Club Santé Seniors MGEN 73

2015 / 08 / 06 - Les Bémols toujours verts

Valmeinier- Lac Vert - Combe Orsière

vendredi 7 août 2015, par Maurice DUPONT

Pour ce premier jeudi d’août, belle affluence à l’heure du départ du groupe Bémol pour la Maurienne. Le retour de certain(e)s, la participation exceptionnelle d’une habituée du groupe1, lequel n’est pas parti faute de participants et la présence des marcheur(se)s constituant le noyau habituel du groupe, tout cela fait que 14 randonneur(se)s sont prêt(e)s à partir dans 3 voitures vers Valmeinier : Catherine, Chantal, Claudette, Danielle, Élisabeth, 2 Michèle, Mireille, Martine, Nicole pour les dames et 4 messieurs : Bernard, Bob, Maurice, Yves. Vers 9 heures, c’est l’arrivée au parking de La Chenalette (1747 m) déjà bien rempli en ce jour de grand beau temps et peu après débute la randonnée qui n’a pas pour but d’aller au diable vauvert – nous n’irons pas à la chapelle de Notre Dame des Neiges- mais tout simplement au lac Vert, un petit lac beau en diable. Ainsi laissant derrière nous la station de Valmeinier et au loin le Perron des Encombres empanaché de nuages blancs, nous suivons le sentier remontant la Neuvache, torrent aux eaux pures tantôt cascadant entre les pierres tantôt coulant sagement entre les rives bordées d’arbres et d’arbustes.

Au lieu-dit Mathoset, les premiers du groupe franchissent le petit pont de bois menant à un sentier dédié aux papillons mais Bob, notre doyen toujours vert et incollable sur les itinéraires, les rappelle : "Pour aller au lac Vert, ce sera plus loin que nous traverserons la Neuvache."

Et à la Portète (1923 m), nous voici au pied du lac caché sur un replat plus haut ; après une pause pour rassembler les 14, c’est le feu vert pour une montée, chacun(e) à son rythme, sur le sentier serpentant parmi les blocs rocheux. En tête Bernard (qui mérite bien l’épithète homérique : au pied léger) et à l’arrière, Nicole et Maurice, lanternes rouges du groupe. A 10h30 le lac Vert (1993 m) aux eaux si limpides s’offre à la vue des randonneur(se)s récompensés de leurs efforts.

Au bord, les Bémols ont décidé de faire une halte importante. En effet rien ne presse, c’est le cas de le dire : y a pas le feu au lac. Les 14 s’installent donc sur une rive non occupée par d’autres randonneurs pour faire la pause-banane

et aussi pour admirer et photographier les différents aspects de ce bijou naturel vert émeraude, vert bleuté, aux nuances changeantes selon l’emplacement et la luminosité.

Splendides les reflets des promeneurs stationnant sur les bords, les nuages blancs se réfléchissant dans l’eau et ondulant autour des blocs rocheux immergés !

Les ombres des 2 photographes, Martine et Michèle, symbolisant la fusion occasionnelle du groupe Bémol et du groupe 1 (numériquement très réduit aujourd’hui) , méritent bien un cliché avec les différents tons de vert, de bleu, de gris.

Non loin de la rive, une fleur de colchique, la première de l’année, retient aussi l’attention de la botaniste-photographe.

Après cette longue pause lacustre -une première pour les Bémols- nous poursuivons notre marche en direction de la Combe Orsière.

Peu à peu dans la montée le lac Vert disparaît à nos yeux.

Avant midi nous voici tous regroupés au point culminant de la balade (2100 m) et nous cherchons un coin propice pour la pause-déjeuner. Chose faite peu après le sommet de la Combe Orsière : aux abords du sentier qui descend, à l’ombre des arbustes, nous nous installons en gradins sur des blocs rocheux ou dans l’herbe et sortons des sacs de quoi nous sustenter. Repas champêtre et fort agréable, convivial comme à l’accoutumée. Alors que nous nous préparons à quitter les lieux, 2 visiteurs inattendus viennent se mêler momentanément au groupe : 2 lévriers qui semblent errants ; en fait ils ont distancé très largement leurs maîtresses.

A 13 heures nous levons le camp pour le retour vers Valmeinier. Le premier tronçon de cet itinéraire est un sentier qui descend, remonte parfois, se déroule souvent à flanc de montagne, au bord duquel un argus satiné butinant une fleur de scabieuse, une magnifique chenille de machaon méritent bien une photo ainsi qu’une gentiane champêtre en fleur.

Peu après le chalet de Cotérieux, le sentier croise une piste de ski et à l’avant, Bernard et Catherine, emportés par leur élan, poursuivent leur grimpette sur le sentier mais comme le groupe redescendra en suivant la piste, nous les rappelons et coupant dans la pente ils ont tôt fait de nous rejoindre. La piste ou 2ème tronçon du retour déroule sous nos pieds ses courbes bordées de canons à neige et d’éléments plus naturels, comme les épilobes dont les fruits éclatés pour libérer les graines duveteuses forment un beau tableau.

Sans parler du paysage qui s’ouvre devant nous.

Le groupe s’étire tout au long de la piste qui semble sans fin pour certaines marcheuses, telles Danielle et Nicole dont les genoux douloureux leur rappellent durement les embûches de la descente. Enfin envers et contre tout, les 14 se retrouvent au terme de la descente réunis au bord du torrent, au lieu-dit Les Lières (1641 m) où ils s’accordent un repos bien mérité.

Il ne reste plus qu’à parcourir le dernier tronçon du retour, c à d remonter par un chemin herbeux plutôt pentu qui va nous ramener au niveau de la petite route du parking, soit encore plus de 100 m de dénivelé positif. Quelques-unes s’épargneront d’effectuer les derniers hectomètres et seront prises au passage. Avant 15h30, tous ont repris place dans les voitures et regagnent la vallée ; après la Maurienne, la Combe de Savoie arrivée à Bassens où la chaleur est étouffante.

Conclusion : Si les visiteurs du site seront privés du récit en vers du groupe 1, le groupe Bémol se félicite de s’être mis au vert lors d’une balade mauriennaise qu’il a inaugurée.

Texte : Maurice. Photos : Martine.

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