Club Santé Seniors MGEN 73

2017 / 06 / 01 - VENUS POUR LES SABOTS

Épernay-Cols du Mollard et des Fontanettes

vendredi 2 juin 2017, par Maurice DUPONT

Avant 8 heures les Bémols réunis à Bassens voient leur effectif augmenter par l’arrivée des 2 "encadrants" Bécarre qui se sont retrouvés sans volontaire pour leur randonnée. Serait-ce un effet de l’annonce des orages pour l’après-midi ? Ces prévisions météo n’ont pas découragé les Bémols désireux de découvrir les sabots de Vénus en Chartreuse et qui se retrouvent donc 12 à partir pour Entremont-Le-Vieux : Cécile, 2 Françoise, Joëlle, Martine, Maxime, Nicole, Prudy pour les dames et Bob, Daniel, Jean Philippe, Maurice pour les messieurs.

A 8h45 les 12 débarquent sur le parking d’Épernay (830 m) au bord du Cozon. Nous voici prêts à effectuer un itinéraire inédit pour la plupart, proposé par Maxime se souvenant d’anciennes balades avec Antoinette. Au départ le GPS de Daniel est mis à contribution, nous commençons donc par emprunter la route du Désert d’Entremont avant de suivre dans un virage les balises blanches et rouges du GR 9 qui devient vite pentu. Nous montons le long du sentier bordé de nombreuses céphalanthères. Pour mieux voir et photographier l’une d’elles perchée sur le talus, nous voici face à face avec les traces du passage de la déesse en ces lieux : les premiers sabots de Vénus s’offrent à nous, alors que les marcheurs de tête sont passés sans les voir...

Plus haut : d’autres orchidées vénusiennes un peu plus nombreuses et ce sera tout jusqu’au terme de la montée.

Vénus nous ayant vus venir avec nos gros sabots aurait-elle pris plaisir à dérober sa fleur à nos regards ?

En revanche d’autres orchidées dont la forme évoque un petit bonhomme pendu n’échapperont pas à notre attention.

Nous montons toujours dans un décor verdoyant dominé par les falaises de l’Outhéran illuminé par le soleil.

Peu avant 10 heures nous atteignons le hameau du Désert d’Entremont, le ciel couvert en début de balade est maintenant bien dégagé. Tout près de la boutique d’un sculpteur sur bois nous nous arrêtons pour observer un tronc d’arbre sectionné, de fort grande dimension et de couleur brun rouge.

Jean Philippe, en connaisseur, pense qu’il s’agit d’un séquoïa... Plus loin, de jeunes veaux sevrés aux narines transpercées de boucles métalliques regardent passer le train des randonneurs.

Nous atteignons bientôt le foyer de fond, fermé en cette saison, mais les tables et bancs rustiques à l’extérieur nous incitent à faire la pause-banane à cet endroit.

Pause pendant laquelle nous nous requinquons et examinons d’anciennes fiches faites par Antoinette sur les différentes randonnées cartusiennes, de quoi donner quelques idées.

Ensuite nous repartons en direction du col du Mollard ; à notre gauche un champ fleuri, la hêtraie-sapinière et en arrière-plan l’Outhéran.

Sur le chemin d’abord goudronné, puis empierré avant d’être chemin de terre, nous croisons des randonneurs du 3ème âge redescendant du col du Mollard vers leur car stationné près du foyer de fond. Une fois le col du Mollard (1320 m) atteint, la balade initialement proposée va se transformer à l’initiative de Bob, marcheur infatigable ayant bourlingué sur tous les chemins des environs. Il entraîne le groupe vers un second col, celui des Fontanettes. Mais d’abord il nous faut descendre jusqu’au lieu-dit Dessous le Mollard (1240 m) avant d’entamer une belle et rude montée pendant laquelle le groupe se fractionne de plus en plus, Bob marchant toujours en tête.

A midi, nous voici tous regroupés au col des Fontanettes (1330 m) où nous pensions faire la pause-déjeuner mais les lieux sont déjà occupés. Il faut aller plus loin et certain(e)s commencent à redouter quelque errance dont notre doyen a parfois le secret et voudraient rejoindre le Désert d’Entremont et reprendre l’itinéraire du matin...

Bob assure que l’itinéraire qu’il a en tête (par les Minets et les Curés) n’est plus que de la descente jusqu’aux voitures alors qu’il nous faudrait remonter pour aller au foyer de fond du Désert. Ce que notre doyen ne dit pas alors c’est tout le goudron qui nous attend. Bref nous descendons du col des Fontanettes, sur le talus un plant de sabots de Vénus est comme un clin d’oeil ou un encouragement de la déesse. Plusieurs fredonnent la chanson de Brassens : "Les sabots d’Hélène". A la sortie du bois, nous nous posons pour la pause-déjeuner dans l’herbe du talus où se dresse un bel orchis moustique.

Au loin le Granier et le col sont enveloppés dans des nuages peu rassurants.

Nous déjeunons dans la bonne humeur et dans une ambiance très conviviale, Cécile nous invitant à fêter royalement son anniversaire...

A 13h 15, nous repartons pour un long trajet imprévu au départ. Première étape : Le Grand Carroz, hameau bien connu des Bémols, puis après un petit pont de bois nous remontons vers Les Minets.

Dès lors nous serons condamnés au goudron d’abord sur la petite route reliant les hameaux Les Curés et les Pins. Alors que les Bémols de tête semblent prendre le mors aux dents, à l’arrière on flâne et l’on observe les fleurs du talus, quelques sabots de Vénus et surtout des orchidées qui n’ont pas encore été vues cette année : orchis pourpre, ophrys mouche, ophrys abeille, orchis brûlé...

Alors que nous descendons sur la petite route, des nuages s’amoncellent sur les sommets de Chartreuse qui nous font face mais heureusement aucun orage n’éclate.

Sur notre gauche, derrière un champ de fleurs jaunes, se dresse le Granier avec les marques bien visibles de l’éboulement des rochers de sa falaise.

Bientôt nous rejoignons la D 912 qui descend du col du Granier où la circulation est relativement dense. Finie l’observation des belles fleurs, seuls des papillons qui ont vécu, étalés dans l’herbe en bordure de route, telle cette "petite tortue", auront droit à un cliché.

Après ¾ d’heure de marche en file indienne sur le goudron de la départementale, nous rejoignons vers 15h15 le parking d’Épernay sous un chaud soleil.

Si nous sommes venus pour les sabots de Vénus, nous ne repartons pas bredouilles certes mais nous avons fait surtout une belle cueillette visuelle d’autres orchidées. Ce qui a compensé la longue marche asphaltée...

Photos : Martine

Texte : Maurice

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