Club Santé Seniors MGEN 73

2016 / 12 / 15 - On a fait une croix sur les échelles

Pragondran - Le Pertuiset (Aller-Retour)

vendredi 16 décembre 2016, par Maurice DUPONT

A 8h30 11 Bémols -Cécile, Françoise, Martine, Mireille, Nicole, Prudy, Sylviane et Bernard, Bob, François, Maurice- rejoignent le point de départ de la randonnée du jour censée nous mener de Pragondran au Sire par le Passage du Croc, puis à la Croix du Nivolet et retour par les échelles.

A 9 heures le groupe commence la randonnée à Pragondran (830 m) sur une petite route au bord de laquelle une pancarte annonce Le Sire à 2 heures de marche. Après le goudron, un chemin de terre avec quelques cristaux de givre à l’ombre du talus, parfois un passage plus difficile.

Les 11 emmenés par Bob, parti d’un bon pas, avancent, avancent encore et une pancarte essentielle échappe à l’attention de tous.

Malgré les remarques de certaines randonneuses se rendant compte qu’on marchait depuis longtemps sans vraiment monter, Bob répond que le passage du Croc est encore plus loin. Son GPS interne ne serait-il pas sous l’influence de son désir d’éviter le passage des échelles ? La marche se poursuit donc et l’on se distrait : l’une accroche à son sac quelques rameaux de sapin pour une future décoration, d’autres s’attardent à observer des arbres aux troncs dépouillés de leur écorce par les chevreuils.

Plus loin au bord du chemin, tous s’étonnent de la présence surréaliste d’un vieux poêle à bois en fonte rouillé avec une marmite complètement délabrée.

Après la pause-banane et encore un bon moment de marche sous les falaises qui nous surplombent, enfin une pancarte : nous sommes à la cote 1050 et donc seulement 220 m de dénivelé effectué en 2h30 !!! Évidemment nous ne sommes pas sur le bon itinéraire mais sur les hauteurs de Mouxy et le sentier montant au col du Pertuiset (1420 m) s’ouvre devant nous. Tout un programme ce diminutif du terme "pertuis" désignant un trou, un col (de montagne) ou un étranglement (d’un fleuve)... Entre "les p’tits trous" chantés par Le poinçonneur des Lilas et l’étranglement de notre projet du jour, la tristesse s’abat sur le groupe. Durant la longue montée dans la forêt, le plus souvent à l’ombre, plus d’un(e) a le moral dans les chaussettes et le moral en berne pèse lourd ; les chaussures semblent de plomb sur le sentier qui grimpe raide.

En tête du groupe, Bob et Bernard gardent le pas montagnard ; assez loin derrière, accompagnée de Françoise transportant sa cueillette de houx dans son sac, Prudy qui a laissé ses bâtons de marche dans son coffre de voiture par peur de les oublier lors d’une halte, avance avec 2 bouts de bois mort faisant office de gros bâtons de pèlerin. Mais ces accessoires rustiques, peut-être rassurants, ralentissent plus sa progression qu’ils ne la facilitent, surtout dans les passages difficiles le long des falaises où l’on paraît tout petit.

De temps à autre, on peut voir au bord du sentier un profond ravin entaillant la forêt.

Plus haut un endroit dégagé et ensoleillé offre une belle vue plongeante sur Aix-les-Bains et le lac du Bourget.

Cependant il faut continuer à grimper et même sans le Passage du Croc, on commence à avoir les crocs. En effet il est pratiquement 13 heures lorsque les 11 sont enfin tous parvenus au niveau du col et dans une clairière ensoleillée le groupe s’installe pour la pause-déjeuner.

Nous déjeunons dans une ambiance conviviale comme de coutume... Pendant que nous nous restaurons, nous envisageons les suites à donner à notre randonnée pour rejoindre les voitures avant 17 heures. Si Claude venait en voiture récupérer en un lieu à définir celles qui ont le plus de mal à marcher, les autres repartiront vers Pragondran par le même itinéraire qu’à l’aller ; Sylviane ayant contacté son mari annonce que cela est possible.

Ainsi les 11 redescendent du col du Pertuiset, jettent à nouveau un coup d’œil sur l’agglomération aixoise, le lac et les monts du Jura.

Au fur et à mesure de la descente plusieurs sous-groupes se forment.

A quelque distance de la cote 1060, une halte permet un regroupement général.

Après quoi Bob, Prudy et Sylviane poursuivent tout droit en direction de Mouxy où rendez-vous a été donné à Claude, tandis que les 8 autres bifurquent vers Pragondran.

Il est 14h30 et les 8 ne vont pas traîner sur le chemin du retour, fait de montées et de descentes, avec de face le soleil commençant à décliner à l’horizon.

Le rythme de marche est donc soutenu avec quelques brèves haltes pour enlever un vêtement, se désaltérer, reposer les pieds douloureux, prendre des photos de cristaux de givre au bord du chemin ou d’un parapentiste évoluant sans se fatiguer dans les airs.

Peu avant d’arriver à Pragondran, le sentier qui aurait dû être emprunté à l’aller pour atteindre le Sire est repéré (certes un peu tard, mais cela sera utile pour une autre fois). Dans les derniers hectomètres, en voyant la Croix du Nivolet illuminée par les rayons du soleil nous ne pouvons que regretter de nous être égarés dans un petit trou perdu, un pertuiset... Mais tout se termine bien, à 16h30 lorsque nous regagnons le parking où sont garées les voitures, Sylviane téléphone pour dire que les 3 Bémols transportés par Claude attendent à Bassens.

Photos : Martine

Texte : Maurice

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