Club Santé Seniors MGEN 73

2017 / 07 / 13 - On a sué sang et eau pour faire la Dent

La Dent des Portes depuis le Cul du Bois (Doucy en Bauges)

vendredi 14 juillet 2017, par Maurice DUPONT

Aujourd’hui 6 Bémols partis de Bassens – Bernard, Magdeleine, Maurice, Maxime, Mireille, Prudy- et 6 autres qui se sont regroupés à Grésy-sur-Aix -Cécile, Claude, Daniel, Joëlle, Martine, Sylviane- arrivent pratiquement au même moment au Cul du Bois ( Doucy ) et débarquent au parking des Cornes (1204 m), où stationnent déjà de nombreux véhicules.

Peu après 9 heures la marche commence pour les 12 Bémols ; le sentier s’enfonce très vite dans le bois et la pente devient raide et le restera longtemps. Le groupe Bémol s’étire le long du sentier dans l’ombre de la forêt. Tout à coup quelques taches jaunes parmi les herbes du talus, en fait des chanterelles, mettent en alerte les mycophiles du groupe -Martine, Prudy, Cécile- qui se précipitent sur ces champignons. Sur le coup le reste du groupe continue à grimper et bientôt s’arrêtera pendant un bon moment. Pensant que la cueillette se prolonge indûment on repart ; les chanterelles donneront sans doute des ailes aux cueilleuses pour rejoindre le groupe. Erreur !!! Un drame, ou ce qui aurait pu le devenir, se trame à l’insu des neuf...

Peu avant 10h30, à la sortie de la forêt, à l’embranchement avec le chemin du Golet, auprès de la pancarte Sous la dent des Portes (1675 m) les douze font la pause-banane et pendant que l’on se félicite d’avoir fait plus de 450 m de dénivelé en moins d’1h30, l’une des 3 cueilleuses semble avoir une dent contre les marcheur(se)s de tête, qui en quelque sorte ont pris le mors aux dents dans la longue montée forestière. Elle leur reproche de ne pas s’être arrêtés pour les attendre. Également contre les neuf dans leur ensemble : « On a crié, on vous a appelés ! » En vain... Leur retard n’était pas dû à une cueillette interminable mais à un fil de fer barbelé aux picots acérés, dissimulé dans l’herbe, qui fit trébucher une autre cueilleuse. Blessée aux jambes, celle-ci dut tant bien que mal se soigner sur place avec les moyens du bord. La pause est donc mise à profit pour effectuer davantage de soins avec la pharmacie du groupe. Les dents serrées, sans se plaindre, l’infortunée marcheuse refait ses pansements et continuera la randonnée comme si de rien n’était.

Aux abords du lieu, épilobes et digitales apportent un touche de gaieté.

Une fois requinqués les 12 reprennent la marche sur le sentier pentu et caillouteux qui serpente bientôt au pied des rochers.

Et le groupe se subdivise, selon le rythme des un(e) et des autres mais sans que l’on se perde de vue.

Quelques fleurs remarquables attirent l’objectif de la photographe, un lys martagon aux pétales rose violacé ponctués de pourpre et une belle centaurée.

Regroupés au pied de la Dent aux formes rocheuses tourmentées par l’érosion, quasiment dantesques, nous laissons sur notre gauche la sente grimpant presque à la verticale et nous nous dirigeons en diagonale vers la crête côté Trélod, observant au passage un Petit Nacré posé sur des fleurs et en gros plan une fleur de gentiane jaune.

Les nuages recouvrant les montagnes environnantes et le Trélod ayant disparu sous la brume poussée par le vent d’est, il nous reste à apprécier les abords du sentier. Parvenus sur la crête, nous n’apercevons pas en contrebas, sur le versant est, le toit du chalet du Charbonnet noyé dans la brume, que dire alors des sommets lointains ?

Nous nous dirigeons ensuite vers la Dent, masquée partiellement, marchant le long de la crête dans la pelouse alpine fleurie, alors que les vagues brumeuses poussées par le vent nous recouvrent et disparaissent.

Arrivés tout près de la Dent, 5 Bémols -Daniel, Joëlle, Maxime, Mireille, Prudy- vont s’arrêter sur la gencive et chercher un emplacement propice à la pause-déjeuner tandis que les 7 autres, leur confiant sacs et bâtons, grimperont jusqu’au sommet de la Dent. L’ascension dans les rochers est récompensée par la découverte de plusieurs edelweiss en pleine floraison, dont certains difficiles à photographier car au bord du vide.

Au sommet (1932 m), point culminant de la randonnée, la vue s’étend jusqu’au lac d’Annecy.

Et les 7 posent pour la photo-souvenir, fiers du dénivelé accompli aujourd’hui (>720 m).

Puis tout le groupe se retrouve pour déjeuner plus bas, en un lieu où subsistent quelques anémomes pulsatilles blanches, endroit dominé par un rocher évoquant la tête de Johnny.

Pique-nique dans la bonne humeur et convivialité selon la coutume des Bémols...

A la fin de la pause-déjeuner, un petit vent froid associé à l’absence de soleil caché par les nuages nous ferait claquer des dents sans une polaire ou un coupe-vent. Ainsi pas de sieste ni de temps de farniente ; à 13h30, nous nous levons et pour ainsi dire fermons la porte de notre salle à manger naturelle et entamons le trajet retour vers le parking.

Nous descendons d’abord sur le petit sentier dévalant en lacets serrés jusqu’au pied de la Dent, puis réempruntons le sentier caillouteux du matin. Martine parvient à photographier un papillon, une écaille chinée, qui s’est posé sur sa main, gardant ses ailes repliées ou les dépliant avant de s’envoler.

Au lieu-dit Sous la Dent des Portes, nous obliquons sur la droite vers le Chalet du Golet. Au terme d’une longue descente sous un ciel chargé de nuages, traversant des champs en pente couverts de fleurs bleues de laitue des Alpes ou de chicorée sauvage, avec en arrière-plan le Colombier d’Aillon, nous arrivons à 15 heures au chalet du Golet (1380 m).

Là nous faisons la dernière halte de la journée. Tandis que nous nous reposons, le soleil réapparaît et semble vouloir nous accompagner pour la dernière partie de la randonnée, mais celle-ci se déroulera principalement sur le GR du tour des Bauges qui traverse un bois avant de déboucher au parking des Cornes où nous voici de retour sur le coup de 16 heures. Au terme d’une journée à la météo en dents de scie (soleil, nuages et brume, froid, nuages et de nouveau soleil), nous jetons un dernier regard panoramique de la Dent des Portes au Trélod.

Et ravis de la randonnée effectuée, nous remontons dans les voitures.

Photos : Martine

Texte : Maurice

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