Club des retraités de la MGEN en Savoie

2017 / 10 / 26 - Première neige à la Perrière

Val Pelouse-Jasseplagne-col de la Perrière

vendredi 27 octobre 2017, par Maurice DUPONT

Encore 19 partants pour la randonnée de ce jeudi de vacances et on aurait pu être 20 si une Bémol ne s’était pas trompée d’heure. 13 dames : Bernadette, Cécile, Chantal, 3 Françoise, Jeanine, Joëlle, Martine, Mireille, Monique, Nadine, Prudy et 6 messieurs : Alessandro, Bob, Daniel, Jean-Philippe, Maurice, Yves. Sur le parking de Bassens, les rougeurs du ciel incitent à prendre le premier cliché de la journée. "Rouge matin, temps chagrin" proclame le dicton, or il n’en sera rien, ce jeudi sera une très belle journée, chaude et ensoleillée.

A 9h15 le groupe Bémol débarque des voitures à Val Pelouse, au terme de la petite route qui depuis Arvillard monte vers l’ancienne station de ski (fermée depuis plus de 30 ans). Nous voici à 1720 m d’altitude, point de départ de la randonnée.

Non seulement la chaîne de Belledonne nous apparaît bien enneigée mais tout près de nous, Il reste encore un peu de la neige tombée les jours précédents. Sur le sentier de Jasseplagne, les 19 forment derrière Bob une longue file, à la queue leu leu.

Durant la montée, vue magnifique sur la Combe de Savoie et les sommets des Bauges, notamment le Colombier d’Aillon et l’Arclusaz.

Dans les passages orientés au nord, nous foulons un mince tapis neigeux ; certes nul besoin de raquettes ni de crampons mais cela donne un avant-goût des sorties d’hiver. Avant Jasseplagne, le groupe se divise : entre l’itinéraire suivi par Bob et celui emprunté par Cécile, les un(e)s et les autres ont le choix, quelques-uns pratiquent même une variante personnelle intermédiaire et à l’heure de la pause-banane, tous les Bémols se retrouvent auprès de la maisonnette aux carreaux vandalisés depuis longtemps.

Pause appréciée de tous en ce lieu ensoleillé ; "il n’y a pas de vent aujourd’hui" constate Bob. Et l’une des Françoise nous offre des parts d’un délicieux pain d’épices confectionné par ses soins.

Après nous être requinqués, nous repartons sur le sentier montant vers la crête de la Grande Montagne d’Arvillard. Une pensée encore en fleur au bord du chemin semble saluer les 8 dames et seulement 2 messieurs qui courageusement iront jusqu’au sommet pour mieux admirer le paysage.

Et mettre genou(x) en terre devant sa majesté le Mont Blanc.

Les autres membres du groupe ont vite remarqué, plus bas, plusieurs sentiers parallèles à la crête, moins pentus et donc moins fatigants permettant en certains endroits d’apercevoir le plus haut sommet des Alpes et c’est assis tranquillement dans l’herbe qu’ils poseront pour la postérité.

De nouveau tous réunis, nous descendons vers le col de la Perrière (2003 m) au pied des Grands Moulins, atteint à 11h45.

Nous continuons à descendre, ayant face à nous le Grand et le Petit Charnier couverts de neige.

Avant d’atteindre le chalet de la Perrière, nous recherchons une étendue herbeuse, bien exposée au soleil et assez vaste pour offrir un espace propice à la pause-repas. Vers midi nous nous installons pour déjeuner en un endroit qui semble convenir à tous, malgré la pente qui rend notre assise quelque peu glissante.

Nous déjeunons dans la bonne humeur et la convivialité propre aux Bémols, avec pléthore de douceurs partagées, un véritable florilège de chocolats fins... Une particularité : le repas est aujourd’hui plus silencieux que d’habitude, en effet le narrateur souffre d’un enrouement sévère et ne peut qu’émettre des sons caverneux qui résonnent étrangement. Il ne lui reste qu’à manger sans faire travailler ses cordes vocales puis à se plonger dans une sieste silencieuse.

A 13h30, après nous être restaurés, reposés et avoir fait le plein de vitamine D sous les caresses d’un soleil automnal étonnamment chaud, nous repartons, descendant en direction du chalet de la Perrière (1850 m)

Là nous obliquerons à droite sur le sentier balcon du retour, traversant une nature où les couleurs de l’automne sont relativement ternes. Cependant quelques curiosités naturelles apportent un certain agrément au trajet retour, telle cette potentille dont la seule beauté semble avoir fait fondre la neige la recouvrant,

également ces micaschistes microplissés décorant le bord du chemin

ou ces bouleaux aux troncs blancs et recourbés qui semblent se pencher vers les randonneurs.

Et les Bémols photographiés en rang d’oignons donnent à ce paysage un certain charme...

Nous voici maintenant revenus sur les hauteurs de Val Pelouse et dans cet espace découvert, dominant les feuillus aux teintes automnales et les sapins sombres, les sommets enneigés de Belledonne se détachent dans l’azur céleste.

Dès lors, il ne reste plus qu’à se laisser emporter par la pente descendante.

Le panorama qui se déploie sous nos yeux, notamment la vallée du Bréda, la Combe de Savoie et la Savoyarde, la cluse de Chambéry et la chaîne de l’Épine, La Dent du Chat, tout cela mérite bien d’être contemplé plus longuement.

C’est ainsi que nous faisons une dernière pause au soleil avant de rejoindre les voitures vers 15h30.

Enchantés de cette randonnée, nous regagnons Bassens après avoir fixé la destination de la semaine prochaine.

Photos : Martine

Texte : Maurice

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