Club Santé Seniors MGEN 73

2018 / 02 / 08 - Sept givrés sur la 2

Boucle du Mollard (le Désert d’Entremont)

vendredi 9 février 2018, par Maurice DUPONT

En ce début de février marqué par le froid, 7 Bémols se retrouvent à Bassens, 4 dames : Chantal, 2 Françoise, Prudy et 3 messieurs : Bernard, Jean-Philippe, Maurice. Avant de partir en direction d’Entremont-le-Vieux, les présents, ayant une pensée pour celles et ceux qui ne sont pas venus car redoutant de pique-niquer à l’extérieur exposés au gel, discutent d’un changement de parcours afin de pouvoir se restaurer à l’abri. C’est ainsi qu’au lieu de randonner (comme prévu) du côté du Grand Carroz, on décide de raquetter jusqu’au col du Mollard et déjeuner ensuite au Foyer de fond du Désert d’Entremont. Décision tardive qui prise plus tôt aurait pu susciter une participation plus importante....

A 9h30, les Bémols débarquent des voitures sur le parking du Foyer de fond (1200 m) : sol verglacé, talus orné d’oursins de glace, brouillard tenace dérobant aux regards le mont Outheran et enveloppant le paysage.

Nous entrons dans le monde du grand blanc : neige immaculée, atmosphère froide et lactescente. « Pour le col du Mollard, suivez la piste bleue, la n° 2 » nous dit un moniteur du foyer de fond. Chaudement vêtus, nous commençons la randonnée en passant sous le portique des pistes-raquettes et nous voici embarqués sur la Boucle du Mollard jalonnée à intervalles réguliers de balises avec le chiffre 2 surmonté d’une raquettte. Entouré d’arbres habillés de neige et de cristaux de givre, un petit pont nous donne accès à un décor féerique, qui nous fera presque oublier le froid.

Emmenés par Bernard qui ouvre lamarche, nous montons en bordure de forêt. Feuillus et résineux saupoudrés de blanc ont un aspect splendide.

Sous les branches chargées de guipures argentées, deux amatrices de beaux clichés sont photographiées à leur tour par le narrateur, momentanément serre-file.

A un moment la piste fusionne avec une piste de fond et une balise entourée de cristaux de neige gelée formant un encadrement original nous invite à laisser libre l’espace dédié aux fondeurs, pratiquement inexistants ce matin.

Nous n’en avons vu qu’un seul... Parfois une halte durant la montée permet le regroupement de tous et après avoir échangé nos impressions nous repartons.

Plus loin le tronc frêle d’un jeune hêtre forme au-dessus de la piste une arche végétale sous laquelle nous passons les uns derrière les autres.

Dans la forêt la piste longe un ruisseau encaissé entre deux hauts talus de neige.

Différentes traces d’animaux aux abords du cours d’eau sont observées, d’abord celles d’un blaireau, "il marche comme un mannequin de mode", plus loin celles d’un mustélidé, "il a de longs pieds" précise notre spécialiste des empreintes lors de la saison hivernale et des champignons le restant de l’année. A 10h30 nous parvenons au lieu-dit La Serra (1315 m). Le col du Mollard est annoncé tout droit devant à 100 m mais la piste oblique à gauche et monte plus haut sur le flanc du mont Outheran toujours enveloppé de brouillard.

Et bientôt nous amorçons la descente... Aurions-nous franchi le col sans nous en rendre compte à cause du brouillard ? Avant de poursuivre nous faisons la pause-banane qui avait été prévue au col du Mollard. Nous descendons ensuite dans la forêt.

Quelques passages bien pentus, des détours et contours et une remontée entre les sapins , tout cela nous amène précisément au col du Mollard (1320 m) où la couche de neige est d’une belle hauteur, il n’est qu’à voir les pancartes directionnelles et la croix émergeant à peine du manteau neigeux.

Il nous reste à effectuer le trajet retour vers le foyer de fond. Le brouillard ne s’est pas dissipé, le froid est un peu moins mordant. La piste est parfois encombrée de jeunes arbres ployant sous le poids de la neige et dont les branches basses accrochent les bonnets et autres couvre-chefs.

Nous croisons plusieurs groupes de raquettistes, ils commencent à randonner alors que nous redescendons... De brèves haltes sont nécessaires pour permettre à Chantal de régler quelques problèmes techniques causés par ses raquettes. Pendant l’un de ces arrêts, nous examinons nos propres raquettes et constatons que nous en avons avec griffe avant munie de 2 ou 3 dents sauf l’une de nous qui a des raquettes dotées d’une superbe griffe avant avec 4 dents.

"Avec ça tu pourrais escalader des cascades de glace !" plaisante Bernard. La descente vers le foyer de fond se poursuit dans le grand blanc et à l’approche du foyer nous voici entourés par de nombreux jeunes scolaires, venus en cars dont certains de la banlieue de Lyon.

Arrivés auprès des voitures et après y avoir déposé nos raquettes, nous nous dirigeons vers le restaurant du foyer littéralement bondé et bourdonnant du brouhaha de tous ces jeunes. Il nous faut trouver un autre lieu pour pique-niquer à l’abri. Une affiche sur le mur du foyer nous indique la salle hors-sac communale du col de la Cluse.

Nous montons dans les voitures et Chantal qui connaît bien les lieux nous guide jusqu’à un parking proche de l’auberge de ND des Bruyères et du bâtiment où l’on délivre les forfaits pour les skieurs. C’est à l’arrière de ce bâtiment, à l’étage, que nous trouvons la salle hors-sac du secteur de la Cluse. Quelle bonne surprise de pénétrer dans une salle chauffée, spacieuse avec des tables et des bancs, équipée d’ustensiles pour le ménage et même d’un micro-ondes ! Son accès est gratuit pour les raquettistes, ce sont le skieurs qui en paient l’entretien avec leur forfait... Nous nous installons et goûtons notre bonheur en pique-niquant de façon fort conviviale.

A 13h45 nous quittons les lieux, ravis de cette petite randonnée et de son épilogue fort agréable et inattendu. Nous reprenons la route de Bassens, traversant les hameaux cartusiens toujours dans le brouillard.

Texte et photos : Maurice (+ 4 photos de Françoise)

Portfolio

Talus du parking du foyer de fond
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