Club Santé Seniors MGEN 73

2018 / 02 / 22 - Dix Bémols dans la brume

Parking de Crolles -Foyer de fond de St-François-de-Sales

vendredi 23 février 2018, par Maurice DUPONT

Ce matin, bien peu de randonneurs masculins dans le groupe Bémol, un seul en tout et pour tout ! En revanche 9 randonneuses (dont 4 de retour d’Inde) : Catherine, Cécile, Chantal, 2 Françoise, Jeannine, Martine, Maxime, Nadine. Aujourd’hui la notion de parité est totalement inexistante, comme le seront soleil et ciel bleu... Après un trajet automobile au travers de nappes de brouillard, les 10 Bémols débarquent à 9h30 sur le parking de Crolles. Là auprès des voitures les arbres revêtus de givre donnent un premier aperçu du paysage irréel qui nous attend.

Tout d’abord nous descendons vers le lieu-dit la Sibérie dans le froid et le brouillard enveloppant la forêt, avec l’espoir que ce dernier se dissipe peu à peu. "L’espoir fait vivre" dit le proverbe, pour les Bémols l’espoir fera avancer et parfois presque à tâtons, tant le brouillard est dense. A un moment la randonneuse de tête oblique sur la droite créant ainsi un raccourci, cela supprime le passage auprès du village tipi ; mais aurions-nous pu le voir avec ses tentes blanches se fondant dans le grand blanc ? Le groupe s’achemine tranquillement vers les chalets Gralette dont les contours se devinent à peine dans la brume. Puis après avoir longé la piste de fond, nous redescendons et traversons un ruisseau gelé où des touffes d’herbes recouvertes de cristaux de neige émergent de la fine couche de glace. Ce décor hivernal et l’absence de luminosité incitent la photographe à réaliser quelques clichés artistiques originaux du genre photos anciennes sépia.

A 10h30 sur notre gauche un petit chalet bas et sans porte nous semble être un lieu propice pour faire la pause-banane. Seule Françoise se rend auprès de la construction de bois, les autres restant sur la hauteur de neige qui entoure cet abri sommaire.

Pendant la pause, est-ce l’effet du brouillard, toujours est-il que la communication entre l’élément masculin et les randonneuses revenues du Rajasthan est plutôt brouillée...

Nous repartons ensuite et atteignons le lieu-dit Sous la Croix. Heureusement qu’une pancarte signale l’endroit car il est impossible d’apercevoir la Croix des Bergers. Vu la situation, la décision est vite prise : inutile de grimper jusqu’à la Croix puisqu’on ne verra rien, nous aviserons au retour au cas où le soleil daigne se montrer... Nous poursuivons notre marche dans la brume en direction du foyer de fond et longeons pendant un moment une piste de fond contournant la tourbière des Creusates. Au lieu-dit Sous la Clairière, nous laissons l’itinéraire des fondeurs et pénétrons dans la forêt, montant à la queue leu leu entre les sapins lourdement chargés de neige puis descendant dans un espace découvert immaculé avant de rejoindre les pistes de fond proches du foyer communal de St-François-de-Sales.

Avant 11h30 nous avons atteint le lieu de la pause-déjeuner. Quel plaisir de pouvoir partager notre pique-nique dans la salle hors-sac chauffée où nous rejoindront plus tard deux classes dont une de tout petits qui seront installés à la mezzanine et une autre d’élèves un peu plus âgés. Comme d’habitude, la convivialité bat son plein lors du partage des desserts dont certains ont été confectionnés en vue d’un plus grand nombre de convives, tels les muffins de Cécile.

Une heure plus tard nous prenons le chemin du retour et le brouillard ne s’est toujours pas dissipé. Nous partons vers la tourbière des Creusates suivant un itinéraire bien connu des Bémols, où seuls les abords de la piste peuvent donner lieu à quelques belles photos, telles ces branches de sapin qu’on dirait recouvertes de satin blanc.

A partir de la tourbière où la visibilité est quasiment nulle, nous avançons sans nous éloigner des bâtons jaunes balisant la piste-raquettes que nous cherchons du regard les uns après les autres. C’est ainsi que nous parvenons aux lieux-dits le Chalet, la Cascade et de nouveau Sous la Croix. Même si les conditions météo sont identiques à celles du matin, 7 d’entre nous décident de monter jusqu’au sommet alors que Chantal, Jeannine et Maxime s’avanceront sur le chemin du retour et nous attendront près du petit chalet de la pause-banane.

Pendant la montée vers la croix, un sapin d’allure curieuse, peu élancé, recouvert d’un lourd manteau de neige, pourrait presque passer pour un feuillu et mérite un cliché en ce jour sans panoramas ni sommets lointains.

La croix des Bergers n’apparaît que lorsque nous arrivons à proximité et nous redescendons après deux photos-souvenirs pratiquement en noir, gris, blanc - les tons rouges portés par Catherine et Martine apportant une petite touche de couleur vive.

Nous redescendons fort prudemment, évitant de nous engager dans la pente raide sur notre droite et regagnons ainsi le point de départ de cette grimpette à l’aveuglette. Maintenant retour vers Crolles et alors que les pancartes directionnelles ne mentionnent pas ce lieu, nous repartons avec un léger doute sur la direction à suivre et sur l’endroit où se trouvent les 3 qui ne sont pas montées jusqu’à la croix. Mais quelques instants plus tard un appel de Chantal et un autre de Jeannine nous rassurent : elles ont dépassé le petit chalet et continuent tranquillement. Bientôt tous les 10 formeront de nouveau un seul groupe. Avant d’aborder une longue montée assez raide, Martine fait un panoramique des arbres, essentiellement des feuillus, alignés dans le brouillard.

Un peu plus loin ce sera un gros plan sur le pompon givré de Jeannine, offrant de superbes contrastes.

Encore quelques grimpettes et un peu de marche entre les arbres tout de blanc vêtus et après une ultime photo d’arbres enneigés, nous voici de retour au parking de Crolles vers 14 h 45.

En somme une belle randonnée malgré la persistance du brouillard et l’absence totale de soleil qu’on aurait aimé voir apparaître.

Photos : Martine

Texte : Maurice

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