les rares raquettistes sont à peine opérationnels que nous sommes contraints à escalader avec précaution le mur de neige bordant la route du col, la quantité de neige poussée par les déneigeuses ayant submergé le GR coincé entre les sapins et la départementale.

Premier passage goudronné de la journée, mais non le dernier. Puis nous repassons le mur de neige dans l’autre sens et retrouvons le chemin recouvert maintenant d’un épais manteau blanc et Cécile, en position d’ouvreuse, se félicite d’avoir emporté ses raquettes.

Nous montons dans la forêt, parfois sous les branches des arbres enneigés, parfois dans des espaces plus ouverts mais recèlant quelques pièges.

Ainsi Françoise expérimentera involontairement les bienfaits du "bain de siège froid" consistant à rafraîchir et stimuler la zone de l’arrière-train tout en gardant au chaud le reste du corps...

Après un bon moment de marche forestière avec la route et son mur de neige au-dessus de nos têtes, nous repassons sur le goudron une fois franchi le col de la Cluse. Encore un kilomètre à parcourir, évidemment sans raquettes, pour parvenir à la petite station du site de la Cluse et atteindre Les Bruyères (1200 m) où nous bénéficierons du confort de la salle hors-sac. Avant d’y entrer, nous pouvons admirer sous le soleil de midi le paysage qui s’offre à nous : le Granier tout proche et au loin le Mont Blanc.

La pause-déjeuner est fort agréable et conviviale, dans une salle bien chauffée et aménagée, avec une partie dédiée à une exposition photo. Aujourd’hui les breuvages sont exclusivement féminins et il faut reconnaître que ces dames ont très bon goût..

A 13h30 nous prenons le chemin du retour après un ultime coup d’oeil au panorama du site de la Cluse.

Et nous repartons vers Corbel selon le même itinéraire qu’à l’aller (du moins c’est ce qui était annoncé). Alors que 6 Bémols reprennent la route vers le col de la Cluse, les 12 autres empruntent la piste-raquettes longeant la départementale et au col nous retournons dans la forêt derrière les raquettistes pour un bon bout de chemin, plus loin que lors de l’aller, avec une neige qui se transforme sous les rayons du soleil. Lorsque nous arrivons à un embranchement où sont indiquées deux directions pour rejoindre Les Mathès, le train mené par les marcheuses à l’avant du groupe fait que nous nous embarquons vers les Mathès par le moulin des Perrucons. Sur ce chemin des dames de tête, on goûtera de nouveau à l’asphalte de la D 45 beaucoup plus que prévu. Du moins aurons-nous loisir d’observer la campagne et les animaux, tel ce cheval mangeant du foin faute de pouvoir brouter l’herbe des champs.

A 15h15, nous voici de retour à Corbel au terme de cette randonnée-raquettes inédite, où l’usage de celles -ci a été minoritaire. Ravis d’avoir pu nous oxygéner en Chartreuse par un temps printanier superbe, nous regagnons nos pénates.

Photos : Martine

Texte : Maurice

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