Club Santé Seniors MGEN 73

2017 / 07 /20 -Tours et contours au pays des tours

Balade de substitution à Chignin

vendredi 21 juillet 2017, par Maurice DUPONT

Vers 7h30 sur le parking de Bassens, longue concertation entre les 6 présents : Françoise (qui aujourd’hui marche avec les Bémols), Martine, Nadine, Sylviane, Claude, Maurice. Vu les prévisions peu encourageantes de la météo, corroborées par les pluies matinales, il est décidé de changer de destination, donc "pas de Parstire par ce temps", tel qu’il est annoncé. Mais alors où aller ? Plateau de la Féclaz ? Four de Razerel ? Les Tours de Chignin ? Finalement est retenue cette proposition, qui rappelle une balade ancienne du temps où Antoinette randonnait avec nous. Les 6 ne se pressent pas de partir, attendant l’arrivée tardive d’autres Bémols mais en vain. Enfin nous partons, emportant nos vêtements de pluie, le beau temps, selon la météo, n’étant assuré que jusqu’à 11 heures. Et vers 8h15 nous laissons les voitures sur le parking du cimetière de Challes-les-Eaux, point de départ de cette balade, qui mériterait d’être rapproché de la destination finale.

En effet nous voici marchant longuement au bord de la départementale menant à St-Jeoire-Prieuré. Après avoir bifurqué vers la Ferme de Ramée, nous foulons toujours l’asphalte mais d’une petite route champêtre qui nous fait changer de décor : place à la verdure, aux mûres, aux équidés broutant l’herbe et s’approchant des randonneurs.

Laissant la Ferme de Ramée sur notre droite, nous nous dirigeons vers la Gentilhommière puis suivons le chemin de la Carette qui serpente dans la campagne ensoleillée. Le ciel et l’horizon sont pratiquement dégagés, seule une fine écharpe blanche reste accrochée au flanc du Granier.

C’est ensuite par un large chemin de terre au milieu des vignes que nous arrivons aux abords de la D 1006 que nous traversons avant de remonter vers le hameau Les Côtes (commune de Chignin).

Empruntant le chemin de la Chapelle et coupant les lacets en montant tout droit dans les vignes, nous approchons du château de la Biguerne qui se dresse sur la colline avec ses remparts, sa tour crénelée et sa chapelle édifiée en 1857 en l’honneur de St Anthelme, fils du seigneur de Chignin, né en ce lieu au début du 12 ème siècle.

Nous contournons le château et nous nous dirigeons un peu plus haut vers la tour carrée dont le sommet délabré se découpe dans le ciel bleu.

A l’intérieur de cette ancienne tour-logis, habitée aujourd’hui par une colonie de corneilles, les pierres apparentes semblent défier les outrages du temps et par la voûte en arc de l’entrée, on peut avoir une vue plongeante sur les vignes, le sanctuaire de St Anthelme et la vallée.

Des panneaux sur l’histoire des tours médiévales de Chignin nous apprennent qu’elles furent incendiées en 1711 lors de la guerre opposant les troupes de Louis XIV à celles du Duc de Savoie et de ses alliés. Un banc de bois au pied de la tour est une invitation à faire la pause-banane. Ce fruit exotique sera remplacé aujourd’hui par des mirabelles (cueillies par Martine) ou des mini-moelleux (de Sylviane) et du café (de Nadine). Profitant du très beau temps qui s’installe contrairement aux prévisions météo, nous prolongeons la pause, à l’ombre ou au soleil.

Des oeillets des Chartreux aux fleurs rose pourpré décorent le site.

Après quoi nous repartons vers les autres tours que nous apercevons dans les alentours où une belle demeure à toiture à redans apporte une touche contemporaine au milieu des vestiges du Moyen Âge. Nous prenons d’abord le chemin de la tour de la Place, tour ronde fort délabrée, cachée sous le lierre.

Aux abords, du liseron à fleurs bicolores étale sur le sol une décoration naturelle.

La tour suivante, dont il ne subsiste que la partie inférieure, porte le nom de tour de Bourdeau, ce qui étonne surtout Claude et Sylviane.

Sur la colline où les vignes sont omniprésentes, nous pouvons embrasser du regard au moins 5 tours avec en arrière-plan le Granier et au loin les sommets de Belledonne, le tout sous un ciel immensément bleu..

Nous nous rendons alors vers deux autres tours, d’abord la tour du Villard, une belle tour ronde, à l’intérieur de laquelle pénètrent Claude et Martine qui se faufilent sous un fil de fer barrant l’entrée.

Puis la tour de Montagny, pratiquement disparue ; seul un soubassement en pierres est visible parmi les ronces. De tour en tour, nous avons fait le tour du plateau et gagnons maintenant en contrebas Le Villard, hameau viticole par excellence marqué par la dynastie des Quenard. Nous empruntons le chemin de Léya tracé sur une ancienne voie romaine, ayant face à nous le Mont St Michel et sa chapelle. Au bord du chemin, sur un arbre aux papillons volettent plusieurs Flambés et la patience de la photographe permettra de les saisir lorsqu’ils se posent et déploient leurs ailes.

Nous remontons sur le coteau tapissé de vignobles superbement alignés et en l’absence de pancartes directionnelles, nous cherchons par où franchir la crête pour rejoindre la Boisserette. Sous les chauds rayons du soleil nous avançons et malgré nos efforts nous arrivons dans des culs-de sac nous obligeant à contourner les vignes et à redescendre. L’heure de la pause-déjeuner approchant, nous recherchons un endroit ombragé pour nous installer. C’est près de la petite route descendant vers St Jeoire, qu’évitant l’ombre trop froide d’un noyer , nous nous posons à l’ombre d’une haute haie et commençons à déjeuner en prenant tout notre temps, aucun risque d’orage à l’horizon... Déjeuner agréable, convivial comme de coutume, suivi d’échanges verbaux et numériques notamment avec des Bémols qui ont fait défection ce matin... La sieste ne sera pas oubliée, elle ne sera troublée pour certains que par l’ardeur du soleil qui les obligera à se déplacer.

Après 13 h15, nous entamons le retour qui passera par le chemin du Prieuré descendant vers l’église de St-Jeoire, ensuite traversée du bourg, arrêt auprès d’un énorme noisetier chargé de fruits avec cueillette des noisettes presque mûres et jonction avec la D 1006 près du rond-point où débouche la route de la Boisserette. Là une "vache écologique" devant une boutique vendant du Beaufort nous rappelle la destination initialement prévue pour aujourd’hui....

Mais ne regrettons rien, ce n’est que partie remise. Encore 20 minutes de marche sur le goudron avant de retrouver les voitures et c’est la fin de cette belle petite balade de substitution.

Photos : Martine

Texte : Maurice

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