Club des retraités de la MGEN en Savoie
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2017 / 12 / 14 - Balade improvisée du Club des cinq

De Méry à Sonnaz (Ragès)

vendredi 15 décembre 2017, par Maurice DUPONT

Le groupe Bémol traverserait-il une mauvaise passe pour n’être aujourd’hui que le Club des cinq en randonnée ? En effet 26 participants la semaine dernière et seulement 5 ce jeudi !!! Certes les incertitudes météorologiques et la peur de la pluie annoncée jusque dans les hauteurs ont eu un effet dissuasif, et plusieurs Bémols sont absents pour raison de santé ou autre motif personnel. Ainsi les présents à Bassens avant l’heure du départ (Bernadette, Françoise, Prudy, Maurice) et Jeanine venant de St-Offenge se sentent peu motivés pour monter "raquetter" à la Féclaz ; ce n’est que partie remise. Les 5 Bémols du jour décident donc de se retrouver au chef-lieu de Méry (370 m) pour une balade improvisée dans la campagne mérolaine et sonnazienne avec Françoise qui les guidera sur des terres qui lui sont familières et sera également la photographe en l’absence de Martine ; elle propose aussi de les accueillir chez elle pour la pause-déjeuner.

Avant 9h30 voici les 5 réunis et prêts à marcher mais un prologue inattendu retarde le départ, aujourd’hui cela n’a guère d’importance. Avant la balade proprement dite, nous vivons un épisode téléphonique cocasse avec Jean Marc, certes absent mais dont le téléphone entre les mains de Prudy puis de Maurice ne cesse de sonner, tandis qu’on en ignore le code pin et le fonctionnement.

Finalement après avoir bien ri près de la Mairie de Méry, nous partons, tout d’abord sur le chemin montant vers le Malpassant mais bien vite, au lieu-dit la Lombardière, nous obliquons à droite en direction des Combes. Et nous voici cheminant dans la forêt au-dessous des falaises, bientôt des affiches apposées sur les troncs "Danger - coupe de bois" semblent vouloir nous interdire d’avancer. Mais le silence de la forêt confirme qu’aucune tronçonneuse n’est en action et nous poursuivons notre marche sylvestre tranquillement remarquant au passage des arbres chargés de nids de feuilles étagés le long du tronc.

Aux Combes (450 m) nous entamons la descente vers le hameau de Fournet.

Et nous faisons une halte aux abords de deux murs de pneus végétalisés...

Il faut être gonflé et imaginatif pour le recyclage de ces tonnes de caoutchouc usagé en faisant une sorte de double rempart contre les chutes de blocs rocheux qui, sans cela, dévaleraient plus bas jusqu’aux maisons. La halte est l’occasion de faire la pause-banane, de reprendre souffle (comme le suggère l’étymologie du mot pneumatique) et de poser auprès et au-dessus de ce remblai, en fait un monceau de déblais de plus de huit pieds de haut...

Un peu plus tard nous arrivons auprès d’une ancienne chapelle dédiée à Ste Anne.

Bernadette en teste l’acoustique en chantant de sa belle voix la prière à sa fille, Marie.

Puis reprenant la marche sous un ciel clément où le bleu se montre entre les nuages nous traversons Fournet. De vieilles fermes côtoient des constructions neuves et un ancien four à pain servant de lieu de séchage des épis de maïs attire notre attention et hop, une photo de plus !

Ensuite nous traversons les Marais Vuillerme (275 m) sur un sentier boueux, bordé de blaches ou laîches, ces grandes herbes aux longues feuilles pointues.

Sur un petit pont franchissant le Tillet, nous faisons un arrêt pour admirer cette petite rivière aux eaux claires serpentant de Sonnaz jusqu’au Petit Port d’Aix.

Parmi les 5 Bémols, qui se doute que ce modeste cours d’eau fut jadis une frontière ? Personne mais grâce à Internet on apprend que c’était la frontière entre le Comté de Genève et la Savoie avant qu’Amédée VIII n’acquît ce comté en 1401.

Dès lors nous continuons notre balade et remontons vers Sonnaz-le-Bas, longeant les bâtiments de l’entreprise 3B dédiée à l’élevage de volailles en batterie. Euh ! Des effluves caractéristiques font deviner la présence dans ces immenses locaux de dizaines de milliers de poules condamnées à pondre des œufs à la chaîne.

Puis un peu d’itinéraire asphalté et bordé de propriétés privées nous dissuadant de couper à travers champ pour rejoindre plus haut Le Crêt où nous arrivons vers midi. Après les dernières maisons du hameau nous empruntons un sentier champêtre vers le lieu-dit Les Fougères (360 m) et traversons la départementale Chambéry-Aix-les-bains et descendons vers un bois où nous suivons un moment un parcours de santé avec labyrinthe et une pancarte nous invitant à "courir à petites foulées". Pour nous vu l’état du sol, ce sera plutôt : marcher à petits pas afin de ne pas trop patauger dans la gadoue.

Au sortir du bois nous atteignons une petite route menant à Ragès et vers 12h30 nous arrivons chez Françoise où Claude nous réserve un accueil fort chaleureux. C’est dans la cuisine de Françoise et Claude que nous faisons une pause-déjeuner plus que confortable, amicale et très conviviale, pendant laquelle sont évoqués des souvenirs amusants du temps où nous étions en activité.

A 13h45 nous quittons la maison de nos hôtes et prenons le chemin du retour vers Méry, traversons Ragès, nous arrêtant auprès d’une chapelle dont la porte d’entrée est surmontée d’une fresque du 18ème siècle.

Fresque représentant la VisItation et entre l’archange Gabriel et Marie un médaillon surmonté de deux têtes d’angelots nous montre deux bambins s’étreignant dans un décor bucolique : les deux cousins Jean Baptiste et Jésus...

Après Ragès nous voici un moment marchant au bord de la départementale avant d’emprunter le chemin des Marais qui nous fait retraverser le Tillet avant de déboucher sur la petite route des Jacquiers, hameau de Méry avec de nombreuses constructions récentes. Quelques gouttes de pluie semblent vouloir donner raison aux prévisions météo mais à peine a-t-on mis les capuchons que c’est déjà terminé. Cela permet de flâner davantage et d’observer les vieux moulins de Méry ou ce qu’il en reste : ici des meules à grain, courantes et gisante, recouvertes de mousse,

là une grande roue qui ne tourne plus.

Et un bief transformé en un énorme tuyau surélevé afin d’éloigner l’eau des fondations.

Après Les Jacquiers, c’est la montée le long de la route menant vers le chef-lieu et le parking de la mairie où nous retrouvons les voitures à 15h15, au terme de cette agréable balade improvisée qui nous a oxygénés et nous a fait parcourir un espace rural méconnu proche de Chambéry.

Texte : Maurice

Photos : Françoise

Portfolio

Chapelle de Ste Anne (Fournet) Le Tillet à Méry
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