Club Santé Seniors MGEN 73

2017 / 05 / 25 - 9 Bémols malmenés par Éole

Le Grand Colombier- La croix- le Fenestrez

vendredi 26 mai 2017, par Maurice DUPONT

Pour la randonnée du Grand Colombier, la composition du groupe Bémol est aujourd’hui essentiellement féminine : Chantal, Danielle, Evelyne, Jeannine, Martine, Maxime, Prudy, Sylviane et un seul élément masculin : Maurice. Le trajet automobile est rallongé par un détour vers Anglefort, la route montant de Culoz au col du Colombier étant fermée. Sous le ciel bleu et le soleil nous empruntons alors la D 120A serpentant à flanc de montagne, passant à Lavanche (lieu de la pause-déjeuner de jeudi dernier) avant d’atteindre La Sapette, lieu de départ de la marche. Il est 9h15.

A peine débarqués des voitures les 9, qui ont opté pour une tenue estivale, prennent contact avec un élément imprévu : Éole en majesté ; ce qui peut servir de coupe-vent est alors enfilé et la marche commence. Nous montons dans la forêt et bientôt une pancarte annonce l’altitude 1240 m. Si nous sommes abrités du vent, nous pouvons voir osciller la cime des hêtres bousculés par Éole. Au sortir de la forêt, nous traversons un grand espace herbeux balayé par le vent d’est (précision de Danielle, la géographe du groupe). Au loin, sur la crête se détache la station VOR servant de balise pour les avions, aujourd’hui nous ne ferons pas de détour pour aller auprès de ce que nous appelons communément la « soucoupe volante ».

A nos pieds, les premiers massifs de narcisses mais les belles fleurs blanches agitées par le vent ne sont pas faciles à photographier.

Au Virage de la Frappe (1335 m) nous rejoignons la route du col que nous empruntons sur quelques centaines de mètres et avant l’embranchement de Longechat, sur les pierres du talus, nous faisons la pause-banane. Tout en nous restaurant nous contemplons le paysage : face à nous le massif du Mont Blanc s’élevant au-dessus d’une écharpe de brume, magnifique !

Puis nous repartons, encore un peu de goudron et au lieu-dit Sous Pierre Amion (1370 m), nous empruntons le sentier conduisant vers le sommet du Grand Colombier, sentier bordé de brins de muguet tardif et de trolles.

Egalement de plants de vératres et de gentianes pas encore en fleur ; quelques explications de Martine, la botaniste, permettent de distinguer les uns des autres. Tout d’abord le sentier monte régulièrement dans une zone herbeuse où Éole nous accompagne de son souffle vivifiant.

Puis la partie escarpée dans les blocs rocheux nécessite plus d’efforts avant le passage sous le pylône proche du sommet.

Quelques curiosités naturelles s’offrent au regard : ici des restes de fleurs d’une joubarbe de l’an passé, là un aulne qui pousse en infiltrant ses branches dans les trous du calcaire.

Au terme de la montée, pendant laquelle le groupe s’est fractionné, chacun(e) grimpant à son rythme, les 9 se retrouvent au sommet du Grand Colombier (1531 m) et le moins que l’on puisse dire, ça décoiffe ! Il faut resserrer les attaches des couvre-chefs. Nous admirons rapidement le panorama et nous descendons vers le col pour trouver un endroit à l’abri des rafales de vent. Dans la prairie sommitale, les narcisses sont encore en bouton, des tulipes sauvages aux tiges ployées méritent bien un cliché.

Comme il est tôt, nous décidons de faire un aller et retour jusqu’ à la Croix du Colombier, de l’autre côté du col, avant la pause-déjeuner. Lorsque nous arrivons vers la Croix (1525 m) et la table d’orientation toute proche, Éole semble se déchaîner, c’est un vent renversant qui nous fait tituber et ne nous laisse guère le loisir de décrypter le panorama.. Luttant pour ne pas dévier de notre trajectoire, nous revenons vers le col.

Là quelques dissensions apparaissent au sein des 9 alors qu’il est midi passé. Remonterons-nous un peu vers une sorte de grand creux près d’un rocher ou descendrons-nous le long de la départementale, côté Virieu-le-Petit, pour trouver un lieu relativement abrité du vent ? Finalement c’est cette solution qui sera adoptée. Et près de blocs rocheux en retrait de la route, nous nous installons pour la pause-déjeuner.

Nous pique-niquons dans la bonne humeur et la convivialité comme de coutume... Suivra une petite sieste au ras du sol afin de ne pas donner prise à Éole .

Ensuite nous attaquons l’itinéraire du retour : d’abord descente du col au virage de la Frappe le long de la route. Pendant ce trajet asphalté de 45 minutes nous avons tout le temps d’admirer le Mont Blanc qui semble plus proche de nous et au pied duquel nous apercevons l’extrémité du lac d’Annecy formant une tache bleue.

Vers le sud, le lac du Bourget et au loin le massif de Belledonne où la limite de la neige semble tracée à la règle.

Sur le talus, les narcisses sont en fleur.

Après le virage de la Frappe, à l’ombre des arbres nous faisons une halte avant de rejoindre la forêt avec le Mont Blanc en arrière-plan, entre les sapins.

Aux abords du sentier forestier, une fleur de camerisier habitée par des insectes est l’objet d’une photo originale.

Après une dernière pause le long de la façade d’un chalet bâti en pleine forêt, nous arrivons à la Sapette et des gendarmes en voiture nous demandent si nous avons vu leurs camarades motards... Se seraient-ils été envolés, emportés par Éole ?? Un dernier détour à pied au belvédère du Fenestrez offrant une vue magnifique sur Culoz, le Rhône, le lac du Bourget et les montagnes environnantes.

Puis à 16h30, nous regagnons la Savoie après cette belle randonnée aussi bien ensoleillée que ventée.

Photos : Martine (+ 1 de Danielle)

Texte : Maurice

Portfolio

Passage sous le pylône du Grand Colombier
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