Club des retraités de la MGEN en Savoie
Accueil du site > 05. Activités > Randonnées pédestres "Les Bémols" > Récits groupe Bémol - 2017 > 2017 / 12 / 21 - Il y a le ciel, le soleil et la neige ...

2017 / 12 / 21 - Il y a le ciel, le soleil et la neige ...

1° randonnée-raquettes Worden - St-François-de-Sales

vendredi 22 décembre 2017, par Maurice DUPONT

En ce jeudi 21 décembre, premier jour de l’hiver, le groupe Bémol effectue sa première randonnée-raquettes. Cette conjonction du calendrier des saisons et du programme des Bémols est assurément de bon augure. En effet dès avant l’heure de départ de Bassens, les adeptes des raquettes affluent, si bien que vers 9h15, au lieu où débute la randonnée, près du magasin Worden (avant la station de la Féclaz) ce sont 18 raquettistes qui débarquent des voitures, dont 2 Bernadette, 2 Françoise, 2 Jean(n)ine, 2 Martine et les autres... Aujourd’hui la gent masculine ne brille guère par le nombre, parmi laquelle signalons la présence d’Edmond qui a troqué sa casquette verte contre une bleue. D’un bleu plus foncé que le bleu lumineux du ciel qui, dès le début de la randonnée, nous fait oublier la grisaille dans la vallée.

Dans un décor magnifique avec des feuillus et des résineux sous leur manteau de neige, aux abords de Worden, les 18 partent en direction de Saint-François-de-Sales, Catherine ouvrant la marche avec Françoise tandis que Daniel assume avec professionnalisme la fonction de serre-file, le reste du groupe suivant à la queue leu leu l’étroite piste tracée dans la neige immaculée tombée en abondance, qui brille sous les rayons du soleil.

Sur notre droite le Margériaz avec ses falaises tapissées de blanc est encore dans l’ombre.

Et c’est dans l’ombre également que nous avançons dès lors que nous pénétrons dans la forêt. Au lieu-dit Les Mermets, la tête du groupe poursuit tout droit se fiant à la pancarte signalant le foyer de St-François mais au bout d’un moment les raquettistes de l’arrière repèrent des balises-raquettes sur une piste montant à gauche dans la hêtraie-sapinière et tout le monde s’y engage. Certains redoutent de devoir affronter la très longue, trop longue, montée des 2 années précédentes, or en ce début de saison hivernale tous les sentiers serpentant à flanc de montagne n’ont pas été ouverts. Nous voici donc sur le bon itinéraire jalonné de nombreuses balises. Les arbres chargés d’un lourd manteau blanc et certains troncs sous le poids de la neige formant comme des arches offrent au regard un spectacle hivernal d’une grande beauté.

Laissant sur notre droite le GR de pays qui descend vers La Magne, nous continuons notre progression, encouragés que nous sommes par la vue de la cîme des arbres illuminée par les rayons du soleil.

A 10h45, en un lieu dégagé où ombre et soleil se côtoient nous faisons la pause-banane.

Au terme de celle-ci, pour ceux qui se sont assis sur cet épais matelas neigeux, ce ne sera point aisé de se lever avec les raquettes aux pieds. Mais tout le monde repartira et un peu plus tard la départementale montant de La Magne à la station de St-François est en vue.

Nous la traverserons et la longerons une bonne centaine de mètres, marchant sur le haut talus de neige tassée. Au moment où l’on rejoint le chemin en contrebas de la départementale, 4 parmi nous, les 2 Bernadette, Chantal et Edmond vont emprunter la route pour se rendre au foyer de fond, tandis que les autres suivent le chemin enneigé descendant jusqu’au lieu-dit Rocheray.

Dès lors une grimpette bien pentue nous attend, qu’il faut gravir après avoir mis les talonnettes en position haute et chacun(e) montant à son rythme, le groupe se fractionne mais les 14 atteindront, plus ou moins essoufflé(e)s, la piste de fond en haut de la pente après 20 minutes d’effort. Effort récompensé par le décor sublime qu’offre la nature en hiver, telle cette branche de hêtre chargée d’une parure de cristaux.

Il ne reste plus que quelques minutes de marche en bordure de la piste de fond avant d’arriver au foyer communal de ski de fond sur le coup de midi. Les 4 qui ont emprunté la route nous y attendent et ont commencé à dégager la neige givrée recouvrant les tables et les bancs rustiques sur la terrasse du foyer exposée au sud. Une fois tous réunis, la majorité des 18 s’installera donc en terrasse, comptant sur les rayons du soleil pour supporter les 4 °C, affichés sur un panneau voisin. Les autres préfèreront s’asseoir confortablement au chaud à l’intérieur du foyer. Même scindé en deux, le groupe Bémol fera honneur à sa réputation et la convivialité, au prix de déplacements entre intérieur et extérieur, n’en souffrira pas.

A 13 heures, nous entamons le trajet retour : d’abord marche le long de la route, raquettes à la main, jusqu’à l’embranchement du chemin enneigé conduisant vers la Féclaz et Plaimpalais. Dans la forêt, le spectacle des arbres avec leur charge de neige incite l’imagination à prendre le pouvoir et voir ici sur cet arbre courbé un ourson ou une fourmi géante,

là face à l’épaisse couche blanche des reliefs avec des cratères.

Plus loin, alors qu’un peu de neige que le soleil a fait tomber des branches roule sur le sol, l’une imagine en cette période de Noël une tranche de gâteau roulé à la crème blanche.

Ailleurs la gourmandise s’efface en présence d’une belle décoration végétale offerte par de jeunes hêtres poudrés de neige et couronnés par une étoile.

Au sortir de la forêt, le Margériaz nous apparaît à nouveau, sorti de l’ombre, sous un ciel commençant à blanchir.

Puis nous croisons un attelage de chiens de traîneau, peut-être celui que nous avons manqué à l’aller.. .

Bientôt nous arrivons en vue de Plaimpalais et faisons une pause auprès d’un vieux chalet en bordure de la piste, certain(e)s assis(es) le long de la façade et profitant du doux soleil d’hiver.

Ensuite nous repartons à travers un espace où il faut faire la trace en direction d’autres chalets.

Et ensuite inventer un itinéraire entre les arbres pour enfin rejoindre la piste du matin du côté des Mermets.

Puis, alors que le ciel vire du bleu au gris et qu’on aperçoit la couche de brouillard recouvrant la vallée, il reste à effectuer le tronçon final.

Après un dernier regard vers le Margériaz, nous revenons tranquillement aux voitures peu après 15 heures.

En un mot ou plutôt en trois : une randonnée magnifique !

Photos : Martine

Texte : Maurice

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0