Club Santé Seniors MGEN 73

2016 / 04 / 14 - ça nous a plu Vieu...

Artemare-cascade de Cerveyrieu- Vieu

vendredi 15 avril 2016, par Maurice DUPONT

18, un nombre qui plaît aux Bémols, en effet aujourd’hui encore 18 se sont retrouvés à randonner en Valromey, soit 10 dames : Cécile, Chantal, Claudette, Jeanine, Joëlle, Martine, Maxime, Monique, Prudy, Sylviane et 8 messieurs : Bernard, Bob, Claude, Daniel, Jean-Marc, Maurice, Michel, Yves (presque la parité). Si la veille, il a plu à verse, aujourd’hui le ciel est débarrassé des nuages, le soleil et une température plus que printanière seront de la partie. Après avoir débarqué des voitures sur le parking du cimetière d’Artemare (01), nous gagnons le village voisin, Cerveyrieu ; pour ce faire, il suffit après quelques pas le long de la départementale de franchir le pont enjambant une petite rivière et de monter en direction du bourg. Après un ancien four à pain joliment restauré, le chemin de la cascade s’élève entre les buis, contourne une barre rocheuse à la falaise verticale pour rejoindre la D 31 sur le plateau dominant Artemare. Durant la montée, nous sommes accompagnés par le chant des oiseaux qui semblent nous encourager mais comment identifier ces chanteurs dont le timbre, le rythme et le motif, voire les vocalises, sont peu connus de l’ensemble des marcheur(se)s ? Entendons-nous surtout le "merle plagieur" ? C’est du moins ce que pense notre spécialiste ès sabir, ornithophile à ses heures. Après quelques minutes sur la départementale nous tournons à gauche et arrivons sur un petit pont au-dessus du Séran, torrent impétueux dont les tourbillons ont creusé dans le calcaire des marmites de géants, formant parfois de petits gouffres faisant de la roche une dentelle, peu avant la cascade de Cerveyrieu.

La pause-banane en ce lieu sera également une pause-contemplation de l’impressionnante chute d’eau -abondante aujourd’hui- se précipitant et rebondissant dans des gerbes d’écume plus de 50 mètres plus bas sur un chaos rocheux.

Puis nous revenons sur le pont et empruntons le chemin longeant la rive gauche du Séran d’abord vers le lieu-dit la Chaponnière où après avoir marché en bordure de champs labourés, nous obliquons sur la gauche et rejoignons le bord du torrent.

Dès lors nous avançons sur un sentier étroit, aux passages gorgés d’eau, obstrués parfois d’arbres abattus.

Des populages des marais au jaune d’or vif ornent ces lieux sauvages.

A différents endroits nous tentons d’aller voir de plus près les marmites de géants qui reliées les unes aux autres forment parfois un canyon étroit où le Séran s’enfonce et cascade en un tournoiement d’écume.

Au milieu des rochers à découvert, de petites marmites de géants sont devenues des mares avec toute une faune aquatique : œufs de grenouille (ou de salamandre ?) et jeunes têtards.

Un peu plus loin, la photographe a surpris une salamandre tachetée déjà adulte.

Des cascades latérales, moins hautes, se jetant avec impétuosité dans le torrent offrent aussi un spectacle digne d’un cliché.

Nous nous attardons dans cet espace naturel magnifique puis, comme à regret, nous quittons le Séran et entamons une montée dans la forêt sur un sentier pentu qui nous fait parvenir non loin de l’ancienne gare de Vieu. Encore quelques pas sur l’asphalte avant d’obliquer sur un chemin entre jardins et maisons et nous voici au cœur du village de Vieu-en-Valromey (expression pléonastique, Vieu dérivant du mot latin vicus signifiant, entre autres, "village"). Et avant 12h30 nous sommes tous réunis auprès de la vieille église entourée du cimetière, construite sur l’emplacement d’un temple romain.

La pause-déjeuner va se dérouler en ce lieu fort accueillant aux randonneurs – une partie du mur d’enceinte a été démolie et d’antiques blocs de pierre déplacés en vue de la construction d’un édifice spécialement dédié au confort...

Le repas, convivial comme de coutume, est marqué aujourd’hui par la fête d’une Bémol de la première heure, Maxime... A la fin du repas, en l’honneur de la fêtée, est interprétée la chansonnette que Prudy et les amatrices de conversation anglaise avait déjà entonnée jeudi dernier pour Jeannine et Claude, avec des hauts et des bas, en fait plus de bas que de hauts ! Cette fois, le texte anglais -The Itsy Bitsy spider went up the water spout...- ayant été imprimé au préalable par Martine qui le distribue à toutes et à tous, Prudy se métamorphose en chef de chœur et en véritable mime Marceau, ainsi pouvons-nous chanter et vivre les aventures de la petite araignée. Après cela, nous pouvons nous dire plus chanceux que celle-ci, car nous n’avons pas subi la pluie et avons uniquement profité du soleil.

C’est ainsi que dans ce lieu, dédié au repos éternel, quelques-un(e)s se sont offert un moment plaisant de sieste ensoleillée.

Après cette pause fort agréable à Vieu, nous commençons le trajet retour par la traversée du village ; nous échangeons quelques propos avec des habitants, des Vicusiens , se prélassant en terrasse devant des maisons aux anciennes portes de grange superbement retapées et suivons ensuite le chemin qui serpente entre les champs vers la fontaine de l’Adoue. Avant de parvenir en ce lieu célébré par Claudel, une morille est repérée au bord du chemin par Martine, ce sera la seule et unique de la journée, malgré toute l’attention des amatrices de champignons du groupe.

Une halte auprès de la fontaine qui voisine avec une chapelle et la balade se poursuit en direction des sources du Groin.

Cette rivière que nous avons franchie (sans le savoir) sur le pont séparant Artemare de Cerveyrieu, sort de terre en une spectaculaire résurgence.

Cette année l’eau d’un bleu-vert magnifique est haute, une surface étale jusqu’au pied du sentier précède des remous parmi les pierres et la rivière poursuit son cours dans la campagne et donne rendez-vous de temps à autre à la petite route que nous empruntons jusqu’à Don où le Groin s’enfonce profondément dans le Gouffre du diable surplombé par un pont au bord duquel nous faisons une dernière halte.

Un ultime tronçon le long de la route vers Artemare, trajet asphalté mais agrémenté par le spectacle des gens jardinant en contrebas et c’est l’arrivée auprès des voitures sur le parking du cimetière d’Artemare. D’un cimetière à l’autre, la balade des Bémols ne fut en rien funèbre mais au contraire fort plaisante pour tous les marcheur(se)s qui ont été ravi(e)s de parcourir des paysages d’une grande beauté.

Texte : Maurice Photos : Martine (et Michel).

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