Club Santé Seniors MGEN 73

2017 / 06 / 22 - A la recherche de l’ombre

De Pré-Orcel à la Croix de l’Alpe

vendredi 23 juin 2017, par Maurice DUPONT

En ce premier jeudi d’été promis à une chaleur caniculaire, seulement 10 Bémols -Cécile, Chantal, Françoise, Joëlle, 2 Martine, Maxime et Bob, Daniel, Maurice- sont présents à Bassens, prêts pour une rando à la Croix de l’Alpe. Sous la conduite de Daniel équipé de son GPS, les 10 atteignent sans difficulté Ste Marie-du-Mont et le hameau Les Prés avant d’attaquer la piste forestière montant à Pré Orcel. Piste caillouteuse aux nombreuses ornières où les mécaniques souffrent plus que les futurs randonneurs.

A 9 h15 au parking de Pré Orcel (1405 m) nous laissons reposer les voitures et nous commençons la marche sur le sentier montant vers la cabane de l’Allier. Très vite la chaleur se fait sentir et 20 minutes plus tard nous faisons la première halte à l’ombre des arbres proches de la cabane forestière. Seule Cécile explore le talus rocheux exposé au soleil pour chercher quelques oursins fossilisés.

Ensuite nous empruntons un moment le chemin du col de l’Alpe, nous jouissons certes d’une belle vue sur la vallée du Haut Grésivaudan mais nous suons sous les chauds rayons du soleil. Sur le talus il y a comme un peu de fraîcheur dans la beauté des fleurs : grande astrance aux ombelles blanches et roses, lys St Bruno aux fleurs immaculées.

Et bientôt nous virons sur notre droite et empruntons le sentier escarpé menant aux Rochers de Belles Ombres. Cette appellation poétique n’empêche nullement l’impression d’engourdissement et de chaleur de plus en plus lourde que tous ressentent durant la montée sous le cagnard. Épuisante la marche, attendus avec impatience les coins ombragés où de brèves haltes se font spontanément.

A 10h15 nous voici dans une sorte de petite combe où l’ombre des épicéas invite à faire la pause-banane qui sera plus longue que de coutume.

Pause rafraîchissante dans l’herbe où fleurissent de nombreuses gentianes acaules ;

également pause un brin gourmande car Martine et Chantal nous offrent des fruits secs variés : abricots, cranberries, tranches de mangue, kiwi etc... Puis la marche reprend dans les lapiaz où il faut chercher son chemin en se repérant aux points bleus à demi effacés placés çà et là sur les rochers. Avec Daniel comme serre-file, le groupe s’étire durant la montée au soleil jusqu’à une barrière grillagée qu’il faut franchir les un(e)s après les autres, Bob et Maurice veillant à ce que tout se passe sans encombre.

Nous voici dès lors sur la crête, sur le versant ouest des Belles Ombres, 1700 m d’altitude" annonce Daniel. Sans l’ombre d’un doute, nous nous détournons de l’itinéraire balisé de ronds rouges (emprunté l’année passée) qui nous entraînerait dans une interminable marche en plein soleil, d’abord descente vers le GR 9 puis longue remontée vers la Croix de l’Alpe. C’est ainsi que nous suivons le sentier grimpant entre les lapiaz le long de la crête, en direction du sud. Aux abords du sentier, rhododendrons et dryades octopétales méritent quelques clichés.

Lors de haltes permettant le regroupement de tous, nous pouvons admirer les falaises couronnées d’épicéas vert sombre en arrière plan des massifs de rhododendrons aux feuilles vert clair et aux fleurs roses.

Un peu plus haut c’est la première gentiane ponctuée aux fleurs jaunes à points pourpres qui s’offre à nos yeux.

Bientôt nous apercevons se dressant à quelque distance devant nous la Croix de l’Alpe (1821 m). Derrière nous, le Granier (face sud-ouest) dominant le col de l’Alpette.

En ce lieu traversé par l’ancienne frontière entre le royaume de France et celui de Piémont-Sardaigne, quelques Bémols suivent le tracé des bornes-frontière n° 29 et 30, dans les parages un magnifique orchis vanille n’échappe pas à l’œil de la botaniste-photographe.

Les randonneurs restés près de la croix cherchent un lieu propice pour déjeuner sans risque d’insolation.

Où déjeuner ? Après quelques hésitations, il est décidé de suivre la lisière du bois, non loin du chemin du col de l’Alpe et de nous arrêter dès qu’un endroit semblera convenir. En un coin relativement ombragé sous les épicéas, avec des blocs rocheux pour sièges, nous nous installons et déjeunons, partageant un moment de convivialité comme savent le faire les Bémols.

Une heure plus tard, le soleil ayant tourné, il est temps de reprendre la marche même s’il n’est que 13 heures. Nous rejoignons le chemin du col de l’Alpe (1790 m) et nous descendons sous un soleil de plomb, dont les rayons semblent se refléter dans l’objectif.

Des travaux d’aménagement ont transformé le chemin : l’ancien, étroit, escarpé, en forme de marches très irrégulières a été dynamité, raboté, arasé et élargi. Le talus ancien et sa flore ont disparu laissant place à des blocs de pierre entassés faisant office de garde-fou ; les traverses en bois soutenant les marches ont été enlevées ou recouvertes de cailloux sur lesquels on glisse parfois... Plus bas le chemin devient plus agréable et nous passons auprès d’une falaise en encorbellement qui nous offre un abri contre les rayons du soleil. Nous y faisons une pause-fraîcheur très appréciée.

Ensuite la descente continue et en chaque endroit tant soit peu ombragé, chacun se dit en son for intérieur : " ouf ! Un peu d’ombre." Ainsi nous atteignons à 14h30 la cabane de l’Allier et nous nous asseyons sur les bancs le long de la façade tournée vers le massif de Belledonne et en ce lieu ombreux nous savourons une dernière halte. Il ne reste plus qu’à dévaler à travers la forêt vers le parking ; une souche recouverte de mousse et d’innombrables champignons, sans doute peuplée de parasites, attire notre attention avant l’arrivée au parking.

Les voitures nous y attendent, garées à l’ombre. Daniel avait bien calculé l’emplacement en arrivant ce matin.

Il reste encore l’épreuve de la piste forestière, une ombre au tableau de cette belle balade en Chartreuse, avant d’emprunter les départementales nous ramenant à Bassens. Une averse orageuse apporte pour finir un peu de frais durant la descente vers Ste Marie-du-Mont.

Photos : Martine

Texte : Maurice

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