Club Santé Seniors MGEN 73

2016 / 09 / 01 - Myrtilles sans arcosses, c’est Super Collet

Boucle dans les hauteurs de Super Collet

vendredi 2 septembre 2016, par Maurice DUPONT

Jeudi 1er septembre, date particulière pour des millions de jeunes : l’école est leur destination du jour, quant aux retraités du groupe Bémol, ils partent, loin de toute préoccupation scolaire, pour les cols de Super Collet. Ainsi à 9 heures ce sont 16 randonneur(se)s qui se retrouvent dans la station perchée sur les hauteurs d’Allevard à 1630 m, soit 12 dames : Cécile, Danièle, 2 Françoise, Jeannine, Marie France, Magdeleine, 3 Martine, Mireille, Monique et seulement 4 messieurs : Bob, Gilbert, Maurice, Yves.

Dans la station, où d’importants travaux de terrassement et de bétonnage défigurent le site pour la construction d’un nouveau télésiège, les Bémols prennent la direction du lieu-dit Les Lacs (1726 m). En fait on n’aperçoit qu’un seul petit lac avec peu d’eau, près duquel nous passons avant d’aborder un premier raidillon sur un chemin rocailleux. Au sommet, brève halte permettant le regroupement de tous ; à notre droite une zone plantée d’arcosses, nous nous garderons bien d’aller de ce côté, nous prendrons, à gauche, la direction du refuge de la Pierre du Carre. Nous entrons alors dans une forêt d’épicéas et de sapins aux racines saillantes traversant le sentier qui monte et descend, en forme de montagnes russes, sur le flanc de l’Arête de l’Évêque, avec quelques passages délicats dont un câblé que tous franchissent, plus ou moins aisément ; personne n’empruntera la variante plus commode. Peu après des framboisiers nous offrent leurs baies et il est possible d’en cueillir, même sans monter sur le talus. Plus loin, les myrtilliers avec leurs petits fruits ronds d’un bleu violacé et à la douce saveur sont une véritable bénédiction pour les gourmand(e)s qui prennent le temps de grappiller.

A 10h30, halte à la bifurcation refuge de la Pierre du Carre(vers le bas) et col de Claran (vers le haut), comme il est l’heure de la pause-banane, nous nous requinquons, ajoutant à nos provisions les myrtilles des environs.

Puis repartons pour une longue montée vers le col sur un sentier d’abord bien pentu, bordé de myrtilliers et de rhododendrons, parfois malades présentant des galles gonflées et charnues.

Aux 3/4 de la pente, à un embranchement, Bob propose un (véritable) raccourci pour rejoindre le lieu de la pause-déjeuner à celles qui peinent et qui éviteront ainsi le détour par le col de Claran, 3 dames profiteront de cette variante.

Les 12 autres atteignent le col de Claran (1956 m) vers 11 heures et empruntent dès lors le sentier montant le long de la crête où souffle un vent très frais de nord-est.

Après être passés par des lieux-dits aux noms animaliers, Les Chamois, la Marmotte, le Lagopède, nous abordons le Sentier 2000 jalonné de cairns bétonnés portant des plaques explicatives. Et de cairn en cairn, de plaque en plaque, nous sommes invités à (re)découvrir la géographie et l’histoire de la région et du lieu à égale distance du Mont Blanc et du Mont Aiguille, lieu d’où l’on aperçoit le lac du Bourget auquel est associé l’incontournable poème romantique etc...

Au terme de ce sentier les 16, réunis, arrivent aux Plagnes (2092 m) et près de la Table d’orientation composée de 2 demi-cercles où figurent les sommets qui nous entourent, c’est la pause-déjeuner.

Dans un tel cadre avec vue sur la Chartreuse avec le Granier et sa blessure bien apparente, les Bauges, le Mont Blanc caché par les nuages, les Grands Moulins et autres sommets de Belledonne, le déjeuner ne peut-être qu’agréable et la convivialité aujourd’hui rime avec solidarité.

En effet une randonneuse ayant oublié son pique-nique n’a pas eu à regretter son étourderie, bien au contraire... Avant de repartir, on se prélasse, on papote autour de la table d’orientation, on évoque la dernière balade et certain(e)s ne sont pas cossards pour en parler et pour en rire...

A 13h30 nous nous engageons sur le chemin du retour d’abord en direction du col de l’Occiput et les myrtilles sont là encore à portée de main, comme un dessert naturel supplémentaire... Nous nous arrêtons au bord d’un tout petit lac aux eaux rougies où, en plus d’un triton repéré par la photographe, les reflets des un(e)s et des autres méritent un cliché.

Là ce sont des fleurs qui retiennent l’attention : épervière, achillée millefeuille.

Au col de l’Occiput (1856 m), on peut de nouveau contempler les Grands Moulins, L’Arclusaz avec le Trélod en arrière-plan.

La dernière portion de la rando est un peu plus monotone car le trajet vers Super Collet emprunte les larges pistes de ski sur lesquelles montent en cahotant de gros camions-toupies transportant le béton dans les hauteurs...Heureusement quelques fleurs, dont des gentianes à feuilles d’asclépiade , rappellent discrètement la beauté de la nature.

Bientôt la boucle est bouclée et après être passés auprès de vaches ruminant sous le télésiège, indifférentes aux travaux d’aménagement de la station, nous regagnons les voitures sur le coup de 15 heures.

Il fait chaud et la proposition d’aller boire quelque rafraîchissement en un lieu moins bruyant est unanimement acceptée ; ce sera fait à Allevard sur la place de l’église, en un lieu ombragé. Après l’Arête de l’Évêque, un arrêt boisson auprès de la maison du bon Dieu en quelque sorte.

Dernier moment de fraîcheur et de farniente et conclusion inhabituelle de cette belle randonnée.

Photos : Martine

Texte : Maurice

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