Club Santé Seniors MGEN 73

2015 / 04 / 09 - On en pique pour le Clergeon

La boucle du Clergeon

samedi 11 avril 2015, par Maurice DUPONT

A 8 heures sur le parking de Carrefour Bassens, les Bémols présents s’émerveillent de la parité : 4 dames -Catherine, Christiane, Françoise, Jeannine- et 4 messieurs -Bernard, Maurice, Michel, Yves. Hélas ! Parité éphémère qui disparaît dès qu’ils rejoignent près des Toiles du lac Bob et 9 marcheuses : Brigitte, Cécile, Françoise, Jeanine, Marie, 2 Martine, Maxime, Nicole M (qui vient pour la 1ère fois cette année randonner avec le groupe). Les 18 partent pour Ruffieux, où ils font une brève halte à la Cave Coopérative pour voir si d’autres Bémols les auraient rejoints au dernier lieu de regroupement, puis entament la montée vers le col du Clergeon jusqu’au parking de la Grange neuve (848 m) où ils débarquent à 9h15.

Après une courte mise en jambe sur l’asphalte jusqu’au hameau de Rojux, le groupe s’engage sur un chemin qui monte tranquillement dans la forêt où de nombreux arbres sont cassés et/ou déracinés, vers le lieu-dit la Grande Cuve (1000 m). Aucune connotation viticole, cette appellation (d’origine non contrôlée) désigne une fosse profonde (y subsiste un petit névé) due à un effondrement massif du calcaire. Aux abords de ce phénomène naturel propre au relief karstique se déroule la pause-banane.

Puis un retour sur nos pas nous ramène sur le chemin menant à la Croix du Clergeon mais avant d’y parvenir, il faut passer dans le bois des Combes et un peu plus loin auprès d’un gros chaudron de fonte destiné à fabriquer du charbon de bois pendant la seconde guerre mondiale. Cela pique la curiosité surtout des non-habitué(e)s du circuit et un panneau explicatif est là pour renseigner les intéressé(e)s sur le mode de fabrication. Les anciens et anciennes du groupe prennent la pose devant le chaudron et la benjamine vient prêter main forte pour en soulever l’élément supérieur.

Après cet intermède, la marche reprend sur le chemin aux abords duquel aucune morille ne se montre et bientôt après être passés devant "Chez Guy", ce qui évoque quelques souvenirs pour certain(e)s, nous voici au hameau du Mont Clergeon (984 m). Une dernière pente nous attend pour atteindre la Croix du Clergeon (1025m). Pour l’un de nous, cette montée peu difficile va prendre les allures d’un véritable chemin de croix, à cause des branches avec épines obstruant le chemin. N’ayant pas courbé suffisamment la tête, il a senti une épine lui piquer le frontal à travers sa casquette et continue néanmoins d’avancer jusqu’à ce que du rouge obscurcisse ses lunettes. Les marcheuses de l’arrière le voient soudain sortir des broussailles, la face ensanglantée et aussitôt 5 dames l’entourent et le soignent avec diligence et efficacité, désinfectant et pansant la plaie du marcheur qui semble ravi d’être en de si bonnes mains... Lorsqu’il atteindra le sommet, d’autres Bémols lui demanderont en plaisantant si, après cela, il n’est pas un peu piqué. Le blessé qui se pique habituellement d’avoir une très bonne mémoire peut rapidement les rassurer. Pendant tout ce temps, les premiers arrivés auprès de la croix sommitale, au bois tout piqué de moisissure, peuvent admirer au loin le Mont Blanc avec la Tournette d’un côté et de l’autre les Aravis . Et notre photographe et botaniste prend un cliché des premiers chatons de saule (femelles), verdâtres et duveteux.

Ensuite il faut redescendre, piquer d’abord à travers prés puis reprendre le chemin vers les anciennes fermes du Mont Clergeon, lieu habituel de la pause-déjeuner. Près de la première ferme "Chez Gaby", nous prenons place autour d’une grande table rustique avec bancs de bois pour les un(e)s et le long de la façade du bâtiment pour les autres. Le pique-nique au soleil est fort agréable et convivial, comme de coutume. Une mention spéciale pour Jeannine qui fête son anniversaire en nous offrant un délicieux gâteau aux noix de sa composition..... Après le repas, alors que Maxime pique un somme, la tête abritée des rayons du soleil, les autres piquent des fous rires en écoutant Françoise raconter des histoires de somnambule, amusantes mais vraies.

A 13h15 commence le trajet retour : nous traversons la départementale menant au col tout proche et empruntons un large chemin défoncé par les travaux de débardage, au bord duquel Martine repère des pulmonaires, fleurs aux pétales rougeâtres et bleu violacé.

A un moment, nous bifurquons sur la droite et commençons à descendre le long d’un ravin bordé de hêtres dressant leur silhouette vers le ciel à la recherche de la lumière.

La première fleur de populage des marais, d’un jaune d’or vif, attire l’œil de la photographe. Le sentier est encombré de branches cassées, en certains endroits des arbres abattus font comme des ponts reliant les bords supérieurs du ravin au fond duquel coule de l’eau qui s’infiltre souvent dans le sol.

Parfois un passage pentu aux zigzags quelque peu glissants incite à redoubler de prudence et finalement tout le groupe parvient sans encombre vers 14h30 au lieu-dit Les Granges.

Après traversée du lit du ruisseau, nous remontons jusqu’à une vieille maison avec une grande terrasse bordée d’un muret sur lequel tout le groupe prend place pour une dernière pause.

Après quoi, retraversée du Vinan et marche à flanc de coteau en direction de la route départementale. Sur cette portion de trajet pousse de l’hellébore, qui évoque pour les amateurs de jardinage la rose de Noël, et tout près de la route se dressent quelques lathrées écailleuses, déjà vues la semaine dernière.

Parvenus à la route, alors que Christiane et Françoise vont directement vers les voitures, les 16 autres font une dernière boucle passant par le lieu-dit Les Moloyes et le hameau de Rojux où nous bouclons la boucle avant de regagner le parking à 15h30, au terme d’une balade ensoleillée qui, malgré un faible dénivelé, n’a pas manqué de piquant.

Texte : Maurice Photos : Martine.

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