Club Santé Seniors MGEN 73

2018 / 01 / 11 - Entre le soleil et la brume

St-François-de-Sales, la Croix des Bergers, la Plate

samedi 13 janvier 2018, par Maurice DUPONT

Les trombes d’eau de la semaine dernière ayant fait annuler tout projet de sortie, ce jeudi a été celui de la première randonnée raquettes de l’année 2018. C’est ainsi qu’après la période des fêtes et 2 semaines sans escapade, de nombreux participants, certain(e)s de retour après une longue absence, se retrouvent loin de la grisaille de la vallée au parking de la station de St-François-de-Sales. En tout 25 raquettistes avec une très forte majorité féminine- 19 dames dont 4 Françoise, 2 Martine et les autres pour seulement 6 messieurs.

A 9h45 les 25 Bémols se dirigent vers le Foyer de fond et commencent à randonner, chaudement vêtus, peut-être trop car pas de température négative, pas de vent si bien que le ressenti est meilleur que prévu. Au bord de la piste, un petit bonhomme de neige, qui semble nous attendre, réveille l’enfant qui sommeille en chacun(e), ce sera le logo du jour.

Après avoir longé et traversé les pistes de fond, nous pénétrons dans la forêt ; la neige tombée pendant la nuit a recouvert les arbres d’un joli manteau blanc. A 10h15 nous arrivons à la Tourbière des Creusates, qui ouvre devant nous son étendue neigeuse bordée de sapins, caressée par les rayons du soleil matinal.

Alors que certains sont tentés d’aller tout droit, plein ouest, vers la Croix des Bergers à travers cet espace au sol marécageux masqué par le manteau neigeux, il est plus prudent de suivre les balises jaunes pour raquettistes. Ainsi à la queue leu leu nous montons d’abord vers les chalets des Creusates pour ensuite obliquer sur notre gauche vers le lieu-dit la Cascade.

L’électron libre du groupe, Claude, nous a devancés et passe près d’un sapin, seule présence humaine dans cet espace enneigé qui nous sépare de la croix.

Au terme d’une montée régulière, longeant des feuillus saupoudrés de blanc adossés à des résineux dressant leur sombre silhouette, les Bémols parviennent à 10h45 au sommet de la crête où est érigée la Croix des Bergers. A nos pieds, les ombres des arbres s’étirant sur la neige et au loin la vallée recouverte de brouillard.

Après la pause-banane au soleil en cet endroit qui est le point culminant du jour, nous redescendons, apercevant à travers les nuages bouchant l’horizon une montagne enneigée, peut-être le Mont-Blanc ?

Les premiers arrivés au lieu-dit la Cascade attendent le reste du groupe et remarquent au pied des sapins une sorte de nuage blanc, créé par l’évaporation de la neige sous l’action du soleil.

Puis nous nous dirigeons vers Fontaine froide, appellation non usurpée en cette zone à l’ombre où subsiste un léger brouillard réfrigérant. Près de la Grange de la Plume, Claude au prix d’un détour, va faire le Jacques non point en sonnant les matines (il est trop tard) mais en faisant tinter pour le plaisir la cloche suspendue à l’extrémité de la poutre du chalet.

Plus bas aux abords d’un autre chalet, c’est Bernard qui va tester, presque à cloche-pied, la solidité de la glace d’un chaudron.

Après ces intermèdes plaisants nous traversons le ruisseau des Otalets qui s’étale entre des mottes d’herbe surmontées de curieuses formes enneigées.

Après quoi il nous faut remonter sur le versant opposé jusqu’à atteindre le GR du tour des Bauges. Dès lors le parcours jusqu’à la Plate sera une succession de passages sur sol terreux, caillouteux ou sur couche de neige durcie à l’ombre de la forêt. A notre gauche, le flanc de montagne déboisé, dépouillé de son manteau blanc, offre un triste aspect mais en approchant du refuge de la Plate, lieu de la pause-déjeuner, nous retrouvons un paysage hivernal de carte postale. A 12h15 tout le groupe est arrivé au refuge de la Plate où nous nous installons autour des tables de bois de la terrasse, alors que le soleil nous accompagne encore pour un moment. Cécile et Françoise font preuve d’initiative appréciée de tous en allant commander au gardien du refuge vin chaud ou soupe, selon les goûts de chacun(e). La convivialité caractéristique du groupe suscite des déplacements nombreux entre les tables au moment du dessert.

Mais nous ne nous éterniserons pas en ce lieu, le soleil ayant cédé la place à la brume qui nous incite à partir pour un retour à St-François-de-Sales sous un ciel brouillé.

Il faut d’abord rechausser les raquettes, ce qui n’est pas toujours facile et Roselyne se retrouve étalée par terre, chute sans conséquence qui ravit la photographe.

Et c’est le départ de la Plate, nous revenons sur nos pas pendant quelques minutes sans plus sous peine de refaire le même itinéraire qu’à l’aller. C’est alors que les talkies-walkies se sont révélés fort utiles : à un embranchement, un appel de Daniel, le serre-file, et tout le monde empruntera le bon chemin du côté de Pierre Blanche au bord de la piste de fond tracée sur la "route du gros plane" que nous longeons désormais en direction de la doline et nous voyons le soleil poindre à travers la brume.

La traversée de la doline sur le flanc de cette dépression au paysage flouté par la brume nous amène près des chalets de la partie haute des Creusates.

Puis nous descendons au plus court avant de nous engager à la queue leu leu dans la forêt.

Les sapins aux aiguilles chargées de neige sont beaux à voir et notre bonhomme de neige se retrouve coiffé de la casquette de Jean-Philippe. Bientôt nous arrivons au foyer de fond aux abords duquel de très jeunes fondeurs glissent, virent, voire chutent et repartent.

Quant à nous, encore quelques pas avant de parvenir auprès des voitures et nous donnant rendez-vous pour une prochaine sortie raquettes, nous regagnons la vallée, heureux de cette belle randonnée.

Photos : Martine

Texte : Maurice

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