Club Santé Seniors MGEN 73

2017 / 09 / 21 - Galoppade à obstacles

Col du Lindar - Pointe de la Galoppaz

vendredi 22 septembre 2017, par Maurice DUPONT

Vers 9 heures débarquent des voitures près du col du Lindar (1180 m) 8 Bémols : Catherine, Françoise, Geneviève, Jeanine pour les dames et pour les messieurs, Bernard, Jean Philippe, Maurice, Yves. Aujourd’hui la parité est parfaite, chose exceptionnelle chez les Bémols. L’apport d’éléments randonnant habituellement dans le groupe Bécarre, qui fait relâche, renforce l’effectif diminué par l’absence des Mercantourien(ne)s.

Dans la fraîcheur du matin les 4 marcheuses et les 4 marcheurs, chaudement vêtu(e)s débutent la randonnée sur la piste forestière. Après quelques minutes de mise en jambes, nous laissons la piste et empruntons un sentier montant à gauche dans la hêtraie-sapinière vers le col de la Buffaz. Dès lors l’itinéraire menant à la Galoppaz devient un parcours d’obstacles. Le sentier est raide, au profil sinueux, bordé d’une végétation parfois envahissante.

Sentier bien tracé certes mais bien encombré : çà et là au travers du sentier de vieux troncs pourrissants,

des arbres récemment jetés à terre par les tempêtes bouchent le passage, plus loin un gros feuillu déraciné et c’est une énorme motte terreuse d’où émergent de muliples racines qu’il faut contourner.

Encore plus haut un épicéa abattu dont les branches forment un barrage végétal que chacun(e) traverse à sa façon, selon sa taille, le volume du sac à dos ou l’aide apportée par celui ou celle qui précède.

Le franchissement de ces différents obstacles a pour avantage de nous réchauffer et durant la montée c’est une puis deux couches de vêtement qui sont ôtées, alors que les rayons du soleil se faufilent entre les arbres. Sur ce sentier si souvent obstrué, Catherine réussit à découvrir un petit cèpe et une chanterelle. Cet itinéraire offre parfois un spectacle étonnant : à un moment il nous faut passer sous une arche ligneuse constituée d’un gros arbre foudroyé dont une partie du tronc a été consumée et l’autre s’est affaissée au-dessus du passage.

Plus haut un autre obstacle signale la sortie prochaine de la forêt : une barrière de fils barbelés, franchie sans difficulté voire avec élégance.

A l’orée de la forêt une clavaire en pilon, ayant l’aspect d’une massue, fait regretter l’absence d’autres champignons plus recherchés.

Puis nous pénétrons dans un espace dégagé baignant dans une belle luminosité automnale et atteignons le col de la Buffaz (1439 m) à 10h15.

Nous y faisons une pause bien méritée ; il est d’ailleurs pratiquement l’heure de la pause-banane. Nous nous requinquons et apprécions les délicieux bicuits estampillés Bémol, confectionnés par Yves qui vient d’ajouter une année à son âge.

Puis nous repartons vers la Galoppaz annoncée à 45 minutes (indication très optimiste, du moins pour les Bémols). Après être passés auprès d’un vieux bachal, nous évitons la portion habituellement bourbeuse en lisière de forêt et nous montons sur notre gauche vers la Petite Pointe de la Galoppaz.

La seule difficulté maintenant est la pente fort raide et quelques passages avec l’herbe encore humide et glissante mais une fois parvenu à la Petite Galoppaz (1623 m), quel coup d’œil sur le Mont de la Buffaz et en arrière plan sur le Colombier d’Aillon !

La dernière portion de la montée sera une marche le long de la crête, d’où nous apercevons la Chartreuse et vers le sud les sommets jusqu’au Mont Aiguille, précédant une dernière grimpette vers la Pointe de la Galoppaz (1686 m).

De là nous pouvons admirer le panorama et notamment le Mont Blanc se profilant derrière l’Arclusaz.

Après avoir pris la pose autour de la croix sommitale, nous nous rendons à l’endroit habituel de la pause-déjeuner où, exposés aux doux rayons du soleil d’automne, nous nous installons pour un pique-nique convivial.

Pique-nique suivi d’un temps de repos pendant lequel on discute, on identifie les sommets, lieux des randonnées passées ou à venir. A 13h15, nous songeons au retour. Jusqu’au col de la Buffaz, même itinéraire qu’à l’aller puis nous nous dirigeons vers les chalets de la Buffaz (1498 m) par un chemin où subsistent plusieurs passages embourbés, derniers obstacles assez facilement franchissables. A proximité des chalets, nous avons un beau point de vue sur la Dent de Pleuven, le Trélod, la Dent des Portes et Banc Plat et de l’autre côté sur l’Arcalod.

Nous faisons une dernière halte sur le banc de bois près du chalet de la Buffaz, nous discutons du projet de randonnée pour la semaine prochaine.

Nous redescendons ensuite vers le col du Lindar en suivant tranquillement la piste forestière qui nous ferait presque oublier que la Galoppaz ou« Galôpe » (en patois) désigne un lieu difficile d’accès.

A 15h30, nous voici auprès des voitures et ravis de cette belle journée, nous repartons vers Bassens.

Maurice

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