Club Santé Seniors MGEN 73

2015 / 09 / 24 - Bolets : Bémols Bredouilles

Boucle au Crêt du Char

vendredi 25 septembre 2015, par Maurice DUPONT

En ce premier jeudi d’automne, 2 convois de Bémols, partant de Bassens et de Grésy-sur-Aix, se retrouvent sur le coup de 9 heures au parking du Reposoir (1165 m) à Bellecombe-en-Bauges où débarquent les 16 marcheur(se)s du jour : Catherine, Cécile, Claudette, Danielle, Françoise, Jeanine, Marie, Martine, Mireille, Nicole, Prudy, Sylviane pour les dames et beaucoup moins de messieurs : Bob, Claude, Maurice, Yves.

La froidure du matin a incité plus d’un(e) à sortir bonnets et gants ; onglée et froid aux oreilles seront le lot des autres en début de randonnée. La gelée blanche dans les prés donne à la végétation couverte de givre une allure quasi hivernale qui mérite bien un cliché.

Au départ de la balade, le décor a bien changé, c’est maintenant une large piste empierrée qui s’ouvre devant nous et déroule son profil évoquant plus une route qu’un chemin de randonnée vers le col de Bornette (1304 m). A 9h45, au col, une première halte permet un regroupement de tous, sauf de la baroudeuse du jour qui, mue par une sorte d’héliotropisme, s’arrêtera plus loin, hors de la zone à l’ombre. Le soleil, la recherche des champignons et un sens défectueux de l’orientation vont bientôt la faire disparaître à nos yeux pendant plus d’une heure. Mais n’anticipons pas.

Après être passés auprès des chalets du Mollard, nous empruntons le sentier du Char qui serpente à flanc de montagne et pénètre dans la forêt. Dans la pénombre, le groupe s’étire, tout en recherchant des bolets. Parfois une fausse joie : un champignon ayant la même forme et la même couleur est repéré parmi les feuilles mortes ; mais la présence de lamelles le fait rejeter, ce n’est pas un bolet ! Pourtant la présence d’amanites-tue-mouches entretient l’espoir de trouver ceux avec lesquels elles cohabitent généralement, mais en vain. Parfois également des pieds de bolet sur le sol révèlent que d’autres cueilleurs nous ont précédés.

A 10h25 nous voici sur le Crêt du Char (1468 m), le soleil brille maintenant dans le ciel bleu. Il est l’heure de la pause-banane. Françoise, la spécialiste d’un délicieux pain d’épices-maison, nous distribue des parts de celui qu’elle a confectionné à notre intention. Tout le monde (sauf une absente) se régale. Et la recherche des bolets continue dans le bois tout proche mais même les mycophiles les plus avertis –Prudy, Martine, Bob- sont bredouilles. Certes d’autres champignons ont été trouvés, notamment des pieds-de-mouton, et d’autres tout juste bons pour une exposition mycologique mais pas les cèpes désirés. Nous nous rendons vers l’extrémité du Crêt offrant un beau point de vue sur les sommets des Bauges environnants, Pointe de Banc Plat, Roc des Bœufs, Colombier d’Aillon, Dent d’Arclusaz etc..

Quand nous repartons, le compte n’y est pas : 15 présents ! Mais où est Catherine ? Coups de sifflet et tentative de la joindre sur son portable échouent... Moment d’inquiétude avec certes espoir de la voir réapparaître, ce qui a lieu lorsque nous redescendrons vers les chalets du Mollard. Embarquée dans sa quête de bolets, elle a foncé droit devant, s’est retrouvée seule, a marché dans la direction de voix qu’elle a cru être les nôtres, a même grimpé sur le Four Magnin, éperon rocheux dominant le Crêt du Char, a tenté mais en vain de nous appeler avec son téléphone. Le résultat de cette escapade bafouant les règles de la marche en groupe ? 2 beaux bolets ! Y a plus de morale... Face aux remontrances amicales, Catherine fait amende honorable et promet de ne pas recommencer.

Dans la descente, une curiosité naturelle a retenu l’attention de la photographe : une galle chevelue (le bédégar) sur une branche d’églantier, boule poilue provoquée par un insecte parasite, le cynips, qui pond ses œufs dans les bourgeons des plantes de la famille du rosier.

Une fois tous regroupés, nous retournons au col de Bornette où nous pouvons apercevoir l’extrémité sud du lac d’Annecy avec la Tournette enneigée et coiffée d’un petit nuage blanc.

Après le col, Bob nous emmène à travers les herbages vers le vieux chalet de Bornette, et derrière le bâtiment auprès de rochers exposés au soleil nous nous installons pour la pause-déjeuner.

Repas agréable et convivial comme de coutume... Après quoi, avant de reprendre la marche, chacun(e) se délasse à sa façon : faire les lézards, pour certains en famille,

photographier des fleurs de saison, telle cette belle gentiane ciliée,

ou tout simplement discuter à bâtons rompus.

A 13h15, nous repartons donc en direction des chalets de l’Écurie derrière (1421 m), encore une centaine de mètres de dénivelé à effectuer, avec de nombreux fils de clôture d’herbage à décrocher et à refixer après passage du groupe. Ensuite c’est une douce pente descendante vers l’Écurie devant (1387 m), la Dent des Portes -autre destination de balade Bémol- nous surplombe.

Puis à 14h15 nous faisons une dernière halte au Golet de Doucy (1329 m). De nouveau recherche des bolets dans la forêt bordant le chemin, Nicole ne revient pas complètement bredouille, ayant cueilli un beau cèpe de taille moyenne, Martine a trouvé un pied-de-mouton assez gros à l’aspect original et photographié des amanites-tue-mouches regroupées comme une petite famille autour de la plus grande les abritant sous son aile protectrice.

A 15 heures, nous rejoignons le parking du Reposoir. Après avoir fixé la destination de la semaine prochaine, nous repartons vers Aix ou Chambéry.

Texte : Maurice Photos : Martine

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