Club Santé Seniors MGEN 73

2015 / 12 / 10 - Goudron sans fin vers Bellecombe

du lac de St-André à Bellecombe

vendredi 11 décembre 2015, par Maurice DUPONT

Toujours plus nombreux, en ce jeudi de décembre où le beau temps est revenu, 23 Bémols débarquent vers 9 heures sur le parking du lac de St-André : Bernadette, Catherine, Cécile, Chantal, Danièle, Françoise, Geneviève, Jeanine, Jeannine, Joëlle, Marie France, 2 Martine, Maxime, Mireille, Monique, Sylviane, soit 17 marcheuses pour seulement 6 marcheurs : Bernard, Bob, Daniel, François, Maurice, Yves. Avant de commencer la balade, inédite pour beaucoup, prévue aux confins de la Savoie et du Dauphiné, on peut admirer la beauté de ce site lacustre avec les reflets des arbres et des montagnes dans la luminosité matinale et Martine s’empresse de prendre les premiers clichés de la journée.

Au début de la rando, tout va bien ; après avoir grimpé le chemin des Fromagets, nous nous dirigeons vers les Combes de Truchon et ensuite vers le lieu-dit Les Eaux, appellation étonnante en cette contrée où le vin est roi. Est-ce le fait de devoir mettre de l’eau dans son vin qui va perturber le groupe Bémol ? Toujours est-il qu’à partir de là, celles et ceux qui avaient déjà randonné en ces lieux il y a quelques années, sous la conduite des Anciennes, ne sauront plus retrouver le bon itinéraire serpentant vers La Palud à travers les vignobles aux pampres dénudés. Il faut dire que le balisage et les pancartes en ce coin dédié à la viticulture ne favorisent pas les randonneurs. C’est ainsi que nos pas semblent désormais condamnés à fouler l’asphalte, loin des treilles et du sarto aux rosiers (plantés en hommage à 2 enfants décédés la même année). Heureusement nous bénéficions parfois d’une très belle vue vers Les Marches et Montmélian sous les brumes matinales avec en arrière-plan les montagnes se découpant dans l’azur.

Non seulement nous marchons sur la route mais bientôt quelques indices visuels mettent la puce à l’oreille de ceux qui ont déjà fait la balade : nous empruntons l’itinéraire prévu pour le retour. Bref, c’est une rando à l’envers !!! Après le village de St-André, un chemin permet enfin de quitter momentanément le goudron et à 10h30 nous faisons la pause banane ; après quoi nous arrivons à La Palud où un lavoir à la décoration originale retient l’attention de la photographe.

La prochaine étape est censée être Bellecombette mais là encore, le groupe semble être victime d’un mauvais sort puisqu’il se retrouve bientôt marchant en une longue file, au pied du Granier, sur la départementale 285 montant à Bellecombe.

Et la rando à l’envers continue au grand dam des macadamophobes... Quelques curiosités naturelles viennent distraire les forçats du goudron, tels ces fruits rouges d’asparagus sur un talus ou ces jeunes taureaux au regard impavide.

Vers 11h30 lors d’une courte halte au pont des Eparres, la possibilité de prendre un chemin non pas vers Bellecombe mais vers le lac de la Puce ouvre un espace de discussion : "Et si l’on allait manger au bord du lac de la Puce ?" lance Marie France qui déteste marcher sur le goudron ; Françoise objecte qu’il n’y a que quelques roseaux en guise de lac et que c’est dans la forêt et Maurice affirme qu’il est prévu de manger à Bellecombe, au soleil et ajoute mezza voce qu’on y est attendu, donc il faut y aller...

C’est ainsi que la marche reprend sur la route et quelques minutes plus tard une auto double la longue file des Bémols en klaxonnant gaiement. Plus loin, sur notre gauche, apparaît le débouché du chemin venant de Bellecombette et qui nous aurait épargné ces kilomètres sur la départementale. Enfin nous voici à l’entrée du hameau de Bellecombe et quand sonne midi tout le groupe est sur le terre-plein jouxtant l’église. Auprès de la table rustique, Christiane et Nicole sont là, qui nous attendent et vont se joindre à nous pour le repas...

Après le repas fort convivial, photo d’ensemble du groupe et visite au belvédère tout proche où la vue sur les sommets des Bauges dont l’Arclusaz et son synclinal perché, le Mont Blanc, le Grand Arc et le massif de Belledonne est splendide ;

des chatons de noisetier ajoutent une touche particulière au panorama enneigé.

Ce belvédère d’où l’on peut admirer toutes ces montagnes, la Combe de Savoie et le Haut Grésivaudan est un héritage pacifique de l’ancien Château de Bellecombe dont l’emplacement stratégique engendra des affrontements séculaires entre Dauphinois et Savoyards jusqu’à la destruction du château au 16 ème siècle ; d’où les ruines actuelles.

Avant 13h30 le retour vers le lac de St-André commence et dès la sortie de Bellecombe, les Bémols s’engagent enfin sur un chemin qui dévale dans la forêt en direction de Bellecombette. La pente fort raide et le sol boueux feraient presque regretter le goudron... A Bellecombette, à la vue d’une pancarte indiquant la direction du lac de la Puce, certain(e)s demandent qui veut faire un saut jusque là-bas, une forte majorité est pour continuer vers La Palud. Au bord du chemin un âne avec son pelage d’hiver fait contraste avec la touche printanière des primevères dans l’herbe.

A la Palud où le temps de la publicité semble s’être figé à un autre âge, devant la pancarte "lac de la Puce", le groupe préfère emprunter un chemin de vignoble que Danièle nous dit connaître et qui en fait se révélera autre mais il nous amènera vers le village de St-André. De là un itinéraire mixte, tantôt le long de la route, tantôt entre les treilles nous achemine au parking de départ que nous atteignons à 15h30, alors que l’ombre s’étend maintenant sur le lac.

Texte : Maurice Photos : Martine (+1 de Nicole)

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