Club Santé Seniors MGEN 73

2017 / 11 / 23 - Un encor bel effectif !

Par monts et par vaux depuis le col des Egaux

vendredi 24 novembre 2017, par Maurice DUPONT

De plus en plus nombreux : 27 jeudi dernier et ce jeudi encore deux de plus ! Ainsi au col des Égaux (958 m) vers 9 heures, 29 Bémols débarquent des voitures garées auprès du chalet du Petit Som inoccupé en cette saison. 29 soit 21 dames : Bernadette, Catherine, Cécile, Chantal (qui sera aujourd’hui notre guide), Claudette, 3 Françoise, Geneviève, Jeanine, Jeannine, Joëlle, 2 Martine, Maxime, 2 Mireille, Monique, Prudy, Roselyne, Sylviane et seulement 8 messieurs : Alessandro, Bernard, Bob, Daniel, Edmond, Gilbert, Jean-Philippe, Maurice. Est-ce la proposition de Chantal d’effectuer une boucle inédite dans ce coin de Chartreuse, associée à une météo favorable, qui a suscité cet engouement ?

La première partie de la randonnée constitue une mise en jambes facile avec d’abord un peu de plat pour aller au hameau les Bozons, marche initialement placée sous le signe des animaux : après un bois de chevreuil trouvé sur la route par Martine,

ce sont deux chevaux dont un magnifique poulain qui s’approchent et apprécient les caresses de Joëlle et Sylviane.

Un peu plus loin, trois cochons roses viennent nous saluer.

Le hameau est accueillant aux randonneurs...

Ensuite commence une longue descente avec alternance de passages sur le bitume et sur des chemins où les feuilles mortes crissent sous les pas. Après le hameau Les Rousses, une belle et grande maison de bois attirant les regards suscite une halte admirative, puis nous repartons. Plusieurs qui se sont engagés sur ce qu’ils pensent être le bon chemin sont rappelés par Bob, qui garde une bonne mémoire des lieux et les 29 restent encore un temps sur l’étroite route des hameaux, qui dans un virage nous offre le spectacle d’une petite cascade.

Bientôt empruntant un chemin forestier sur la gauche, nous remontons un peu et après avoir dépassé un ancien site de fabrication de charbon de bois où subsiste un four rouillé, nous voici au lieu-dit La Baroëlle (760 m).

Chantal nous invite à descendre encore avant de faire la pause-banane. Et c’est après avoir rejoint un tronçon asphalté que nous nous arrêtons pour reprendre des forces ; à quelque distance la Roche Veyrand dresse sa fière silhouette.

Une fois requinqués, nous poursuivons encore la descente sur le bitume ; au lieu-dit Les Roses, une maison isolée avec une belle rose tardive méritant un cliché.

"Pas de roses sans épines" dit le proverbe, ici les épines sont des menaces aux éventuels cambrioleurs, menaces matérialisées par une grenade (sans doute factice) suspendue, voisinant avec une statuette de la vierge debout dans une niche murale.

Cette association bizarre serait-elle dissuasive ???

Après Les Roses, un dernier tronçon de descente sur la route, au bord de laquelle des pervenches sauvages sont en fleur.

Au point le plus bas de la boucle (684 m) nous traversons le ruisseau de Gringalet dévalant la pente en une succession de mini cascades.

Dès lors il nous faut remonter, le village de Corbel apparaissant à notre gauche sur la hauteur au pied de la Pointe de Thimelet.

Nous atteignons d’abord un hameau au nom curieux, Les Gants avec d’anciennes maisons remarquablement restaurées. L’une d’elles arbore une fenêtre originale : deux véritables vitraux évoquant les pélerins non pas les Jacquets mais ceux se rendant à Rome ou Assise.

Point d’habitants visibles, seuls un coq et ses poules regardent passer les 29 Bémols.

Ceux-ci ont à relever le gant, c’est à dire à gravir maintenant sans rechigner le raidillon serpentant sous la Roche Veyrand vers Les Fiolins. A quelque distance de ce hameau dont les toits sont visibles à travers les arbres, à la cote 841, nous sommes à la croisée des chemins, en fait à l’embranchement de notre sentier et du GR 9 descendant du col de la Cluse. Plusieurs veulent continuer à monter plutôt que descendre à nouveau pour devoir remonter ensuite vers Corbel que l’on aperçoit au loin. Mais poursuivre la montée entraînera un retour vers Corbel par la Départementale, environ deux kilomètres supplémentaires de bitume. Cette perspective retourne la situation et tous les Bémols s’engagent alors sur le GR qui descend dans la forêt jusqu’au ruisseau de Gringalet que nous traversons dans l’autre sens et peu après nous voici de nouveau sur la petite route des hameaux montant sous le chef-lieu de Corbel. Au bord de la route, la fontaine Mollard joliment restaurée avec l’eau jaillissant de la bouche d’un dauphin stylisé, semblable à ceux de la Fontaine romaine du Triton (dieu marin de la mythologie grecque).

Et sur le coup de midi la troupe des Bémols entre dans Corbel (845 m).

Plusieurs font une visite à l’église aux vitraux réalisés par Arcabas, spécialiste de l’art sacré contemporain.

Les autres montent vers la salle des fêtes dominée par Le Thimelet,

passant le long d’un jardin où fleurit de la sauge de Jérusalem d’un jaune caractéristique.

Une fois les 29 regroupés, ils se répartissent par affinités aux abords de la salle des fêtes pour la pause-déjeuner.

Malgré la dispersion due au grand nombre, la convivialité des Bémols ne perd pas ses droits, surtout qu’aujourd’hui Joëlle et Catherine nous invitent à fêter la première son anniversaire récent et la seconde sa fête à venir, aussi chaleureusement l’une que l’autre. L’ensemble des convives ne sera pas en reste, au moment du dessert les déplacements pour partager d’innombrables douceurs seront multiples et continus. Bref un agréable pique-nique en un lieu offrant une belle vue sur le chef-lieu de Corbel, la Roche Veyrand et les autres montagnes cartusiennes.

Après le repas, la fraîcheur de l’air n’incite pas à faire la sieste ; ainsi nous repartons sur le GR 9 pour une longue montée, la dernière de la journée, dans la hêtraie-sapinière.

Le groupe s’étire à la queue leu leu en direction des Guillermins.

Au bord du sentier beaucoup de houx mais aucun ne porte de boules rouges, dommage pour les décorations de fin d’année... Enfin la pente s’inverse et nous descendons vers Les Guillermins (956 m) mais avant de parvenir au hameau, un dernier obstacle : le chemin est barré par un arbre abattu que deux hommes débitent à la tronçonneuse mais ils feront une pause pour nous faciliter le passage.

Après une halte au hameau, la descente sous le soleil jusqu’aux Bozons et à l’emplacement des voitures est une conclusion fort agréable de cette boucle cartusienne proposée par Chantal.

Photos : Martine

Texte : Maurice

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Arrivée des Bémols à Corbel
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