Club des retraités de la MGEN en Savoie
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2017 / 11 / 16 - Cohorte de Bémols à la Chambotte

Brison-les-Oliviers - La Chambotte

samedi 18 novembre 2017, par Maurice DUPONT

Ce matin des Bémols à foison débarquent sur le parking de Brison (230 m) peu avant 9 heures. 27 pour être précis, du jamais vu cette saison ; soit 18 dames : Bernadette, Catherine, Cécile, Chantal, Claudette, Danielle, 3 Françoise, Jeanine, Joëlle, Martine, Maxime, Mireille, Monique, Prudy, Roselyne, Sylviane et 9 messieurs : Alessandro, Bernard, Bob, Claude, Daniel, Gilbert, Jean-Philippe, Maurice, Yves. Le démarrage ressemble un peu à une cohue, vite assagie après qu’à l’arrière des voix se sont fait entendre pour demander un (re)comptage précis de l’effectif de la troupe.

Après la traversée du petit village encore endormi dans la brume de ce matin froid d’automne, c’est la montée sur un sentier qui s’élève droit dans la pente et pénètre dans la forêt où l’on entend quelques coups de feu tirés par les chasseurs. C’est une longue, très longue file qui va s’étirer sur le sentier bordé de fragon petit-houx.

Quelques brèves haltes permettent de recoller les morceaux de la troupe qui a vite éclaté dans la montée selon le rythme de marche des un(e)s et des autres. Peu après 10 heures nous voici au lieu-dit Vers les Granges (556 m). Déjà, un bon dénivelé d’effectué. A quelque distance sur notre droite, un pré offre une sorte de belvédère sur le lac du Bourget ; nous nous y arrêtons et faisons la pause-banane, contemplant le lac dans la brume.

Après quoi nous repartons, à gauche toute sur le chemin qui tantôt monte un brin tantôt descend un peu à flanc de montagne et voici que nous arrivons au lieu-dit Sous Chambotte (663 m). Nous sommes à la croisée des chemins. Passerons-nous au pied des falaises d’escalade ou au-dessus de celles-ci ? La moitié du groupe (14 exactement) prend la voie haute tandis que l’autre moitié (les 13 restants) vont suivre le chemin descendant qui amène jusqu’à la falaise aperçue à travers les arbres parés des couleurs de l’automne.

Nous nous arrêtons au pied des parois de calcaire, recouvertes de lichen donnant une teinte bleue à la roche.

Des adeptes de l’escalade préférant la verticalité au plancher des vaches s’adonnent à leur passion, évoluant avec une aisance à donner le vertige à ceux qui d’en bas les regardent.

Laissant derrière nous les amoureux de la grimpe, nous continuons la marche et arrivons à la départementale montant vers le col de la Chambotte (650 m).

Après passage sous un tunnel à l’acoustique remarquable, nous parvenons au hameau de la Chambotte et grimpons vers le belvédère (709 m) dominant le lac.

Au belvédère sont déjà passés les 14 débouchant des hauteurs. La froidure sévissant en cet endroit où d’habitude nous faisons la pause-déjeuner, les 14 viennent à notre rencontre et toute la cohorte des Bémols explore le secteur à la recherche d’un lieu relativement abrité du vent pour le pique-nique. C’est finalement dans le bois, en petits groupes dispersés entre les arbres, que nous déjeunons.

La chaleur de la convivialité et les multiples douceurs partagées nous font supporter le froid et le fait que le soleil, encore bien timide, peine à percer les nuages, donnant au lac une teinte quasi métallique.

Evidemment pas de sieste avec de telles conditions météo mais après le déjeuner, un cours improvisé de biologie par Martine qui réalise la dissection d’une pelote de réjection d’une chouette ramassée par Sylviane en chemin et enveloppée de feuilles mortes.

"Cela m’effraie !" s’écrie malicieusement Danielle.

Vers 13 heures, nous entamons le trajet retour en montant encore un peu jusqu’au restaurant dont la porte ajourée reproduit les vers fameux d’Alphonse de Lamartine "Ô Lac, l’année à peine a fini sa carrière...etc".

Après avoir déchiffré ces envolées romantiques, nous redescendons au hameau, quelques-un(e)s remarquent dans la chapelle une croix avec un Christ en cep de vigne qui s’harmonise avec le nom du lieu : Chambotte ou Zambotte (en patois) signifiant « le lieu du vignoble ».

Puis descente sur la route alors que le soleil commence à nous réchauffer. Dans le virage proche du débouché du chemin des falaises d’escalade, les 27 prennent la pose assis sur le muret bordant la départementale et il faudra bien 2 photos pour que tout le groupe soit dans la boîte.

Encore un peu de macadam sous le soleil qui donne un autre aspect au paysage lacustre au-delà des feuillages mordorés ainsi qu’au rocher dominant la route. Nous empruntons ensuite le chemin des vignes qui nous plonge dans les tons dorés d’automne.

Vers le bas du chemin, le lac apparaît d’un bleu tendre.

Un dernier tronçon en pente dans les cailloux d’éboulis puis un passage dans une zone plantée d’arbustes et de buissons aux beaux tons rouges, tels ces arbres à perruques.

Et nous approchons de Brison.

Après avoir parcouru les ruelles bordées d’arbres méditerranéens, réchauffés et ravis de la journée, nous regagnons le parking au bord du lac sur le coup de 15 heures.

Au terme de cette randonnée, Claudette nous annonce 620 m de dénivelé cumulé et 11km690. Pas mal pour cette balade tardivement ensoleillée !

Photos : Martine

Texte : Maurice

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