Club des retraités de la MGEN en Savoie

2017 / 03 / 30 - A la recherche des érythrones

Balade à la montagne des Princes

samedi 1er avril 2017, par Maurice DUPONT

En ce jeudi, journée la plus belle et la plus chaude de la semaine, le groupe Bémol entreprend l’une des balades rituelles de printemps, celle des érythrones, érythrones en fleurs certes. Ainsi à Seyssel (74) se retrouvent 18 participant(e)s, soit 13 dames –Axelle (correspondante du groupe Bémol en Allemagne, que nous avons le plaisir de retrouver), Catherine, Cécile, Colette, 2 Françoise, Geneviève, Jeannine, 2 Martine, Maxime, 2 Mireille- et 5 messieurs -Bob, Daniel, Jean-Philippe, Maurice, Yves. Les Bémols, du moins certain(e)s d’entre eux, savent qu’a eu lieu depuis une bonne semaine la floraison des érythrones ; les érythrones auront-ils attendu la visite des Bémols ? Telle est la question, question sans réponse durant la première section du parcours.

A 9h30, laissant les voitures près du réservoir d’eau du hameau le Crêt (545 m), les 18 commencent la marche sous un grand ciel bleu, empruntant la piste forestière qui monte parfois rudement vers le lieu-dit Sous Platabosson. Une première halte permet d’ôter un vêtement avant de nous engager sur le chemin menant au Belvédère du mont des Princes, chemin bordé de buis, buis ravagé par la pyrale. Parmi les feuilles mortes jonchant le sol, l’éclosion de jeunes hêtres n’échappe pas à l’oeil de la botaniste et photographe.

Dans un virage, nous prenons le raidillon au bord duquel les autres années nous repérons les premiers érythrones ; Les premiers érythrones aperçus aujourd’hui ne sont plus que feuilles d’un vert décoloré. Au terme du raidillon, sur le plateau, nous faisons la pause-banane : un moment pour nous requinquer et observer au pied des hêtres les fleurs blanchâtres des lathrées écailleuses, lathrées écailleuses qui puisent leur nourriture dans les racines de leurs hôtes.

Après la pause, nous arrivons à l’embranchement de la Corbeuraz ; là Jeannine et Maxime choisissent de prendre le raccourci menant directement à la Ferme du Comte, tandis que les 16 autres vont aller vers le(s) belvédères , tout en poursuivant leur quête des fleurs princières éponymes. Avons-nous trop tardé ? En effet nous découvrons un érythrone à l’état de fruit, certes la graine n’est pas encore tombée au sol, mais ce n’est pas ce que nous attendons.

Plus loin, est repéré un érythrone n’ayant plus qu’un pétale. Un pétale au lieu de six, le compte n’y est pas, on en est loin !

Après avoir admiré la vue depuis l’un des belvédères naturels dominant le Val de Fier, notre doyen Bob, toujours bon pied, bon œil, découvre le premier érythrone fleuri du jour.

Chacun(e) veut le voir de près et plus d’un(e) le photographier. L’espoir renaît chez les amatrices et amateurs de ces fleurs qui ont du chien, pas seulement dans leur appellation scientifique. D’autres fleurs, les jonquilles au calice jaune vif, sont présentes sur le plateau.

Et même c’est un champ de jonquilles qui s’offre à nos yeux parmi les arbres.

Érythrone et jonquille parfois voisinent, associant harmonieusement leurs teintes printanières.

Au milieu des lapiaz moussus, les fissures et les trous du sol sont de véritables parterres de jonquilles.

Le sentier prend peu à peu un profil en pente descendante et sur ses bords se dressent de temps à autre des érythrones dont la floraison n’est pas achevée. Photogéniques, ces plantes auraient-elles dans leur génome un je ne sais quoi les poussant à fréquenter les lieux où passent les adeptes de la photo ? Telle est la question que se posent certain(e)s à l’arrière du groupe.

Voici que nous arrivons à l’embranchement de la Renardière (780 m), près de 100 mètres plus bas que le premier belvédère. Dès lors une belle portion pentue est à gravir sous les rayons du soleil avant d’atteindre la mare située à quelque distance de la Ferme, sur la crête où le Mont Blanc apparaît dans le lointain.

A 12 h 15 les 18 sont réunis sur les blocs rocheux près de la Ferme du Comte (931 m) où aura lieu la pause-déjeuner. Jeannine et Maxime arrivées depuis une heure ont eu le temps de faire une cueillette de pissenlits et elles ont réservé pour le reste du groupe une partie du site fréquenté par d’autres randonneurs.

La pause repas se déroule dans une ambiance plaisante et fort conviviale... Après quoi, la sieste ou quelque occupation reposante ; quelques-un(e)s font un tour dans le bois au-dessus de la ferme où des érythrones en fin de floraison sont aperçus, d’autres Bémols s’approchent de la mare jouxtant la ferme où évolue une multitude de poissons rouges.

A 13 h 45, nous prenons le chemin du retour, franchissant la crête herbeuse pour descendre dans le bois, Chez Pantet où nous nous arrêtons devant une plaque commémorative du combat des jeunes maquisards de l’Albanais. Puis c’est la descente du côté de Droisy. Au bord du chemin, un dernier érythrone rose vif mérite bien un cliché.

Après la traversée de la forêt, où nous faisons une petite halte près d’un réservoir d’eau, nous sommes à quelques encablures du chef-lieu de Droisy.

Personne ne veut aller tester l’acoustique de l’église et nous continuons à cheminer à travers champs. Sur le talus fleurissent des massifs de coucous, fleurs plus communes que les érythrones mais à la floraison plus durable.

Nous continuons à descendre jusqu’à la départementale que nous suivons pendant un moment avant d’emprunter un tronçon du chemin de Compostelle, bordé de champs où paissent des chevaux avec en arrière-plan, le Rhône.

Au bout d’une dizaine de minutes, nous arrivons au hameau Romaz (490 m).

Une grimpette, la dernière, et nous voici revenus auprès des voitures, voitures dans lesquelles nous montons, fatigué(e)s par la chaleur autant que par la marche mais ravi(e)s de cette randonnée printanière et fleurie.

Photos : Martine (+ 2 de Catherine)

Texte : Maurice

Portfolio

Vue sur le Rhône, lors de la montée
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