Club Santé Seniors MGEN 73

2016/04/07 - On a boffi chez Gaby

Boucle du Clergeon

vendredi 8 avril 2016, par Maurice DUPONT

En ce premier jeudi où les 3 groupes de marche sont sur les chemins débarquent sur le parking de la Grange neuve, entre Ruffieux et le col du Clergeon 18 Bémols : Cécile, Danièle, Françoise, Jeannine, Joëlle, Marie-Madeleine, 2 Martine, Maxime, Mireille, Prudy, Sylviane- soit 12 dames pour 6 messieurs : Bernard, Bob, Claude, Daniel, Maurice, Michel.

Aux abords des voitures, une lathrée écailleuse est saisie en gros plan par la photographe pendant que le groupe s’équipe pour la marche.

Le ciel se dégageant peu à peu, les vêtements de pluie sont laissés dans les voitures et les 18 commencent par se diriger vers le hameau inhabité de Rojux puis c’est la montée dans la forêt vers le Mollard gris. Sur le bord du chemin détrempé où il faut contourner de belles flaques, une pézize rouge, champignon plus esthétique que comestible, jette une note colorée parmi les feuilles mortes.

Un peu plus loin, voici le site de la Grande Cuve. Dans cette contrée viticole, cette appellation désigne un effondrement dans du calcaire urgonien, phénomène géologique spectaculaire que certains veulent observer de plus près ; ainsi Claude et Cécile descendent-ils jusqu’au fond de cette cavité autour de laquelle les Bémols font la pause-banane que l’on pourrait qualifier aujourd’hui de pause gourmande.

Ensuite la marche reprend vers le bois des Combes puis vers un ancien site de fabrication de charbon de bois où subsiste un énorme chaudron en forme de cône tronqué qu’entourent les éléments masculins du groupe faisant mine de le soulever le temps d’une photo.

Après une halte en ce lieu où un panneau nous initie à cette technique de production de charbon de bois d’une époque révolue, nous poursuivons la marche en limite de la forêt vers les premières maisons du Mont Clergeon. A partir de là, une grimpette nous achemine au belvédère de la croix du Clergeon. Contrairement à l’an dernier, le chemin a été dégagé des ronces qui l’envahissaient, la croix de bois du sommet est encore un peu plus vermoulue, la vue à 360° serait magnifique si l’horizon n’était bouché par les nuages.

Une dizaine de motards, amateurs de sport motorisé tout terrain, nous ont précédés au belvédère ; après avoir échangé quelques mots avec nous, ils repartent à travers prés, chevauchant leurs machines pétaradantes. Notre descente vers les fermes du Clergeon sera plus silencieuse, moins rapide, nous laissant tout le temps d’observer les fleurs, dont les premières gentianes printanières.

Vers midi tout le groupe est rassemblé auprès du premier bâtiment dont la façade est ornée d’un panneau de bois avec l’inscription "Chez Gaby".

Des bancs alignés le long du mur, une table rustique dans la cour, l’endroit semble idéal pour la pause-déjeuner ; seuls éléments négatifs : le froid, le vent et le ciel qui s’obscurcit. Le repas sera joyeux et convivial, un véritable repas de fête car Jeannine et Claude, nés le même jour à 10 ans d’intervalle, célèbrent leur anniversaire... Prudy et celles des Bémols qui conversent avec elle dans la langue de Shakespeare chantent en l’honneur des 2 personnages du jour mais le clou de la fête est sans conteste la cuvée de Sabir servie par Claude. Celui-ci nous déclame bor li plisir de tous les fables Le corbeau et le renard, la cigale et la fourmi, traduites dans cet idiome curieux composé d’un mélange d’arabe et de français, prononcé avec une diction et une intonation inimitables. Nul n’est pressé de partir, on se presse autour de Claude, la véritable vedette du jour.

Pourtant il faut songer à terminer notre boucle.

Alors laissant ce lieu, nous nous dirigeons vers le col du Clergeon, traversons la départementale pour nous engager dans un chemin bourbeux qui, plus loin, va longer le ravin creusé par le Vinan, ruisseau infiltré dans le sol calcaire et apparaissant parfois en surface.

La descente sur le sentier boueux et glissant ne se déroule pas sans l’appréhension de tomber à plusieurs dans le lit (du ruisseau), sans quelque glissade, sans propos malicieux prononcés en sabir. Enfin vers 14 heures nous sortons de la forêt et atteignons le lieu-dit Les Granges où nous faisons une halte. A la demande générale, Claude nous livre une resucée de sabir avec la fable la Grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf traduite avec un titre plus court "la Garnouille i li bof" et avec la mise en scène d’autres animaux, tel l’ilifan. De même "la laitière et le pot d’huile" provoque l’hilarité générale.

Après cette pause récréative, retour au parking par un sentier qui serpente à travers prés, orné de bouquets de violettes, offrant une belle vue sur l’extrémité-nord du lac du Bourget.

Au lieu-dit Pré Lardi, nous retraversons la départementale, descendons vers un autre ruisseau avant de remonter vers Rojux. C’est dans cette dernière montée que Martine repère au bord du sentier une morille écrasée et après avoir inspecté le secteur en découvre d’autres intactes, ou plutôt des morillons. Jeannine, Sylviane, Prudy vont également se mettre en quête de ces champignons ; ce qui donnera globalement une récolte méritant d’être photographiée à la fin de la balade.

A Rojux la boucle du Clergeon proprement dite est bouclée, encore quelques pas pour retrouver les voitures et après avoir pris rendez-vous pour la semaine prochaine, nous regagnons nos pénates, heureux de cette journée sans pluie.

Texte : Maurice Photos : Martine (Michel et Claude)

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